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Page d'accueil > Lectures

Dernière mise à jour : 11 décembre 2011.

Avertissement, cette page est en travaux… Des modifications seront prochainement apportées et de nouvelles versions des brochures seront proposées…

Cette page « lecture » qui est un peu la « bibliothèque » d’Esprit68 est construite sur le modèle de la page des films et vidéos recommandés.

Elle n’a pas vocation à concurrencer les infokiosques et autres bibliothèques virtuelles beaucoup plus fournis que vous pourrez trouvez ailleurs sur le net et vers lesquels nous voudrions tout d’abord vous renvoyer :

- L’indispensable Infokiosques.net où vous trouverez un vaste choix de brochures subversives à lire, à imprimer et à propager.

- BIBLIOLIB.net une bibliothèque libertaire, qui même si elle n’est plus alimentée propose un vaste choix d’ouvrage avec un classement par auteurs et un sommaire par thème

- Cette Bibliothèque libertaire virtuelle avec un très important catalogue de textes en français, ici.

Plus modestement, nous avons voulu sur cette page présenter quelques ressources textuelles en les ordonnant à l’intérieur de thèmes les plus fréquemment abordés sur ce site.
Notre choix s’est plus particulièrement porté sur les textes évoqués sur la page des commentaires, critiques, et débats ou auxquels les contributions théoriques d’Esprit68 faisaient directement référence.
Nous avons consacré des pages spécifiques à certains ouvrages (pas tous, par manque de temps) auxquelles vous accédez en cliquant sur l’image des livres et documents présentés. Dans ce cas vous pouvez lire l’intégralité de l’ouvrage sur une page html, tout en ayant accès à des fichiers pdf reprenant le contenu du livre pour la lecture ou pour l’impression sous forme de brochures ou de livrets. Nous travaillons actuellement à une nouvelle mise en forme de ces pdf, pour faciliter une impression « en livret » à partir du logiciel Adobe Reader, ainsi que le recommande cet article de l’Alsace libertaire (nous envisageons également de faire notre propre petit guide à ce sujet).
Des liens vous permettent également de retrouver les textes ailleurs sur le Web. Des citations extraites de l’ouvrage vous sont également proposées.
Pour enrichir encore cette page nous envisageons par la suite de mettre en ligne des extraits lus sous la forme de fichiers mp3, et pourquoi pas, illustrés par des vidéos.

En attendant, bonne lecture !

Classement par catégories :

Anti-pouvoir
Contre le travail
Contre l'économie
Critique de la société industrielle
Critique de la société marchande
La révolution mode d'emploi
Par de là le vieux monde

Par ordre alphabétique des documents :

Beau comme une prison qui brûle, Bolo’Bolo, Compilation de textes de John Holloway, Compilations de tracts liés à l'insurrection grecque, De la grève sauvage à l'autogestion généralisée, De la misère en milieu étudiant, De L'étudiant au milieu de sa misère, Éloge de l'oisiveté, Énergie et Équité, La joie de la révolution, La nef des fous, La société contre l'état, La société du spectacle, La société industrielle et son avenir, Le droit à la paresse, Manifeste pour les produits de haute nécessité, Sortir de l'économie, Utopies réalisables, Zone Autonome Temporaire (TAZ)

Anti-pouvoir
John Holloway
John Holloway.

Compilation de textes de John Holloway

John Holloway est né en Irlande en 1947. Il est associé au mouvement zapatiste de l'Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) et professeur de sociologie à l’institut de Sciences humaines et sociales de l’université de Puebla au Mexique. Il a notamment publié en 2002 « Cambiar el mundo sin tomar el polder. El significado de la revolucion hoy » paru en anglais la même année sous le titre « Change The World Without Taking Power » et enfin en français « Changer le monde sans prendre le pouvoir » aux Éditions Syllepse en 2007. Ce livre qui constitue une tentative pour penser la révolution en dehors de la prise de pouvoir étatique. Peut-on vraiment changer le monde sans prendre le pouvoir ? Et qu'est ce que cela peut signifier ? Dans des textes plus courts, John Holloway revient sur ces questions et tente d'y apporter des réponses...
Cliquez ici pour lire Douze thèses sur l’anti-pouvoir, pour lire Peut-on changer le monde sans prendre le pouvoir ?, et là pour lire une Conference de John Holloway prononcée lors du 1er Forum Social Nordestino (fichiers pdf).


Pour lire le texte, clique l'image...

La société contre l'état

Auteur : l’anthropologue Pierre Clastres (1934-1977). Objet : Certaines sociétés dites « primitives » sont des sociétés sans « État » non pas parce qu'elles n'auraient pas atteint à ce stade de la civilisation, mais parce qu’elles refusent consciemment le pouvoir autoritaire. Elles y parviennent par la pratique de la guerre.
Cliquez ici pour lire au format pdf La société contre l'État.

Contre le travail
Lafargue
Paul Lafargue.

Le droit à la paresse

Socialiste français, Paul Lafargue (1842-1911) est le gendre Karl Marx. Ancien communard, traducteur avec sa femme Laura des textes de Marx et diffuseur du marxisme en France et en Espagne, Lafargue fonde avec Jules Guesde le Parti Ouvrier en 1880. Son pamphlet « Le Droit à la Paresse », paraît cette même année. Paul Lafargue entend y démontrer que l’amour du travail est une folie qui cause le malheur de l’humanité. La prétendue « valeur du travail » n’est pour lui qu’un préjugé de la morale chrétienne, insidieusement inculqué au prolétariat dans l’intérêt de la bourgeoisie. Et de fait, aujourd’hui encore, au comprend bien à qui sont vendus les sinistres tartufes qui font mine de louer « la France qui se lève tôt », ou de réhabiliter « la valeur travail ». Lafargue pense – et c’est sans doute encore plus vrai à notre époque – que compte tenu du progrès humain, il suffirait à chaque individu de travailler trois heures par jour pour satisfaire les besoins essentiels de la communauté.
Quels enseignements tirer à notre époque de ce Droit à la Paresse ? La forme du pamphlet, divertissante mais parfois outrancière et datée, n’occulte pas une analyse malheureu-sement très actuelle mais encore incomplète. Car les charges réjouissantes de Lafargue contre le travail et ses sympathiques exaltations hédonistes, lui font paradoxalement manquer la critique plus générale du salariat. Lorsqu’il en appelle « à forger une loi d'airain, défendant à tout homme de travailler plus de trois heures par jour », Paul Lafargue n’envisage pas une société véritablement libérée. Son commandement autoritaire « une loi d’airain ! » révèle son acceptation implicite d’un salariat généralisé, « encadré » par un état autoritaire, organisant, par la contrainte légale, le « bien-être » de ces administrés. Ce « modèle » qui n’est guère différent de celui mis en œuvre dans l’ancienne Union « Soviétique » ne semble immunisé contre les dérives productivistes et stakhanovistes, que par un éloge rabelaisien de la paresse, faible rempart face à la volonté de puissance de n’importe quelle nomenklatura. Lafargue se dispense finalement d’envisager l’émancipation réelle des travailleurs, décidant par eux-mêmes des besoins qu’ils entendent satisfaire et des ressources et de la peine qu’ils entendent y consacrer. Le travail libéré n’a pas besoin d’être limité à trois heures. Il se déploie comme un jeu, en suivant les libres aspirations des individus. Le droit à la paresse peut être lu et imprimé ici sous la forme d'un pdf de 68 pages non imposées (à imprimer "en livret") ou ici sur Bibliolib.

Bertrand Russel
Bertrand Russel.

Éloge de l'oisiveté

Bertrand Russel, 1872-1970, mathématicien, logicien, philosophe, épistémologue, homme politique et moraliste britannique est un digne représentant de la philosophie analytique, considéré avec Gottlob Frege, et Alfred North Whitehead comme l'un des fondateurs de la logique contemporaine. Il reçut par ailleurs le prix Nobel de littérature en 1950.
Mais ce docte professeur s’est également signalé par ses convictions socialistes et libertaires et par son engagement pacifiste qui lui valut plusieurs séjours en prison. Il s’opposa ainsi à la première guerre mondiale, lutta avec Albert Einstein contre le maccartisme et contre les armes nucléaires et fonda avec Jean Paul Sartre, le tribunal « Sartre/Russel », pour condamner les crimes de guerre perpétrés durant la guerre du Vietnam par l’armée américaine.
Sa verve de libre penseur lui inspira de féroces critiques de la religion. Dans Pourquoi je ne suis pas chrétien, paru en 1927, il écrivait : « J’affirme, en pesant mes termes, que la religion chrétienne, telle qu’elle est établie dans ses églises, fut et demeure le principal ennemi du progrès moral dans le monde. »… « L'idée de Dieu, avec tous les concepts qui en découlent, nous vient des antiques despotismes orientaux. C'est une idée absolument indigne d'hommes libres. La vue de gens qui, dans une église, s'avilissent en déclarant qu'ils sont de misérables pêcheurs et en tenant d'autres propos analogues, ce spectacle est tout à fait méprisable. Leur attitude n'est pas digne d'êtres qui se respectent. [...] Un monde humain nécessite le savoir, la bonté et le courage; il ne nécessite nullement le culte et le regret des temps abolis, ni l'enchaînement de la libre intelligence à des paroles proférées il y a des siècles par des ignorants. »…« La Bible dit : "Tu ne laisseras point vivre la magicienne" (Exode XXII, 18) [...] Les chrétiens libéraux de notre temps, qui continuent à soutenir que la Bible a une grande valeur morale, ont tendance à oublier de tels textes, et les millions de victimes innocentes qui sont mortes dans les supplices parce que les hommes de jadis réglaient effectivement leur comportement d'après la Bible. ».
C’est donc tout naturellement que Bertrand Russel s’attaqua à l’une des valeurs phare de la morale chrétienne : le travail. Il le fit avec une mordante ironie, dans ce cours essai intitulé L'Éloge de l'oisiveté (In Praise of Idleness en anglais) paru en 1932.
L'Éloge de l'oisiveté peut être lu et imprimé ici sous la forme d'un pdf de 32 pages non imposées (à imprimer "en livret").

Contre l'économie
Sortir de l'économie

Sortir de l'économie

Auteurs : Collectif d'auteurs connus ou anonymes qui propose des analyses et des solutions concrètes pour sortir de l'économie marchande. Objet : « Bulletin critique de la machine-travail planétaire » à retrouver ici. Cliquez ici pour lire au format pdf le premier numéro de Sortie de l'économie (décembre 2007), ici pour lire le deuxième numéro (mai 2008) et pour lire le troisième (juin 2009).

Critique de la société industrielle
Énergie et Équité
Pour lire le livre,
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Énergie et Équité

Dans Énergie et équité, texte paru une première fois en français dans le journal Le Monde en 1973, Ivan Illich défend la thèse selon laquelle, passé un certain seuil, l’augmentation de la consommation d’énergie dans une société, contredit l’équité et se traduit par un accroissement des inégalités, une augmentation des diverses formes de contrôles, et une diminution globale de la liberté. Appliqué aux déplacements cela signifie que lorsque l’on permet aux véhicules de dépasser une certaines vitesse, des effets pervers apparaissent : le temps passé dans les transports s’accroît paradoxalement, le territoire se désertifie, les inégalités s’accroissent entre une minorité qui peut effectivement bénéficier des nouvelles possibilités offertes par les voyages à grandes vitesses et la majorité qui en paie le prix au quotidien et manque autant de temps que d’espace. …
Énergie et équité le grand mérite d’avoir contribué à faire émerger un nouveau regard sur les problème de l’énergie et de la locomotion. On pourra également considérer son chapitre 8 comme l’un des meilleurs plaidoyers en faveur de la « Vélorution ».

Théodore Kaczynski
Théodore Kaczynski.

La société industrielle et son avenir

Théodore Kaczynski (1942- ), mathématicien, philosophe et terroriste américain surnommé « Unabomber ». Brillant mathématicien (il reçoit le prix de la meilleure thèse mathématique en 1967), Théodore Kaczynsky quitte son emploi à l’université de Berkeley en 1969. Après avoir envisagé de cultiver la terre au Canada, il construit finalement sa cabane dans la campagne du Montana. A partir de 1978, il commence à envoyer ses colis piégés aux universitaires et aux industriels. Jusqu’en 1995, il expédiera 16 bombes par la poste, faisant 3 morts et 29 blessés. Le 19 septembre 1995, s’étant engager à ne plus tuer si ses écrits étaient publiés, il obtient la publication de son manifeste « L’avenir de la société industrielle » par le Washington Post. Son frère David Kaczynsky, qui reconnaît son style dans cette publication le dénonce alors au FBI. Théodore Kaczynsky est arrêté en 1996. En plaidant coupable, il n’obtient pas le procès public qu’il avait espéré, mais est condamné en 1998 à la prison à perpétuité sans possibilité de réduction de peine. Dans La société industrielle et son avenir, il écrit : « Les conséquences de la révolution industrielle ont été désastreuses pour le genre humain … Nous réclamons donc une révolution contre le système industriel … ». Cliquez ici pour lire au format pdf La société industrielle et son avenir. Ce livre a été commenté sur Esprit68 ici. Vous pouvez également visionner le film documentaire de Lutz Dammbeck Das Netz - Voyage en cybernétique sous-titré Unabomber, le LSD et l'Internet qui confonte les thèses de Kaczynski aux fondements de « l’idéologie cybernétique »...

Théodore Kaczynski
Unabomber de face...

La nef des fous

Dans ce texte cours, Théodore Kaczynski s'en prend sous une forme alégorique aux "gauchistes" qui selon lui détourne le projet révolutionnaire de son seul et unique but : la destruction de la société industrielle. Pour lire La nef des fous cliquez ici

Critique de la société spectaculaire marchande
De la misère en milieu étudiant
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De la misère en milieu étudiant

En novembre 1966, des jeunes gens s’emparent des locaux et du matériel de l’UNEF pour imprimer, au nom de l’Association Fédérative Générale des Etudiants de Strasbourg, une brochure anonyme de 47 pages intitulée « De la misère en milieu étudiant, considérée sous ses aspects économiques, politiques, psychologiques, sexuels et notamment intellectuels, et de quelques moyens pour y remédier ». ... La brochure fut distribuée à brûle-pourpoint aux personnalités officielles, lors de la rentrée solennelle de l’Université. Elle horrifia la presse locale, nationale et étrangère. Considérée comme l’un des écrits de l’Internationale Situationniste, ... la brochure, qui provoqua le « scandale de Strasbourg », eut une grande répercussion lors des événements de Mai 68.

De la misère en milieu étudiant
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De L'étudiant au milieu de sa misère

Texte d'un collectif bisontin rédigé à l'occasion du contre-G8/G20 éducation et recherche un livret (de 68 pages) se proposant d'actualiser la critique de la condition de l'étudiant dans sa forme contemporaine. Cette critique entend prendre en compte l'avènement du virtuel dans l'existence quotidienne pour en saisir l'importance et en déjouer les conséquences. Livret disponible ici sous la forme d'un A4 linéaire, là sous la forme d'un A4 dont l'imposition pour livret a été effectuée et là sous la forme d'un A5 linéaire.

La société du spectacle
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La société du spectacle

Auteur : Guy Debord. Objet : « En 1967, j'ai montré dans un livre, La Société du Spectacle, ce que le spectacle moderne était déjà essentiellement : le règle autocratique de l'économie marchande ayant accésé à un statut de souveraineté irresponsable, et l'ensemble des nouvelles techniques de gouvernement qui accompagnent ce règne ». Cliquez ici pour lire La Société du Spectacle (fichier pdf).

Énergie et Équité
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Manifeste pour les produits de haute nécessité

Auteurs : Le poète Edouard Glissant, l’artiste-peintre Ernest Breleur, l’écrivain Patrick Chamoiseau, le sociologue Serge Domi, le comédien et auteur dramatique Gérard Delver, le philosophe Guillaume Pigeard de Gurbert, les universitaires Olivier Portecop et Olivier Pulvar et le politologue Jean-Claude William. Objet : Martinique - Guadeloupe - Guyane - Réunion, Neuf intellectuels antillais lancent un manifeste de révolte. Cliquez ici pour lire le Manifeste pour les produits de haute nécessité (fichier pdf).

La révolution mode d'emploi
Beau comme une prison qui brûle
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Beau comme une prison qui brûle - Londres : une émotion populaire en 1780 par Julius van Daal

On s'est beaucoup interroger dans la presse bourgeoise, sur les motivations des émeutiers anglais qui ont si spontanément pillé et incendié la capitale londonienne au début du mois d'août 2011.
Ce que les pauvres commentateurs ont le plus souvent perdu de vue, c'est que le monde dans lequel on enferme les émeutiers anglais et la quasi totalité de la planète est si désirable qu'il semble que la meilleure des choses à faire soit d'y foutre le feu. Et la participation au système capitaliste marchand offre de si enthousiasmantes perspectives que rien ne semble plus désirable que la participation à l'émeute.
On a également oublié que ce genre d'émeutes est bien ancrée dans la tradition anglaise. C'est ce que nous rappelle le magnifique texte historique paru en 1994 aux Éditions de l'Insomniaque et attribué à un certain « Julius van Daal » (en fait le nom dont c'est affublé le collectif d'auteurs).
« Londres, juin 1780. Un impôt nouveau provoque un soulèvement populaire. D'emblée, les émeutiers s'attaquent aux symboles de l'ordre établi, notamment aux prisons auxquelles ils mettent le feu, non sans en avoir libéré les détenus. Pendant une semaine, la ville vit les débuts d'une véritable révolution sociale et politique, jusqu'à ce que le gouvernement fasse appel à l'armée qui écrase l'émeute dans le sang. »
« Beau comme une prison qui brûle » est le titre de ce texte, aussi flamboyant que subversif qui aura inspiré le fameux slogan repris par tous les esprits rebelles et avides de liberté.
Il nous montre que plus deux siècle plus tard, le déroulement de l'émeute, ses causes profondes, sa répression, suivent une même implacable logique. La différence tient peut-être à ce qu'aujourd'hui, c'est le monde entier qui prend des allures de grande prison, de centre de rétention vidéo surveillé... Un monde que l'on habite plus vraiment et dans lequel nous sommes tous des étrangers. Un monde que nous prenons plaisir à d'incendier - tolards que nous sommes - comme les prisonniers aiment à incendier leur prison.
Attention, le texte, comme le sujet dont il traite, est lui aussi « beau comme une prison qui brûle » !

Alexandros Grigoropoulos
Pour lire les tracts,
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Compilations de tracts liés à l'insurrection grecque

Auteurs : Étudiant-e-s et salarié-e-s insurgé-e-s en Grèce et ailleurs... Objet : Sélections de quelques tracts liés à l'insurrection grecque de décembre 2008, parmi d'autres à lire sur le site Émeutes et Amour. Cliquez ici pour lire cette compilation de tracts liés à l'insurrection grecque (fichier pdf).


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De la grève sauvage à l'autogestion généralisée

Auteur : Sous le pseudonyme de « Ratgeb », on sait aujourd’hui que ce texte a été écrit par Raoul VaneigemObjet : « Les pages qui suivent s'adressent aux ouvriers révolutionnaires, et à nuls autres. Aux ouvriers, car, en dehors des travailleurs impliqués directement dans le processus de production, il n'y a personne qui détienne le pouvoir de briser les reins à l'impérialisme marchand.» Cliquez ici pour lire De la grève sauvage à l'autogestion généralisée (fichier pdf).


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La joie de la révolution

Dans « La Joie de la Révolution », tirée de la compilation « Public Secrets » le théoricien radical américain Ken Knabb évoque les difficultés et les espoirs d’une révolution mondiale antihiérarchique. Tirant les leçons du passé, de l’échec du bolchevisme et du socialisme réformiste, considérés comme des variantes du capitalisme, l’auteur étudie les avantages et les inconvénients d'un large éventail de tactiques radicales, et évoque quelques traits caractéristiques d’une société véritablement libérée...

Par delà le vieux monde

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Bolo’Bolo

Bolo’Bolo est un essai écrit en 1983 par le mystérieux « PM », un écrivain suisse de langue allemande que l’on suppose né en 1946 (à moins qu’il ne s’agisse d’un non moins mystérieux collectif « Post-Moderne »). Après avoir rappelé les horreurs bien connues de la « Machine Travail » planétaire, PM propose un nouvel agencement qui nous permettrait de lui échapper. Cet agencement repose sur les « bolos », des sortes de communautés productives, dotées d’une identité culturelle particulière, des « foyers d’appropriation des valeurs d’usage » susceptibles de se fédérer librement dans des ensembles plus vastes. Une nouvelle langue l’« Asa’Pili », est élaborée pour définir les éléments de bases du nouveau contrat planétaire qui lie les bolos entre eux.
« BOLO‘BOLO est l'une de ces manœuvres irréalistes, amorales et égoïstes qui détournent l'attention des luttes contre le pire. BOLO‘BOLO est aussi une modeste proposition pour un nouvel arrangement sur notre vaisseau spatial après la disparition de la Machine. »
En 1998, Bolo’bolo a été enrichie d’une préface intitulée « La mort lente de l’économie », dans laquelle PM nous donne quelques indications sur les possibles manières de réaliser Bolo’bolo et sur la phase de transition qui doit nous y conduire.


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Utopies réalisables

Yona Friedman est un architecte né à Budapest en 1923. Il s’est notamment intéressé aux villes-ponts, à l’utilisation des techniques de constructions locales dans les pays en voie de développement et à différente expérience d’autoplanification et d’autoconstruction des bâtiments par leurs futurs usagers. Dans « Utopies réalisables », écrit en 1974 et revu en 1999, il tente de construire une théorie objective et cohérente des organisations sociales. Pour lui, les utopies apparaissent comme des remèdes à une insatisfaction collective. Elles peuvent devenir réalisables si elles obtiennent un consentement collectif.
… Utopies réalisables est un livre critiquable à bien des égards. … Malgré ces défauts, Utopies réalisables suscite des réflexions très intéressantes et esquisse de nombreux thèmes qui seront repris dans Bolo’Bolo

Temporary Autonomous Zone ou Zone Autonome Temporaire
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Zone Autonome Temporaire (TAZ)

« La TAZ (Temporary Autonomous Zone), ou Zone Autonome Temporaire, ne se définit pas. Des "Utopies pirates" du XVIIIe au réseau planétaire du XXIe siècle, elle se manifeste à qui sait la voir, "apparaissant-disparaissant" pour mieux échapper aux Arpenteurs de l'Etat. Elle occupe provisoirement un territoire, dans l'espace, le temps ou l'imaginaire, et se dissout dès lors qu'il est répertorié. La TAZ fuit les TAZs affichées, les espaces "concédés" à la liberté : elle prend d'assaut, et retourne à l'invisible. Elle est une "insurrection" hors le Temps et l'Histoire, une tactique de la disparition.Le terme s'est répandu dans les milieux internationaux de la "cyber-culture", au point de passer dans le langage courant, avec son lot obligé de méprises et de contresens. La TAZ ne peut exister qu'en préservant un certain anonymat ; comme son auteur, Hakim Bey, dont les articles "apparaissent" ici et là, libres de droits, sous forme de livre ou sur le Net, mouvants, contradictoires, mais pointant toujours quelques routes pour les caravanes de la pensée. » (d’après la présentation du livre en lyber sur le site de L'Éclat.Hakim Bey, « anarchiste ontologique » et « terroriste poétique » dont le nom d’emprunt signifie « Monsieur le Juge » en Turc, désignerait en réalité un certain Peter Lamborn Wilson, né à New York en 1945. Mais Hakim Bey existe-t-il vraiment ? On lui attribue tout du moins traditionnellement cette Zone Autonome temporaire que vous pourrez lire ici et ou vous apprendrez entre autres choses que : « La révolution est close, mais l’insurrectionisme est ouvert. »… « La TAZ est un campement d’ontologistes de la guérilla : frappez et fuyez. »… « La "machine de guerre nomade" conquiert sans être remarquée et se déplace avant que l’on puisse en tracer la carte. »