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Page d'accueil > Chansons
Dernière mise à jour : 11 décembre 2011 (avec Une évocation des chants de la révolution mondiale en cours).
Cette page des chansons d’Esprit68 se veut participative. Elle vous propose des textes dont vous pourrez vous emparer si vous êtes musicien. Pour chaque chanson, après une courte introduction, les paroles sont fournies et, sur un fichier mp3, une version « a cappella » est chantonnée, généralement par Lucrèce, pour indiquer une mélodie ou un type d’interprétation possible.
Ces diverses chansons peuvent fournir la matière de trois « albums » :
- L’album d’esprit68 proprement dit, qui regroupe pour l’instant 15 titres militants et/ou subversifs,
- le cd 2 titres « Pour en finir avec le football », réalisé à l’occasion de la coupe du monde de football 2010,
- et enfin, l’album de Lucrèce qui regroupe pour l’instant 6 chansons, moins directement « militantes ».
Pour chacun de ces trois « album », un livret a été constitué et un document sonore mp3 regroupe et fait précéder d’un commentaire explicatif les versions a cappella chantées par Lucrèce.
Si donc l’une de nos chansons vous inspire, n’hésitez pas ! A vos guitares, claviers, contrebasses, violons, clarinettes, guimbardes et gazous. Si vous le souhaitez, tenez-nous au courant en écrivant ici…
- Une évocation des chants de la révolution mondiale en cours,
- Une parenthèse sur les vieilles chansons de lutte anglaise et leur possible adaptation,
- Une chanson en hommage au Pot’Col’Le et deux chansons à chanter dans les manifs,
- « La semaine sanglante » écrite fin octobre 2010 pour rendre hommage au mouvement lycéen français, durement réprimé par les keufs,
- « Dégage », écrite en février 2011, pour rendre hommage à la révolution arabe, dont les braises, on l’espère, pourront franchir la méditerranée et allumer de nouveaux feux, qui consumeront le vieux monde.
«A revolution without dancing is not a revolution worth having» disait Emma Goldman…
Aussi, pour célébrer la révolution mondiale en cours, nous vous proposons un petit tour d’horizon de ses chants et de ses musiques.
Ne faut-il pas voir dans la crise argentine et dans le mouvement des « piqueteros », le début de la révolte actuelle, qui n’est pas une simple « indignation », mais plutôt un mouvement populaire de blocage et d’occupation, de « piquetistes », qui doit déboucher sur une réappropriation généralisée ?
C’est ce que nous rappelle « Soy piquetero », l’indémodable hymne à la gloire des piqueteros argentins, tiré de l’album « Canciones para los piqueteros » que vous pouvez retrouver ici.
| Paroles de « SOY PIQUETERO » | Adaptation proposée en français |
|---|---|
|
Piensan cerrar la fábrica reducir personal. Y son muchas familias que en la calle quedarán. Cortaremos la ruta La situación no da más ¿Cómo explicarle a un hijo que ya no podrá estudiar? Las cubiertas ya arden Aqui nadie pasará Aunque repriman los ideales no matarán. ¿Dónde están las promesas que los políticos dan? Cuando hay elecciones al pobre hay que engañar Soy piquetero! Soy piquetero! Sólo pido trabajo con este fuego Pan para mi familia es lo que yo quiero Soy piquetero! Porque nadie me escucha voy a luchar Porque nadie me escucha voy a luchar Llegan los camioneros para también reclamar Nuestra lucha es la de ellos y la de mucha gente más. Lucha y organización! |
Les plans visent à fermer l'usine Et à réduire le personnel. De nombreuses familles Vont être jetées à la rue. Bloquons la route, Nous n’avons rien d'autre à attendre. Comment expliquer à son enfant Qu’il n’aura pas la possibilité d'étudier ? Les couvertures brûlent déjà, Ici, personne ne passera. Même réprimés, Nos idéaux ne mourront pas. Où sont les promesses Des politiciens ? Quand il y a des élections, Pour les pauvres, il n’y a que la tromperie. Je suis gréviste ! Je suis piquétiste ! Je réclame seulement ce travail d'incendie. Du pain pour ma famille, c’ est ce que je veux. Je suis piquétiste ! Parce que personne ne m'écoute, je vais me battre. Parce que personne ne m'écoute, je vais me battre. Les camionneurs sont là eux aussi Pour réclamer leurs droits. Notre combat est le leur, et celui de beaucoup de gens. Lutte et d'organisation ! |
Le fameux cri de la révolte argentine lancé aux politiciens « que se vayan todos » , « qu’ils s’en aillent tous », va s’exporter dans le monde entier, et notamment en Espagne, où il s’exprimera dans le beau slogan « Nos rêves ne tiennent pas dans leurs urnes ! ». « Nuestros Suenos NO Caben En Sus Urnas », c’est justement le titre d’une chanson du groupe Mentenguerra qui dénonce l’absurdité de la mascarade électorale dans un système qui refuse tout véritable choix et nous impose sa précarité, sa corruption et sa folie consommatrice.
On pourrait regretter que le mouvement des indignés français n’ai pas de slogan – et d’hymne – aussi offensif. On peut cependant signaler cette sympathique tentative, visant à donner du courage aux marcheurs du mouvement « Démocratie réelle maintenant ».
Le mouvement « Occupy Wall Street » ne semble pas non plus avoir trouvé son hymne. On peut certes dénicher quelques tentatives un peu artificielle ou un peu mollassonne, qui n’égaleront pas l’énergie d’une simple fanfare de rue, comme celle que nous vous proposons ci-dessous.
Nous terminerons ce rapide tour d’horizon par les chants de la révolution arabe. Ainsi ce titre du rappeur El Général qui anticipe la chute de Ben Ali :
Ou cette sympathique « Chanson officielle de la révolution tunisienne » qui rend si bien compte de la joie populaire :
Et enfin, en hommage au chanteur Ibrahim Qashoush, assassiné en juillet 2011 par le régime syrien, son titre « Bashar Dégage ! » repris par la foule de la ville de Hama en Syrie :
Pour donner un écho aux récents soulèvements de Londres qui nous ont rappelé en cet été 2011, que certaines fièvres insurrectionnelles couvaient toujours dans le sein de la perfide Albion et se manifestaient avec la même fureur que par le passé, nous vous proposons une petite parenthèse dédiée aux vieilles chansons de luttes anglaises et à leur possible adaptation actuelle.
Le groupe punk/folk Chumbawanba leur a consacré un album intitulé « English Rebel Songs 1381-1984. »
Parmi celles-ci, on trouve évidemment des chansons consacrés aux « bêcheux » (diggers), ces paysans anglais communistes et anarchistes chrétiens, qui, d'après wikipédia, peuvent être considérés comme les premiers collectifs de squatteurs connus à ce jour. Ainsi, l'immortelle « Diggers' song » qui date de 1649, ici chantée a capella par Chumbawanda :
« ... Mais la noblesse doit déchoir et les pauvres porter la couronne. Levez vous tous, maintenant bêcheux ! »
Une nouvelle version de la chanson des bêcheux intitulée « The World Turned Upside Down » (le monde à l'envers) a été écrite dans les années 1970. Elle est tout simplement magnifique du point de la mélodie comme du point de vue du texte. L'interprétation de la chanteuse de Chumbawanda ne gâche rien :
Nous avons tenté la traduction ci-dessous. Peut-être qu'on essayera plus tard de faire rimer tout ça en français :
En 1649, sur la colline Saint George, une bande en guenilles, qu'ils ont appelé « les bêcheux », ont fait valoir la volonté de la population. Ils ont défié les propriétaires, ils ont défié les lois, eux les dépossédés, ils ont réclamé ce qui leur était dû.
Ils disaient : « Nous venons en paix pour bêcher et semer. Nous venons pour travailler la terre en commun, pour fertiliser la lande. De cette terre divisée, nous ferons un tout. De la sorte, il pourra exister un trésor commun pour tous. »
« Nous rejetons le péché de la propriété. Personne n'a le droit d'acheter ou de vendre la terre pour un gain privé. Par le vol et le meurtre, ils ont ravi la terre ; maintenant partout les murs se dressent sur leur ordre. »
« Ils font les lois qui nous enchaînent ; le clergé nous aveugle avec les cieux, ou nous condamne à l'enfer. Nous ne vénérons pas le dieu qu'ils servent : le dieu de la cupidité qui nourrit les riches tandis que les pauvres meurent de faim. »
« Nous travaillons, nous mangeons ensemble, nous n'avons pas besoin d'épées. Nous ne nous inclinerons pas devant les maîtres et ne payerons pas de rente aux seigneurs. Nous sommes des hommes libres même si nous sommes pauvres. Vous tous bêcheux, levez-vous pour la gloire, levez vous maintenant ! »
Les ordres sont venus des propriétaires : Ils ont envoyé les mercenaires et les cavaliers, pour anéantir la revendication des bêcheux. « Détruisez leurs maisons, rasez leur maïs ! » Les bêcheux ont été dispersé, mais leur vision demeure.
Vous les pauvres, prenez courage ! Vous les riches prenez garde ! Cette terre est un trésor commun à partager entre tous. Toutes choses sont communes, et le peuple est un.
« Nous venons en paix » disaient-ils quand l'ordre est venu de les abattre.
Nous recommandons également l'écoute de cette belle version de « The Bad Squire », une chanson de 1847 pour la défense des braconniers :
Les chansons anglaises traditionnelles évoquent également les « luddites » ces ouvriers anglais qui résistaient à l'introduction des machines et notamment des métiers à tisser et dont la lutte peut être rapprochée de celle des canuts lyonnais. La chanson de 1812 « The Triumph of General Ludd » leur est consacrée. Pour changer, nous vous en proposons la version vidéo d'un autre groupe, « The Fucking Buckaroos » qui nous la fait un peu dans le genre des Pogues :
Il y a bien d'autres chansons formidables sur l'album des Chumbawanda qui évoquent le combat pour le suffrage universel, les républicains irlandais, les grèves du début du 20ième siècle, la première guerre mondiale, ou encore les grèves des mineurs contre Thatcher (voir cette compilation ici et là.).
En dehors de cet album, une autre de leur chanson, très entraînante, « Farewell To The Crown » (adieux à la couronne) débute par le meurtre d'un Lord par un braconnier, et se poursuit par une charge d'une réjouissante violence contre la monarchie, avec évocation des frasques nazies de la famille royale et la reine mère décrite comme « momifiée dans le gin et le rhum ». A écouter en revoyant les images du mariage de William et Cate !
L'histoire telle qu'elle nous est enseignée est pour une bonne part une histoire falsifiée. C'est l'histoire « des grands hommes », de leurs soi-disant conquêtes, de leurs dynasties. C'est l'histoire confisquée par les vainqueurs, par les conquérants, par les gouvernants qui ont transformé leurs crimes en haut faits, et forgé les mensonges nationalistes et religieux pour diviser leurs esclaves.
Heureusement par toutes ces chansons, des bribes de l'histoire réelle, des bribes de l'histoire des gens « ordinaires » nous sont parvenues. Elles sont le revers de la médaille des tyrans. Aussi, continuons à chanter les canuts, à chanter les luddites, à chanter les bêcheux, à chanter les jacqueries, à chanter les communards de la semaine sanglante, les insurgés de la Makhnovchina, les anarchistes espagnols, les zapatistes du Chiapas, les piqueteros argentins, les insurgés grecs, pour contrebalancer les mensonges et les silences des livres d'histoires et des médias.
Les vieilles chansons de luttes anglaises sont toujours, hélas, d'une brûlante actualité. Le problème de l'accès à la terre, à l'échelle de la planète toute entière, continue notamment de révéler toutes les injustices et tous les ravages de l'ordre marchand. Pour bien le confirmer, et l'illustrer plus localement, nous avons tenté une adaptation rimée de la chanson des bécheux. L'histoire récente du Pot'Col'Le à Dijon a pu guider cette adaptation, mais finalement, c'est dans d'innombrable lieux en France, en Europe ou dans le monde que de nouveaux « bêcheux » ou de nouveau maraîchers sont appelés à se lever.
Le tableau suivant présente les couplets originaux de la chanson des bêcheux, leur traduction, puis leur adaptation possible.
| Couplets originaux | Proposition de traduction | Proposition d'adaptation (de certains couplets seulement) |
|---|---|---|
|
You noble Diggers all, stand up now, stand up now, You noble Diggers all, stand up now, The wast land to maintain, seeing Cavaliers by name Your digging does maintain, and persons all defame Stand up now, stand up now. Your houses they pull down, stand up now, stand up now, Your houses they pull down, stand up now. Your houses they pull down to fright your men in town But the gentry must come down, and the poor shall wear the crown. Stand up now, Diggers all. With spades and hoes and plowes, stand up now, stand up now With spades and hoes and plowes stand up now, Your freedom to uphold, seeing Cavaliers are bold To kill you if they could, and rights from you to hold. Stand up now, Diggers all. The gentrye are all round, stand up now, stand up now, The gentrye are all round, stand up now. The gentrye are all round, on each side they are found, Theire wisdom's so profound, to cheat us of our ground Stand up now, stand up now. Theire self-will is theire law, stand up now, stand up now, Theire self-will is theire law, stand up now. Since tyranny came in they count it now no sin To make a gaol a gin, to starve poor men therein. Stand up now, Diggers all. The club is all their law, stand up now, stand up now, The club is all their law, stand up now. The club is all their law to keep men in awe, But they no vision saw to maintain such a law. Stand up now, Diggers all. The clergy they come in, stand up now, stand up now, The clergy they come in, stand up now. The clergy they come in, and say it is a sin That we should now begin, our freedom for to win. Stand up now, Diggers all. The tithes they yet will have, stand up now, stand up now, The lawyers they conjoyne, stand up now, stand up now, The lawyers they conjoyne, stand up now, To arrest you they advise, such fury they devise, The devill in them lies, and hath blinded both their eyes. Stand up now, stand up now. The tithes they yet will have, stand up now. The tithes they yet will have, and lawyers their fees crave, And this they say is brave, to make the poor their slave. Stand up now, Diggers all. 'Gainst lawyers and 'gainst Priests, stand up now, stand up now, 'Gainst lawyers and 'gainst Priests stand up now. For tyrants they are both even flatt againnst their oath, To grant us they are loath free meat and drink and cloth. Stand up now, Diggers all. To conquer them by love, come in now, come in now To conquer them by love, come in now; To conquer them by love, as it does you behove, For hee is King above, noe power is like to love, Glory heere, Diggers all. |
Vous, tous nobles bêcheux, debout maintenant, levez-vous ! Vous tous nobles bêcheux, debout maintenant ! Les friches à cultiver sont surveillées par les soldats, Pendant que vous bêchez, vous êtes diffamés. Levez-vous maintenant ! Debout ! Ils détruisent vos maisons, debout maintenant, levez-vous ! Ils détruisent vos maisons, débout ! Ils détruisent vos maisons pour effrayer vos partisans en ville. Mais la noblesse doit déchoir et les pauvres porter la couronne. Levez-vous tous maintenant bêcheux ! Avec des pelles, des houes et des charrues, debout maintenant, levez-vous ! Avec des pelles, des houes et des charrues, debout maintenant ! Défendez votre liberté, voyez, les soldats sont acharnés, Ils vous tueraient s'ils le pouvaient et vous refuseraient vos droits. Levez-vous tous maintenant bêcheux ! La noblesse est partout, debout maintenant, levez-vous ! La noblesse est partout, debout maintenant ! La noblesse est partout, on la trouve de tout côté, Sa sagesse est telle qu'elle veut nous spolier de notre terre. Levez-vous tous maintenant bêcheux ! Leur volonté est la loi, debout maintenant, levez-vous ! Leur volonté est la loi, debout maintenant ! Depuis que la tyrannie est arrivée, maintenant pour eux ce n'est plus un péché Que d'emprisonner et d'affamer les pauvres. Levez-vous tous maintenant bêcheux ! Le bâton est leur seule loi, debout maintenant, levez-vous ! Le bâton est leur seule loi, debout maintenant ! Le bâton est leur seule loi, pour maintenir tous les pauvres dans l'effroi. Mais ils n'ont aucune légitimité pour maintenir une telle loi. Levez-vous tous maintenant bêcheux ! Ceux du clergé arrivent, debout maintenant, levez-vous ! Ceux du clergé arrivent debout maintenant ! Ceux du clergé arrivent et disent que c'est un péché Que nous devrions maintenant commencer, pour gagner notre liberté. Levez-vous tous maintenant bêcheux ! Les avocats les rejoignent, debout maintenant, levez-vous ! Les avocats les rejoignent, debout maintenant ! Ils demandent votre arrestation et provoquent la colère, Le diable en eux est entré et les a aveuglés. Levez-vous tous maintenant bêcheux ! La dîme, ils l'auront encore, debout maintenant, levez-vous ! La dîme, ils l'auront encore, debout maintenant ! La dîme, ils l'auront encore, et les avocats réclameront leurs frais, Et tout ce qu'ils disent est bon, pour faire des pauvres leurs esclaves. Levez-vous tous maintenant bêcheux ! Contre des avocats et contre les prêtres debout maintenant, levez-vous ! Contre des avocats et contre les prêtres debout maintenant ! Ils ouvrent pareillement pour les tyrans, même contre leurs serments Et reconnaissent que la gratuité de la nourriture, de la boisson et des habits les répugne. Levez-vous tous maintenant bêcheux ! Pour les vaincre par l'amour, venez maintenant, venez tous ! Pour les vaincre par l'amour, venez maintenant ! Pour les vaincre par l'amour, comme cela doit vous incomber, Car il est un souverain plus élevé, aucun pouvoir n'est au dessus de l'amour ! Gloire à vous tous, bêcheux ! |
Vous tous les maraîchers, tenez bon, tenez bon, Vous tous les maraîchers, tenez bon, Quand vous revendiquez, la terre à défricher, Les flics sont embusqués, ils se sont rapprochés, Maraîchers, tenez bon ! Vous êtes diffamés, tenez bon, tenez bon ! Vous êtes diffamés, tenez bon ! Vous êtes diffamés, par la presse abîmés, Les gens mal informés croient le lieu malfamé Maraîchers, tenez bon ! Ils détruisent vos maisons, tenez bon, tenez bon, Ils détruisent vos maisons tenez bon, Ils détruisent les maisons, laissées à l'abandon Menacent de prison, plutôt que d'en faire don, Maraîchers, tenez bon ! De pelles et fourches armés, tenez bon, tenez bon, Vous avez défilé, tenez bon, Vous avez défilé, pour votre potager, La foule rassemblée vous a encouragé, Maraîchers, tenez bon ! La ville est quadrillée, tenez bon, tenez bon ! La ville est quadrillée, tenez bon ! Les flics vous tueraient, peut-être s'ils le pouvaient Ils vous enfermeraient, les flics sont mauvais. Maraîchers, tenez bon ! Le maire s'est réveillé, tenez bon, tenez bon ! Il veut tout planifier tenez bon ! Pour les riches blasé, faire des éco-quartiers, Les pauvres sont chassés, à qui donc se fier ? Maraîchers, tenez bon ! Le profit est leur loi, tenez bon, tenez bon ! Le profit est leur loi, tenez bon ! Le profit est leur loi, le partage hors la loi, Tout l'argent qu'ils emploient, la misère déploie. Maraîchers, tenez bon ! Les promoteurs arrivent, tenez bon, tenez bon ! Les promoteurs arrivent, tenez bon ! Ils gagnent leur pognon, en coulant leur béton Ils volent même votre nom, pour parquer les moutons, Maraîchers, tenez bon ! Ils accaparent les terres tenez bon, tenez bon ! Ils vendent l'eau et l'air, tenez bon ! De scrupules privés, avec rapacité, Aux compagnies privées, ils bradent la cité, Maraîchers tenez bon ! Reprendre en main sa vie, tenez bon, tenez bon ! Cela commence ici, tenez bon ! Et sans propriétaire, ressusciter la terre, Pour l'aimer toute entière, d'un amour libertaire, Maraîcher gloire à vous ! |
Finalement nous avons gardé 8 couplets pour l'adaptation finale proposée ci-dessous.
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Vous tous les maraîchers, tenez bon, tenez bon, Vous tous les maraîchers, tenez bon, Quand vous revendiquez, la terre à défricher, Les flics sont embusqués, ils se sont rapprochés, Maraîchers, tenez bon ! De pelles et fourches armés, tenez bon, tenez bon, Vous avez défilé, tenez bon, Vous avez défilé, pour votre potager, La foule rassemblée vous a encouragé, Maraîchers, tenez bon ! Ils détruisent vos maisons, tenez bon, tenez bon, Ils détruisent vos maisons tenez bon, Ils détruisent les maisons, laissées à l'abandon Menacent de prison, plutôt que d'en faire don, Maraîchers, tenez bon ! Le maire s'est réveillé, tenez bon, tenez bon ! Il veut tout planifier tenez bon ! Pour les riches blasés, faire des éco-quartiers, Les pauvres sont chassés, à qui donc se fier ? Maraîchers, tenez bon ! Les promoteurs arrivent, tenez bon, tenez bon ! Les promoteurs arrivent, tenez bon ! Ils gagnent leur pognon, en coulant leur béton Ils volent même votre nom, pour parquer les moutons, Maraîchers, tenez bon ! Le profit est leur loi, tenez bon, tenez bon ! Le profit est leur loi, tenez bon ! Le profit est leur loi, le partage hors la loi, Tout l'argent qu'ils emploient, la misère déploie. Maraîchers, tenez bon ! Ils accaparent les terres tenez bon, tenez bon ! Ils vendent l'eau et l'air, tenez bon ! De scrupules privés, avec rapacité, Aux compagnies privées, ils bradent la cité, Maraîchers tenez bon ! Reprendre en main sa vie, tenez bon, tenez bon ! Cela commence ici, tenez bon ! Et sans propriétaire, ressusciter la terre, Pour l'aimer toute entière, d'un amour libertaire, Maraîcher gloire à vous ! |
Avec cette petite tentative a Capella...
... Et le petit PDF qui va bien.
Petite chanson sur le Pot'Col'le ou « Potager collectif des lentillères » à Dijon qui a fêté son premier anniversaire fin mars 2011.
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Le Pot’Col’Le comme on l’appelle C’est ce fameux potager, Qu’armé-e-s de fourches et de pelles Des ami-e-s ont défrichés. Des navets par centaines, Des carottes par milliers, Des navets, des carottes, par centaines et par milliers ! Pour résister à l’appel Morne du supermarché Tous ces citadins rebelles, Se sont mis à jardiner ! Des poireaux par centaines, Des patates par milliers, Des poireaux, des patates… et des cucurbitacées ! |
Mais gêné par la rengaine De ces empêcheurs de bétonner Le maire François Rebsamen A voulu les expulser. Des courgettes par centaines, Des tomates par milliers, Des courgettes, des tomates, par centaines et par milliers ! Sous l’assaut des tractopelles « La Villa » a succombé, Mais le potager rebelle Continue à résister ! Voilà un an qu’il appelle Le quartier à bien manger En remplissant ses gamelles De légumes à partager ! Des salades par centaines, Des radis par milliers, Des salades, des radis, par centaines et par milliers ! |
La révolution, la Belle, Agite le potager, Elle pousse ses radicelles, C’est l’affaire des jardiniers ! Des panais par centaines, Des oignons, par milliers, Des panais, des oignons, par centaines et par milliers ! Facultatifs : Le vieux monde se craquelle D’à peu près tous les cotés, Quand le nouveau se révèle Sous les coups des jardiniers ! Des topis, par centaines Des nambours, par millires, Des topis, des nambours, par centaines et par milliers ! |
Petite chanson pour coller à l’actualité du mois de février 2011… A ce propos, comme je fredonnais cette chanson à un copain, il me dit : « Dégage, dégage… C’est bien beau, mais on met qui à la place ? » Alors je lui réponds : « Ben peut-être que c’est l’occasion de nous gouverner nous-mêmes ». Alors il me réplique quelque chose dans le genre « Mais tu sais, étant donné que la nature humaine est ce qu’elle est, c’est pas raisonnable de laisser les gens se gouverner tout seul. » Alors je lui réponds : « Si tu penses que la nature humaine est si moche, alors tu dois admettre que c’est encore plus dangereux de laisser les gens être gouvernés par quelques-uns ».
Un bon exemple à suivre, je crois, est celui de la révolution islandaise, à laquelle on devrait plus souvent se référer.
Bon, pour les paroles, on peut rajouter tous les couplets qu'on veut, en taclant au passage les patrons, les militaires, les curés, les policiers, les dirigeants syndicaux, les intellectuels, les pseudo-experts, enfin qui vous voulez...
En mars 2011, suite à l'accident nucléaire de Fukushima, une autre version de cette chanson, intitulée « Nucléaire dégage ! » a été composée. On peut en lire le texte ici.
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Ben Ali, on n’en veut pas, Moubarak, on n’en veut pas, Kadhafi, on n’en veut pas, Sarkozy dégage ! Ségolène, on n’en veut pas, Le Strauss Kahn, on n’en veut pas, Et Aubry, on n’en veut pas, Sarkozy dégage ! La Le Pen, on n’en veut pas, De Villiers, on n’en veut pas, Et Gollnisch, on n’en veut pas, Sarkozy dégage ! De Villepin, on n’en veut pas, Et Borloo, on n’en veut pas, Le Bayrou, on n’en veut pas, Sarkozy dégage ! |
Besancenot, on n’en veut pas, Mélenchon, on n’en veut pas, Et Arlette, elle est plus là, Sarkozy dégage ! Obama, on n’en veut pas, Et Poutine, on n’en veut pas, Hu Jintao, on n’en veut pas, Sarkozy dégage ! Facultatif : Les gouvernants, on n’en veut pas, C’est au peuple d’être roi, Et de faire ses propres lois, Sarkozy dégage ! |
Adaptation du chant communard de Jean Baptiste Clément. Paroles d’origine, ici. Exemple d’interprétation par le groupe Les amis d’ta femme, ici.
Nouvelles paroles :
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Sauf des mouchards et des gendarmes, On ne voit plus sur les boul’vards, Que la jeunesse triste et en larmes, Les gens assommés et hagards. Dijon (ou Lyon ou Paris ou Marseille…) suinte la misère, Les heureux mêmes sont tremblants. La mode est aux conseils de guerre, Et le bitume est tout sanglant. - Refrain : Oui mais ! Ça branle dans le manche, Les mauvais jours finiront. Et gare ! à la revanche Quand tous les jeunes s’y mettront. Quand tous les jeunes s’y mettront. On gaze, on arrête, on tabasse Tout ceux qu’on ramasse au hasard. Une fille pour de la caillasse, Un gars qui portait un foulard. La révolte de la jeunesse Est remplacée par la terreur De ces salauds de CRS, Chiens de garde des profiteurs. - Refrain – |
Demain les gens de la police Refleuriront sur le trottoir, Fiers de leurs états de service, Et le pistolet en sautoir. En galèr’, sans ressources et sans armes, Nous allons être gouvernés Par des mouchards et des gendarmes, Et les menteurs de la télé. - Refrain - Le peuple au collier de misère Sera-t-il donc toujours rivé ? Jusques à quand les gens de guerre Tiendront-ils le haut du pavé ? Jusques à quand la sale clique Voudra-t-elle gouverner nos vies ? À quand enfin la République De l’Amour et de l’Anarchie ? - Refrain - |
Le pdf de la chanson est ici.
L’album d’Esprit68 comporte pour l’instant 15 chansons, regroupées en 3 grandes catégories :
- Les chansons « originales » : La télé nous ment, Vélo-bolo, Ya basta, No border, Au temps d'anarchie.
- les détournements et les adaptations : Hasta Siempre Makhnovchina, L'âme des anars, Le père vénère, Non, tout cela n'est pas un rêve, Supers-pouvoirs, L'anarchie mondiale.
- les « chansons de manifs » : Guadeloupe partout, Grèce générale !, Panique en Sarkoland, L'insurrection qui vient, Fait d'belles grèves baby.
En cliquant sur ce Cd à droite vous pourrez écouter les indications de Lucrèce et l'ensemble de ses interprétations a capella. La piste 23 de ce document sonore reprend en outre une version inédite de l'anarchie mondiale chantée par Chloé.
Vous pouvez également télécharger le livret de l'album au format pdf, sous forme de brochure pour une impression recto/verso (imposition du livret de 24 pages sur 6 A4) et ici si vous souhaitez le modifier. Pour l'instant la pochette ressemble à ça, et le motif à imprimer sur le Cd à ça.
Les différentes chansons vous sont présentées une par une sur la suite de cette page.
Un petit accompagnement au piano a déjà été proposé pour le refrain. On peut l'entendre sur la présentation du morceau écoutable à partir du CD de l'album cliquable plus haut… Pour les couplets, on a fait remarquer que la mélodie ressemblait fortement à In the Deathcar d’Iggy Pop et Goran Bregovitch, la musique du film Arizona Dream de Émir Kusturica, qui est d’ailleurs elle-même considérée comme un plagiat de la chanson corse Solenzara… En fait, ça dépend de la manière dont on chante. Mais c’est vrai que ça marche sur In the Deathcar (ça marche d'ailleurs mieux avec Iggy Pop qu’avec Enrico Macias sur Solenzara … hu, hu !). Avec des amis, on a essayé sur ce thème, mais l’enregistrement a foiré. En fait, je pense qu’il faut s’en tenir à une petite musique entêtante au piano dans le style de celle évoquée plus haut. Par contre sur la fin de la chanson, on pourrait rajouter quelques accords de guitare un peu saignants.
A part ça un petit storyboard (pas fini) pour un clip éventuel a été proposé… C’est là.
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La télé nous ment, La télé nous ment, C’est la voix du gouvernement… Elle endort les gens De contes affligeants Pour la paix des dirigeants. A la télé, les diffusions De ces nouvelles émissions, Nous révèlent leur vraie mission, Préparer à la soumission Les nouvelles générations. Chacun sait qu’il sera jugé, Observé, viré échangé. Prêt à subir tous les affronts, On sait que les jeunes seront Sages et soumis à leur patrons. A Big Brother Academy On te veut servile et soumis. Pour qu’ils n’aillent pas revendiquer, Aux jeunes on veut faire miroiter Des rêves de célébrité. On ne veut plus de vrais artistes, On veut oublier qu’ils existent. Leur potentiel de subversion, Leurs rêves de révolution Nuiraient à la consommation. |
La télé nous ment, La télé nous ment, C’est la voix du gouvernement… La télé nous vend Ses moulins à vents, Ces mirages décevants. Quand la bêtise est célébrée, Les coquilles décérébrées, Au comble de l’absurdité, Aspirent à la célébrité Pour afficher leur vacuité. Ne rien savoir faire par soi-même, Être dépendant du système, La télé a bien insisté Pour faire de toi un assisté, Sans elle tu ne peux exister. On va te dire quoi éprouver, On va te dire comment rêver. La télé manipulatrice Te vend ses sentiments factices Pour accroître ses bénéfices. On va te dire comment penser Et surtout comment dépenser, Matraqué de publicité, Amputé de ta liberté Tout enfin te sera dicté. |
La télé nous ment, La télé nous ment, C’est la voix du gouvernement… Nous abrutissant Du luxe indécent Étalé par les puissants. De catastrophes on nous régale, Mais au 20h. tout est égal. Les infos non assimilées De nos consciences mutilés Toutes bientôt vont s’envoler. La colère est vite étouffée, L’indifférence a triomphé. Les pires horreurs seront gobées, Potion médiatique absorbée, L’esprit critique a succombé. Gavés d’inutiles rations De prétendues informations, On fait triompher l’émotion, Sans inculquer les vraies notions Permettant la compréhension. Pour manipuler l’opinion, La misérable communion Qui se joue le soir au 20 heures, Tantôt fige dans la torpeur Tantôt exacerbe les peurs. |
La télé nous ment, La télé nous ment, C’est la voix du gouvernement… La télé défend Un ordre étouffant Pour le pouvoir triomphant. La mafia gouvernementale Est gardienne du capital. Pour leur bien-être médiatique, Aux millionnaires, les politiques Ont bradé l’espace public. Libère le territoire des ondes, Il appartient à tout le monde. Envahis les plateaux sur l’heure Prend en otage le vingt heure, Remplace le commentateur. Réveille les consciences endormies Par la starac’ lobotomie La télé a volé leur cœur Révèle l’envers du décor Du système qui nous écoeure. De la révolte soit le moteur Secoue le téléspectateur, Qu’enfin il devienne un acteur, Rejetant tous les imposteurs Les médiatiques dictateurs. |
Le pdf de la chanson est ici. A noter encore que par rapprot aux paroles ici proposées, Lucrèce attaque la chanson directement sur le 1er couplet et remplace le 2ième refrain par le premier (il n'y a donc plus que trois refrains pour quatre fois quatre couplets.
Cette chanson à la gloire du génial Bolo’Bolo débute un peu comme l’horrible Allez viens boire un pt’it coup à la maison (à la place du bruit de bouteille débouchée, on a d'ailleurs le bruit de la sonnette de vélo !), mais après ça ressemble plutôt à Ouvrez la cage aux oiseaux de Pierre Perret, dans une version qui serait chanté par Boby Lapointe ! Bref c’est une petite chanson rigolote et délirante… Récemment, j’ai eu une illumination. Si c’est un type qui chante il doit dire « Elle a fait le tour du monde sur son vélo », ou encore « C’est ce que prêchait la fille sur son vélo » c'est-à-dire qu’il doit laisser entendre que le touriste utopiste est une femme. Et c’est l’inverse si c’est une fille qui chante... Pour le clip, je verrais bien une animation, peut-être avec des collages dans un théâtre de marionnettes, avec le type ou la fille qui pédale et la terre ou du moins les paysages et les nuages qui tournent autour de lui/elle avec des bolos qui poussent de tous les côtés, et des baleines qui sortent des eaux pour tenir des AG…
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Elle a fait le tour du monde sur son vélo, Elle s’en est allé de Bolo en Bolo. Sur son chemin les prolos Se groupaient dans des Bolos, Paysans et métallos, S’était beau… (lo) Au début pas de Bolo, C’était pas très rigolo, Pour l’argent le populo, Polluait la terre et l’eau, Il se tuait au boulot, Pour de pauvres bibelots. (Mais…) Pour accueillir la cycliste, Mille Bolos sur la piste, Se levèrent à l’improviste Des ruines capitalistes, Pour inviter la touriste Utopiste… |
Le capitalisme s’en va à vau-l’eau. C’est ce que prêchait la fille sur son vélo. Pour être enfin écolos, Groupez-vous dans des Bolos, Ce s'ra toujours moins ballot Qu’vos boulots ! Les gens suivant son avis, Reprenaient sans préavis, Le contrôle de leurs vies, Autogéraient leurs envies, Par eux-mêmes enfin servis Et leurs désirs assouvis. La fille contait ses voyages Dans un tout nouveau langage. C’était la langue rebelle D’avant la tour de Babel, Poésie universelle, La plus belle ! |
Elle a traversé les mers à pédalo, Elle a rencontré baleines et cachalots. C’était pas qu’une écolo, Elle apportait sa philo, L’autogestion sur les flots Au mat’lots. Les gens se nommaient Ibus, Ils se groupaient en tribus, Selon leurs affinités, En totale liberté, Créant la fraternité Au sein des communautés. Tous les jours sur le réseau, Ils s’échangeaient des « hellos » Mais comme ils vivaient plein’ment Les rencontres évidemment, Avaient un attrait plus grand Qu’les écrans. |
Heureux qui comme la fille sur son vélo, A pu visiter sur terre mille Bolos, A fait un si beau voyage A vu mille paysages, Est rentré chez lui très sage Au village. Quand Elle revint au pays Où l’attendaient ses amis, Un Bolo s’était levé Pour fêter son arrivée, Elle y fut félicitée Et Elle put tout raconter ! Vous trouverez la morale De cette histoire peu banale : En nous gît la solution Pour faire la révolution Dans notre imagination, Nos actions ! Au refrain : Elle a fait le tour du monde sur son vélo, etc... |
Le pdf de la chanson est ici.
Sur cette chanson je pense qu’il peut y avoir l’alternance d’une voix féminine et d’une voix masculine sur chaque quatrain, et la réunion des deux voix sur le refrain. Pour en donner une idée, j’ai essayé de changer ma voix sur chaque premier quatrain... Je voulais aussi mettre deux voix sur le refrain mais ça faisait trop pourri et surtout un peu inaudible... Là encore, c'est à vous d'imaginer ce que cela pourrait donner avec des gens qui savent chanter.
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Ils fabriquent les lois Dont eux-mêmes se dispensent. Ils décident pour toi En toutes circonstances. Ce sont les gouvernants Qui veulent t’apprendre à vivre Ca suffit maintenant, Enfin tu te délivres. Refrain : Et tu leur dis « Ya basta » « Que se vayan todos ! » Tu rejettes l’état, La misère qu’il t’impose. Et tu leur dis « ça suffit ! » « Et qu’ils s’en aillent tous ! » Ta colère, ton défi Vers la sortie les poussent. |
Ils fréquentent les riches, Sortent des mêmes écoles, Mais ils se contrefichent De tenir leur parole. C’est une classe à part, Une nouvelle noblesse, Pousse-les au départ ! Qu’enfin tout cela cesse ! Refrain Ils t’imposent de faux choix, Afin que rien ne change Et s’affrontent parfois, Pour te donner le change. Ils sont tous complices, Amis des profiteurs. Ils t’envoient la police Lorsque tu cries trop fort ! Refrain (En commençant par « Et que tu dis « Ya Basta ») |
Les fausses solutions Qu’ils donnent à tes problèmes Sont dictées en fonctions Des données du système. La machine mondiale, Qui garantit l’état, Nourrit le capital Et elle t’écrase toi ! Refrain (En commençant par « Mais tu leur dis « Ya Basta ») Ils convoitent ta voix, Et te font des promesses, Ils se moquent de toi, Et te maintiennent en laisse. Mais vienne la tempête, Les nouveaux ci-devant, Seront dans leur défaite Emportés par le vent. Refrain (En commençant par « Car tu leur dis « Ya Basta ») |
Le pdf de la chanson est ici.
Voilà une chanson qu’on a construit ensemble avec Louise Mimie. Elle est bâtie sur une structure inhabituelle, sans refrain, mais je pense qu’elle peut fonctionner… Avec ces couplets ou avec d’autres, parce qu’avec Louise, on a écrit plusieurs versions sans être complètement satisfaits, notamment de la fin. A voir à l’usage…
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Le pouvoir trace ses lignes sur la terre, Construit ses murs ses frontières, Et il faut que tu t’insères Au sein de ses cases arbitraires. Partout s’étend le désert, Toujours les lignes se resserrent, Expulsant ce qui ne sert Au quadrillage planétaire. Si tu ne peux pas t’y faire, Apparaît une main de fer, Cette poigne policière Te reconduit à tes frontières. De ta misère on se sert Dans d’autres lieux, d’autres filières, Ton errance est nécessaire A cet ordre inégalitaire. |
Situation régulière, Situation irrégulière, Ces illusions judiciaires Déguisent une même misère. Intégré mais solitaire, Tu devras mendier ton salaire, Tu as bien pour te distraire Les illusions spectaculaires. Dans cette vie mensongère, On te dirige et on te gère, On te donne un manager Ta vie te devient étrangère. Etranger à la nature, A tes biens, à ta nourriture, Etranger à ton futur, A tes désirs à ta culture |
Mais enfin vient la colère, Le dégoût pour cet univers, Tu reconnais ta misère Chez l’étranger, chez l’étrangère. Rétention pénitentiaire, Hystérie concentrationnaire, Nous détruirons les frontières, Nous abolirons les barrières. Les frontières à l’extérieur, Et les barrières à l’intérieur, Quand nous ouvrirons nos cœurs, Nos vies deviendront no border. Quand nous ouvrirons nos cœurs, Nos vies deviendront no border. |
Le pdf de la chanson est ici.
Les paroles me sont venues en même temps que la mélodie que je voulais lancinante. L’intérêt tient dans le changement de ton à partir du cinquième vers de chaque couplet. Pour l’accompagnement, il faudrait quelque chose d’assez minimaliste, avec un seul instrument – violon ? piano ? guitare ? ou un instrument « ancien » ?
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Il est une fenêtre Sur le temps d’anarchie, Il est une butte verte Et à jamais fleurie. Elle nous appelle à naître Nous appelle à la vie. Il faut nous le permettre Le doux temps d’anarchie. Passez à la fenêtre En ce temps d’Anarchie. La table y est offerte Chacun y est servi. Nul ne doit se soumettre, Nul ne soumet autrui. Il n'est ni dieu ni maître En ce temps d’anarchie. |
Mon amie es tu prête Pour le temps d’anarchie. La joie nous est offerte Profitons de la vie. Donnons nous à la fête, Embrassons nos envies. Passons par la fenêtre Qui mène à l’anarchie. Il est une fenêtre Sur le temps d’anarchie Une lucarne secrète Sur un jardin fleuri. L’âge d’or va renaître, Renaîtra l’utopie. Son aube va paraître En ce temps d’anarchie. L’âge d’or va renaître Renaîtra l’utopie. Son aube va paraître, En ce temps d’anarchie. |
Le pdf de la chanson est ici.
Bon, ben il s’agit d’un détournement de la chanson de Carlos Puebla à la gloire d’Enesto « Che » Guevara ici réécrite à la gloire de Nestor Makhno et de la Makhnovchina… Sauf que dans la chanson originale, on a l’enchaînement 1 couplet/1 refrain quatre fois, alors que là, c’est 2 couplets/1 refrain trois fois.
Pour attaquer la chanson on peut le faire dans le style de Gainsbourg sur la chanson Bonnie and Clyde : « Vous connaissez l’histoire de Jessy James, comment il vécut, comment il est mort… », sauf que là on dit « Tu connais l’histoire de Guevara, comment il vécut, comment il lutta… ».
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Tu connais le nom de Guevara Comment il vécut, comment il lutta Nestor Makhno le précéda, Ecoutes son histoire et tu verras ! C’est en Ukraine que Makhno lutta Pour les paysans et les prolétaires, Communistes, mais libertaires, Ils bannirent le capital et l’état. Refrain : Pour tout l’espoir que tu donnas, Ton souvenir refleurira, Ton avenir Triomphera… Relève-toi Makhnovtchina ! |
Ils avaient mené leur révolution, Mais des pouvoirs ils se firent haïr, Les bolcheviques les trahirent Et préparèrent leur exécution. Portant ton deuil tes drapeaux noirs, Flottent encore dans quelques mémoires. Ils font peur à tous les pouvoirs Et accrochent des lueurs d’espoirs ! Refrain |
Faux communistes, en Chine à Cuba, Capitalistes dans tous leurs états, Dictateurs, affreux potentats, Makhnovchina partout vous combat ! Aussi reviens de ton nirvana, Dans ton caveau à Santa Clara, Réveille-toi Che Guevara, Et pars rejoindre la makhnovchina ! Refrain |
Le pdf de la chanson est ici.
Il s’agit d’un détournement de la chanson de Charles Trenet, L’âme des poètes. Par rapport à la chanson originale, j’ai rajouté un deuxième couplet de structure identique au premier avant le troisième et dernier couplet. Ce troisième couplet est équivalent au dernier couplet de L’âme des poètes, sauf qu’évidemment, sur cette version a cappella, on n’entend pas le pont musical qui l’interrompt. Je pense qu’on pourrait reprendre presque à l’identique l’accompagnement de la chanson originale (en plus simple bien-sûr, mais en gardant l'esprit "retro"), sauf peut-être pour le pont musical que je verrais moins long et que je situerais entre le deuxième et le troisième couplet.
Pour le clip, je verrais bien un montage montrant un maximum de graffitis, filmés à l’approche de Paris, à partir du train et du RER, et puis après dans le métro…
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Longtemps, longtemps, longtemps Après que les anars ont disparu, Leur révolt' couve encore dans les rues. Les jeunes gavroches des banlieues Défient toujours l’ordre établi Sans connaître le nom de Durruti. On crie toujours morts aux vaches, aux flics Aux keufs, aux schmitts ou aux condés. Quand on est a court de répliques On déterre les pavés... |
Longtemps, longtemps, longtemps Après que les anars ont disparu, Leurs slogans recouvrent encore les rues. Des murs lointains de la banlieue Aux remparts de la capitale, La révolte en lettres capitales, Révèle encore la misère, l’injustice, Dénonce les flics, l’autorité. Au mur, un tag « nique la police » Recouvre un « A » cerclé... Longtemps, longtemps, longtemps Après que les anars ont disparu Leur esprit plane encore sur les rues. Sans compromis, leur liberté, Leur drapeau noir, effrayent toujours L’autorité, Bourgeois, vautours, Et les curés... |
Le pdf de la chanson est ici.
Cette chanson, écrite et interprétée vite fait a capella par Le Père Vénère pour Esprit68 , est évidemment une adaptation du fameux « Le Père Duchesne » composée en 1892 en référence au journal du même nom. Une version du Père Duchesne ouvre la compilation de chansons révolutionnaires post-soixante-huitardes Pour en finir avec le travail, que l’on peut écouter sur l’une des radios d’Esprit68.
Ne nous y trompons pas, le Père Vénère est un brave gars, un peu porté sur le picrate, qui, même s’il préconise de massacrer les flics, les managers, les coachs, les actionnaires, les banquiers, les publicitaires, et de foutre les écolos dans le bac des déchets recyclables, demeure de fort bonne compagnie. Peut-être qu'un jour le père Vénère éditera son propre fanzine...
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Né en septante-deux, nom de Dieu, Mon nom est père Vénère Né en septante-deux, nom de Dieu, Mon nom est père Vénère Je n’srai pas chichiteux, nom de Dieu, Je veux dédier ces vers, sang Dieu, A Bonnot et Baader, nom de Dieu ! A Bonnot et Baade-e-e-er ! Si tu aimes le feu, nom de Dieu, Deviens un incendiaire, Si tu aimes le feu, nom de Dieu, Deviens un incendiaire, Embrase les banlieues nom de Dieu, La racaille policière, sang Dieu, Nettoie la au Karcher, nom de Dieu ! Nettoie la au Karche-e-e-er ! Les écolos foireux, nom de Dieu, S’éclairent au nucléaire ! Les écolos foireux, nom de Dieu, S’éclairent au nucléaire ! Hypocrites, peureux, nom de Dieu, Fous ces tartuffes verts, sang Dieu, Dans le bon container, nom de Dieu ! Dans le bon containe-e-e-er ! Ne sois donc plus merdeux, nom de Dieu, Détruis ton manager ! Ne sois donc plus merdeux, nom de Dieu, Détruis ton manager ! Coupes ton coach en deux, nom de Dieu, Fous l’entreprise par terre, sang Dieu, Et l’patron dans la merde, nom de Dieu ! Et l’patron dans la merde-e-e-erde ! |
Si tu veux être heureux, nom de Dieu, Fusille les actionnaires ! Si tu veux être heureux, nom de Dieu, Fusille les actionnaires ! Mets les banquiers au feu, nom de Dieu, Fous la finance en l’air, sang Dieu, Sois révolutionnaire, nom de Dieu ! Sois révolutionnai-ai-ai-aire ! Aux média crapuleux, nom de Dieu, Déclare enfin la guerre ! Aux média crapuleux, nom de Dieu, Déclare enfin la guerre ! Remplace les journaleux, nom de Dieu, Pends les publicitaires, sang Dieu, A tous les lampadaires, nom de Dieu ! A tous les lampadai-ai-ai-aires ! Le vieux monde est affreux, nom de Dieu, On ne peux plus s’y faire ! Le vieux monde est affreux, nom de Dieu, On ne peux plus s’y faire ! Nous lui disons adieu, nom de Dieu, Nous bâtirons sur terre, sang Dieu, L’idéal libertaire, nom de Dieu ! L’idéal libertai-ai-ai-aire … L’idéal libertai-aire ! |
Le pdf de la chanson est ici.
Voilà une chanson dont la mélodie est construite à partir du deuxième mouvement de la sonate KV545 de Wolfgang Amadeus Mozart ! La structure de la chanson n’est pas identique à l’original, puisqu'à l’inverse de la sonate, le thème plus mélancolique est placé en premier, pour que le thème plus « optimiste » puisse y répondre. Dans tous les cas, le chant foireux de Lucrèce fait une comique injure à la beauté de cette mélodie... Bon sang, C’est Mozart qu’on assassine ! ... Okay, mais il faut l’imaginer avec quelqu’un qui sait chanter…
A propos, Mozart n’a jamais touché le moindre droit d’auteur au cours de son existence… Ce qui prouve que la soi-disant « propriété intellectuelle » aujourd’hui férocement défendue par les firmes et les marques déguisées en « artistes », n’est pas une condition indispensable à l’abondance et à la qualité de la création artistique.
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Quand nous n’aurons plus de forêt à tuer, Quand nous n’aurons plus de mer à polluer, Nous en viendrons enfin à brader Nos vies, nos corps et notre intimité, Notre être en sa totalité. La propriété au-delà de l’usage A forgé les chaînes de notre esclavage. Les titres de quelques actionnaires Enlèvent au plus grand nombre ses droits sur la terre, Le condamne à la misère. Refuse la fatalité ! Le nouveau monde attend d’être habité. Reconquiers enfin ta dignité ! En t’émancipant tu libères l’humanité Et révèles sa vérité. Impose le partage et l’équité, Si les hommes sont affamés, si les ressources sont gaspillées, si la terre est si maltraitée, C’est que les richesses et les pouvoirs sont concentrés en quelques mains ! Pour garantir les lendemains, Répartis le bien commun. |
Quand de temps en temps on te pousse à voter, Pour des programmes et des idées imposées, Pour des gens que tu ne connais pas, Qui font les lois que tu ne comprends pas Mais qui s’imposeront à toi. Dans cette usine qui ne t’appartient pas, Tu produis des biens dont tu ne jouiras pas. Rien n’est à toi et quoiqu’on en dise Tu n’es toi-même rien d’autre qu’une marchandise, Et on te rentabilise. Refuse la fatalité, Dans ton champ, ton village ou ta cité A présent reprends ta liberté ! En t’émancipant tu libères l’humanité Et révèles sa vérité. Décide là où ta vie est ancrée, De toutes les richesses à produire, de tous les moyens à fournir, de la peine à y consacrer. La démocratie n’a de vrai sens que vécue au quotidien, Pour désigner quels sont les biens Qui combleront tes besoins ! |
On te réunit sous de fausses bannières, On t’isole au sein de fausses frontières, On t’impose de fausses prières. Toutes ces identités arbitraires Préparent les prochaines guerres. On t’impose une fausse réalité, Dans laquelle on voudrait te voir habiter, Mais toujours en tant que spectateur, Qui abandonne sa vie à quelques décideurs, Complices des exploiteurs. Refuse la fatalité ! Et dans le jeu de tes affinités, Reconquiers ta propre identité ! En t’émancipant tu libères l’humanité Et révèles sa vérité. Cesse de vivre par procuration, Donnée à la télévision, ou à ces entités fictives que sont l’église ou la nation. L’existence est polluée et amoindrie par leur domination. Trouve ta propre inspiration, Ta propre illumination. Non, tout cela n’est pas qu’un rêve, Il ne tient qu’à nous qu’un nouveau jour se lève, Pour rebâtir dans la dignité Un monde qu’enfin nous puissions vraiment habiter, Dans la paix la liberté, Sans renier notre humanité… |
Le pdf de la chanson est ici…
Pour le rythme et la mélodie, cette chanson est inspirée de Spiderman de Robert Harris et Paul Webster, titre qui a notamment été repris par Les Ramones.
Cette version n’est pas du tout évidente à chanter (enfin pour moi !), à cause de la multiplication des rimes dans les différents couplets et de la difficulté de tenir le rythme sur la longueur. On peut s’en tirer en changeant de rythme. Par exemple sur le troisième couplet j’ai essayé de faire une sorte de rap. Bon c’est bidon parce que c’est moi, mais je pense qu’il y a moyen.
| Tous ces super-héros Sont de drôles de numéros Ils vont faire la police Soi-disant pour la justice Mais le hic… La justice ils l’oublient Face à l’ordre établi Au service du pouvoir Vont leurs super-pouvoirs Vendus aux financiers Les supers justiciers Sont des flics ! Ses deux ailes noires Se déployant dans le soir, Le chevalier sombre Sur Gottham étend son ombre. Mais la chauve-souris Surtout aux riches sourit. C’est un millionnaire Qui n’est pas très débonnaire, Il accroît sur terre L’obsession sécuritaire. Il fait attention Attention aux possessions, Va toujours aidant Servilement les possédants, Ne prend pas de gants Avec les petits brigands. Il livre à la foule De pauvres voleurs de poules Mais laisse impunis Les véritables bandits, Tous les tortionnaires, Les brutes réactionnaires, Les juntes militaires, Les régimes autoritaires, Les vrais affameurs, Les riches accapareurs, Et tous les gangsters De la crise alimentaire ! |
Tous ces super-héros Sont de drôles de numéros Malgré tous leurs pouvoirs, Ils font semblant de n’pas voir La misère… Jamais ils ne suppriment Les vraies causes du crime ! Leur folle indifférence Egale leur puissance, Leur égoïsme ultime Font que les vraies victimes Désespèrent ! Son « S » associé A sa poitrine d’acier, Il vient de Krypton, Même ses poils sont en béton. Le temps d’un éclair Il fait le tour de la terre. Il est invincible, Rien ne lui est impossible. Mais malgré cela, Il oublie les favellas. Sur les bidonvilles, Il ne construit pas de ville ! Il n’est pas question De travaux d’irrigation, Pas question pour lui, De creuser de nouveaux puits. Et il n’élimine Ni la guerre ni la famine. Sans résolution Pour stopper la pollution, Il laisse la terre Se transformer en désert, N’est pas l’adversaire Des gaz à effet de serre. Il ignore l’Afrique, Tous ses pouvoirs vont au fric, Ses dons surhumains Aux nombrils américains. |
Tous ces super-héros Sont de drôles de numéros Les fantasmes qu’ils révèlent Nous en apprennent de belles Sur nous-mêmes… Ces héros sont des prismes Pour tous nos égoïsmes, Des rêves de puissance Masquant notre impuissance, Demi-dieux à la gomme, Prisonniers que nous sommes Du système ! Il a bonne presse Et tous les enfants connaissent Sa chanson par cœur, Il a nom Peter Parker. Sa loi a régné Dans sa toile d’araignée. Il est plus malin Que tous les supers vilains. Modeste pigiste, C’est un fameux pugiliste, Mais un vrai poltron Quand il parle à son patron. Stupide et soumis Face à la vraie infamie, Il n’use pas de science Pour libérer les consciences. Dans sa toile échouent De minables feuilles de chou, De fausses infos Pour berner le populos. Qu’il soit résigné Dans la toile d’araignée, Ligoté de crainte Et avide de contraintes. La toile des médias Accroît la paranoïa Et le Spider Web Est l’opium de la plèbe ! |
Vous les super-héros Arrêtez vos numéros ! Redescendez sur terre Pour l’urgence humanitaire, Car demain… La seule solution C’est la révolution ! Sans vous nous la ferons, Nous nous débrouillerons, Pas besoin de pouvoirs, Pour faire notre devoir D’être humain ! |
Les paroles de la chanson sont ici.
Cette chanson, les lecteurs d’Esprit68 la connaissent, il y en a même une vidéo sur You Tube… En voici une autre version qui n’avait pas été acceptée sur You Tube car trop longue. Elle est plus sympa, puisqu’il y a tout un délire à la fin avec des impros et la présentation des musiciens. Bon c’est toujours avec le son pourri de la caméra. J’ai retrouvé les vrais sons, mais j’ai la flemme de mixer (je sais pas trop faire en fait) et Lastongem devait s’en charger.
Bon, les paroles, avec le recul, on ne les trouve pas si terribles que ça... Le titre est trompeur, parce qu'en fait d'anarchie mondiale, la chanson ressasse plutôt les poncifs d'un alter-mondialisme mollasson. Donc si vous voulez corriger ou supprimer quelques couplets, allez-y !
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Comment pour le bien d’un seul homme Peut-on en un jour amasser Un gain que dans leur vie mille hommes Ne parviendront à dépasser ? Les profits extraordinaires Nient la justice et l’équité, Face à la misère ordinaire Le luxe est une obscénité ! Refrain 1) : C’est l’union solidaire Liberté, unité, L’Anarchie sur Terre Sera l’humanité ! C’est l’union solidaire Liberté, unité, Justice sur la terre Pour toute l’humanité ! Partout la nature est pillée Salie de réclames futiles. Que de ressources gaspillées En consommations inutiles. Il faudra nous mobiliser, Pour satisfaire les vrais besoins. Que chacun puisse disposer D’un abri, de vivres et de soins. |
Refrain 1) Profits vous étouffez la terre Dans votre croissance obstinée. Vos gaz et leur effet de serre Vont bientôt nous assassiner. Redonnons leur vraie valeur aux biens ! Pour garantir l’écologie, De la monnaie brisons les liens Par l'Équivalent énergie. Refrain 1) Il nous faut mendier le travail, Nourrir la prétendue croissance. Il n’y a que notre vie qui vaille, Ce gaspillage n’a pas de sens ! Que partout vienne l’autogestion, Mais par un salaire minimum Attribué sans condition Il faut assurer tous les hommes. Refrain 1) Les maîtres hideux du capital, Laissent les peuples agoniser, Qu’enfin les ressources vitales Soient pour de bon humanisées ! Le pouvoir des multinationales Insulte notre dignité, Mais l’avidité nationale Génère les monstruosités ! |
Refrain 1) Par les églises préparés Les mensonges des religions, Sont pour les foules égarées Une criminelle contagion. Inventés pour servir le pouvoir Les dogmes nient la réalité, Contre eux il faudra promouvoir Le savoir et la vérité ! Refrain 1) Face à l’urgence alimentaire L'argent gâché dans les conflits Pour la fierté des militaires Est une criminelle folie. La menace des armes nucléaires Aux mains de clowns et de déments, Laisse aux pouvoirs autoritaires Un droit d’anéantissement. Refrain 1) Aussi vrai que la terre est ronde Les frontières sont des absurdités, Nous sommes citoyens du monde Il n’y a qu’une seule humanité. Par-dessus les états nations Les peuples devront s’exprimer Pour faire cesser l’aliénation Leur vraie parole doit primer. |
Refrain 1) Homme réponds à ton devoir Et de tous les jougs affranchi, Choisis l’ordre sans le pouvoir Ce qui a pour nom Anarchie. Il faut croire en notre victoire Et suivre nos buts déclarés : Fraternité du drapeau noir D’une planète bleue éclairé ! Refrain 1) ou Refrain + Refrain 2) facultatif : C'est la lutte finale, Groupons nous et demain, L'Anarchie mondiale Sera le genre humain ! |
Le pdf de la chanson est ici.
Bon, là encore, c’est typiquement une chanson pour gueuler dans les manifs… On peut envisager d’enregistrer les refrains au mégaphone… L’accompagnement doit être minimaliste. Le mieux serait peut-être d’enregistrer véritablement la chanson lors d’une manif… Pour le clip on peut aussi tout simplement filmer une manif en insérant des images d'actualité, ou peut-être faire un truc plus décalé sur la préparation de la manif, ou sur des discutions à l'usine ou même au bistrot.
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Amérique latine, Chine ou Birmanie De la Grèce à la nouvelle Calédonie, Partout les émeutes Contre la misère, Tu vois qu’ça chauffe un peu partout sur la terre. Ils sont tous comme toi Victimes du systèm’. D’l’Europe aux Antilles les enn’mis sont les mêmes. Ceux qui accaparent Pouvoirs et argent, Il faut les virer avec les dirigeants. refrain 1 : Guad’loup’ partout, Grèc’ générale ! Le capitalisme est en phase terminale ! Guad’loup’ partout, Grèc’ générale ! Il vient le moment de la lutte finale ! |
Chômeurs ou précaires Tous dans la galère, On a intérêt à êtr’ tous solidaires ! Ils veul’ nous monter Les uns contr’ les autres ! Avec ou sans papiers tes misères sont les nôtres ! Tous ces décideurs, Planificateurs, Ils sont surtout les complices des profiteurs Actionnair’, banquiers, Tous faux-monnayeurs, Il faut qu’le pouvoir revienne aux travailleurs. refrain 2 : Guad’loup’ partout, Grèc’ générale ! Il nous faut maint’nant des actions radicales ! Guad’loup’ partout, Grèc’ générale ! On va déborder les central' syndicales ! |
Cités en émeutes, Révoltes en prison Il faut maintenant se faire une raison, On ne pourra plus Changer d’direction, On n’voit notre av’nir que dans l’insurrection ! Pas de compromis, Ou de faux débats Nous n'avons jamais eu d'acquis sans combat. Au bout de la lutte, Notre dignité, Sera reconquise dans la fraternité. refrain 3 : Guad’loup’ partout, Grèc’ générale ! Comme les ouvriers de chez Continental, Guad’loup’ partout, Grèc’ générale ! On va pas céder devant le capital ! |
Ils dis’ ça va mieux, Espèr’ la reprise Ils voudraient sortir l’économie d’là crise. Mais c’est le marché Qui crée la misère C’est l’économie qui est notre cancer ! Ils crach’ les milliards Quand ça les arrange Ils mentent et ils trichent pour que rien ne change. Les masqu’ sont tombés, On peut plus les croire Maint’nant c’est à nous d’enfin écrire l’Histoire ! Refrain 3 puis refrain 2 puis refrain 1... |
Le pdf de la chanson est ici. A noter que contrairement à ce qui est chantonné par Lucrèce, les 2ième et 3ième séries de couplets sont interverties...
Panique en Sarkoland est typiquement une chanson de manifs. Mon frère m’a fait remarquer qu’elle était pompée sur Monsieur Pif-Paf des Ludwig Von 88. Ha, ha ! Je l’avais pas fait exprès, promis ! Enfin, c’est pas tout à fait Monsieur Pif-Paf, parce qu’à la fin, ça ralentit et on répète les deux premières rimes… Mais c’est vrai que ça ressemble beaucoup. Là je vous en propose une version minute… On peut rajouter autant de couplets qu’on veut, et en réinventer en fonction de l’actualité.
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Sarkosy le menteur, Ami des profiteurs, Ses vacances assurées, Par Vincent Bolloré, Il vit comme un pacha Sur not’pouvoir d’achat ! Sarkosy le menteur, Ami des profiteurs ! Les flics de sarkoland, Veulent nous mettre à l’amende, Leur putain de système, Tape toujours sur les mêmes, Ils sont récompensés Pour chaque homme expulsés ! Les flics de sarkoland, Veulent nous mettre à l’amende ! |
Sur l’environnement, A Grenelle on nous ment, Par un tour de magie, Finie l’écologie ! On met des OGM Même dans nos chrysanthèmes ! Sur l’environnement, A Grenelle on nous ment ! Mais gare à la revanche, Ca branle dans le manche, Nous n’avons pas le temps D’attendre encore quatre ans, La seule solution, C’est la révolution ! Mais gare à la revanche, Ca branle dans le manche ! |
Le pdf de la chanson est ici.
Ha… Voilà une chanson qui évoque l’Insurrection qui vient, le livre du Comité Invisible (ou de l’Incomestible ?). On peut la considérer comme une chanson de manifs. C’est pour ça que j’ai tenté de rajouter une sirène sur le refrain et des bruits de percutions sur les couplets… Bon, on peut sans doute trouver autre chose. Il faudrait peut-être aussi changer la mélodie de la deuxième partie de chaque refrain…
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Refrain : Demain, C’est l’insurrection, C’est l’insurrection, C’est l’insurrection qui vient ! (bis) Demain, pas d’homme providentiel, Demain, pas d’issue à la crise, Alors, agit dès aujourd'hui, prend ton autonomie, réinvente ta vie ! Demain, nous tracerons d’autres chemins, Nous tisserons de nouveaux liens. Enfin, viendront d’autres rapports humains, Dans l’insurrection qui vient. Refrain Demain, ne va plus travailler, Demain, arrête d'acheter, Reprends tes parts de vie volées, tes désirs détournés, ta conscience aliénée! La vie n’a pas besoin d’être gagnée, Si vraiment elle nous appartient. Demain, nous pourrons tous en témoigner, Dans l’insurrection qui vient. |
Refrain Demain, plus d'idées imposées, Demain, plus de maîtres à penser, Alors, récupère ton histoire, reprends le territoire, reconquiert le savoir ! Demain, nous partag’rons le bien commun, Entre les milliards de terriens. Humains, l’avenir est entre nos mains, Dans l’insurrection qui vient. Refrain Demain, des moyens de la dignité, Du pouvoir redistribué, Demain, de l’union des communautés, Naîtra la fraternité. |
Le pdf de la chanson est ici.
Petite chanson sur le thème « Faites l’amour et la révolution, pas le travail ! ». Les paroles peuvent évoluer, d’ailleurs dans l’extrait a cappella, je ne reprends pas exactement le texte du pdf. On peut aussi rajouter des couplets, prolonger ou modifier l’histoire de la rencontre entre les deux manifestants et, bien sûr, enrichir la mélodie.
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Pas vu à la télé, Mais vu à la manif, Après le défilé, On est resté actif. Com’ on était pas pressé, On s’est tous mis à danser. Nos regards se sont croisés Et je suis venu t’aviser : Fais d’bell’ grèves baby ! Fais d’bell’ grèves baby, oh oui ! Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves baby, oh oui ! On s’est bien amusé, C’était plutôt festif. Puis tu m’as embrassé Et tu m’as dit « j’te kiffe ! » On est parti dégoter Un petit coin à squatter Et on s’est si bien aimé Qu’au matin je t’ai proclamé : Fais d’bell’ grèves baby ! Fais d’bell’ grèves baby, oh oui ! Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves baby, oh oui ! |
Ne plus aller bosser, Pour le si bon motif, Qu’on veut se caresser Sur un mode intensif. Passer son temps à s’aimer, Plutôt que de consommer, Continuer à lutter A manifester, à chanter : Fais d’bell’ grèves baby ! Fais d’bell’ grèves baby, oh oui ! Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves baby, oh oui ! C’était une bonne idée, En jouant collectif, La grève nous a soudé 100 jours consécutifs. L’gouvernement a cédé Il nous a tout accordé Les 35 heures à l’année Mêm’ le droit de nous gouverner ! Fais d’bell’ grèves baby ! Fais d’bell’ grèves baby, oh oui ! Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves baby, Fais d’bell’ grèves baby, oh oui ! Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves, Fais d’bell’grèves baby, oh oui ! |
Le pdf de la chanson est ici.
Afin de railler la vaste entreprise de crétinisation planétaire, le clinquant déferlement publicitaire déguisé en spectacle sportif, qui a tenté de coloniser chaque parcelle de cerveau humain, pour distraire les peuples des progrès de l’injustice et de l’exploitation, nous avons décidé de composer un CD 2 titres détournant des hymnes « officiels » de la coupe du monde de balle au pied 2010.
Nous ne savions pas encore que ce pathétique spectacle allait dégénérer en France en un grotesque et vulgaire psychodrame que les médias et les politiques se sont hâtés d’entretenir, pour prolonger le lavage de cerveau qu’une défaite trop rapide de l’équipe national risquait d’écourter.
En cliquant sur le Cd à gauche, vous pourrez écouter les indications de Lucrèce et les deux titres à la suite chantés, comme d'habitude, mal et a capella.
Vous pouvez également télécharger le livret se l'album au format pdf, sous forme de brochure pour une impression recto/verso (imposition du livret de 8 pages sur 2 A4). Pour l'instant la le motif à imprimer sur le Cd à ça.
Le premier titre est un pastiche de la chanson « Wavin’Flag » du rappeur somalien K'naan qui semble être l’hymne officiel « Coca-Cola ». Puisque l’on doit reconnaître que les paroles originales de cette chanson évoquent davantage la lutte pour la liberté que le football – ce qui rend plus déplorable encore son association à l’odieux spectacle marchand qui gangrène nos cerveaux - notre détournement redonne peut-être son vrai sens à « Wavin’Flag »…
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Ooooo, Oooooooooo… Au moins cet air là, N’est pas à la gloire de Coca-Cola ! La coupe du monde Est en Afrique, C’est une immonde Machine à fric, Qui va gaver Les annonceurs Et abreuver Marques et Sponsors. Les ballons ronds Dans ce système Profiteront Toujours aux mêmes ! Dans les Townships Ça se dégrade Mais on équipe Les nouveaux stades ! Ils s’en fout’ que tu crèves Pour ce stad’ construit avec ton sang Et c’est pourquoi tu t’es mis en grève Pour obtenir un salaire décent ! Nous disons… Refrain x 2 : Suis ton propre but Ton propre chemin Débute la lutte Combats pour tes lendemains, Pour tes lendemains, Pour tes lendemains, Pour tes lendemains ! Pour tes lendemains ! |
Ooooo, Oooooooooo… Entonne ce chant, Qui dénonce le spectacle marchand ! Nationalisme, Prostitution, Hooliganisme, Exploitation… C'est le football Dégénéré, Sous le contrôle Des marchés. C’est le spectacle Que l’on te sert Quand tu renâcles À ta misère. Les billets verts Des footballeurs Sont le revers De tes malheurs. Ils déportent ta misère, Loin des postes de télévision Mais tu leur as déclaré la guerre En déclenchant ton insurrection. Nous disons… Refrain x 2 : Choisis ton équipe Ta communauté Pour que s’émancipe La classe des exploités, Pour te révolter, Pour te révolter, Pour te révolter ! Pour te révolter ! |
Ooooo, Oooooooooo… Des Vuvuzela, Pour sonner le glas de Coca-Cola ! Fausses valeurs, Futilités, Font le malheur Des exploités. Si tu dissipes Ces illusions, Tu t’émancipes De l’oppression. Dans ce mondial Mène ta lutte, Du capital Cause la chute ! Vuvuzela De la colère Sonne le la Des prolétaires ! Car le feu de ta colère Déborde de la coupe d’argent Et va se répandre sur la terre Pour consumer cet empire marchand. Nous disons… Refrain x 2 : Joue ton propre jeu Mène ton action Le plus bel enjeu C’est bien la révolution, La révolution, La révolution, La révolution ! La révolution ! |
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Ooooo, Oooooooooo… Nous disons… Refrain x 2 Sur les barricades Él’vées le grand soir, Au sommet des stades, Depuis, flotte un drapeau noir, flotte un drapeau noir, flotte un drapeau noir, flotte un drapeau noir, flotte un drapeau noir |
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Le second titre doit être considéré comme le détournement officiel de la coupe du monde 2010. Il se chante sur l’air de « Waka Waka », l’hymne de la coupe du monde interprété par Shakira.
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Première mi-temps Tu aimes le football Ou tu ne l’aimes pas, C’est pas très grave, qu’ton équip' gagn' ou qu’elle gagne pas. Car à l’occasion Des fins de parties, T’iras dans la rue secouer la cage d’un ordre pourri. Quitte plus tôt, ton boulot ! Les calicots sur le dos ! Avec ta cagoule, déboule ! Descends dans la rue, au but ! Un et deux et trois, Zéro à trois, Et la rue est à toi ! Tu rends les flicards, tricards, L’ordre bourgeois sans voix ! Un et deux et trois, Zéro à trois, Et la rue est à toi ! |
Seconde mi-temps Tu as débuté La manif sauvage La télé coupée, t’es réveillé et tu as la rage. Tu fais dans la rue Ton propre spectacle, Contre les condés, contre leurs médias tu prépares les tacles. La vraie partie, est ici ! Classe contre classe, face à face ! Joue l’insurrection, champion ! Tire tes penaltys, titi ! Un et deux et trois, Zéro à trois, Et la rue est à toi ! Aux médias tu dois, un doigt ! Contre les flics : coup d’trique ! Un et deux et trois, Zéro à trois, Contre l’ordre bourgeois ! |
Prolongations Les riches organisent Ton exploitation, Tu dois songer, sans plus tarder, à leur expulsion. Ils voudraient te prendre Retraite et Sécu, Le match commence, tu peux les contrer tout n’est pas perdu. Sur les retraites, pas d’retraite ! Sur la rigueur pas d’accord ! Reprends le pouvoir ce soir ! Le terrain perdu, t’est dû ! Un et deux et trois, Zéro à trois, Et la rue est à toi ! Contre les patrons, cartons ! Tu te défoules, coup d’boule ! Un et deux et trois, Zéro à trois, Contre le patronat ! |
Tirs au but De l’ordre marchand Tu sonnes le glas Sur les pavés, repris aux Champs, tu fais la holà. Reprends le pouvoir, Le terrain perdu, Les dépôts, les trains, les grands magasins, les routes et les rues. Contre les banques, les bal' manquent ! Mais l’incendie est parti ! La grève générale, totale ! La lutte finale, s’installe ! Un et deux et trois, Zéro à trois, Et la rue est à toi ! Où sont les partis ? Partis ! Les syndicats, pas là ! Un et deux et trois, Zéro à trois, Et la vie est à toi ! |
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Ragga à psalmodier selon le contexte : Le spectacle marchand peut être complèt'ment détourné / Le piège médiatique peut être complèt'ment retourné / Tu peux utiliser cette mascarade / Pour dresser tes barricades / Retourne le piège dressé pour toi / et la rue est à toi ! Ou bien : Une coordination nationale est créée / Elle va se mettre en place pour qu’tout soit abrogé / Pas d’soumission aux actionnaires / Vive la révolte populaire / Ils ne feront plus leurs coups bas / Car la rue est à toi… Et puis à nouveau un des refrains au choix … |
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Le pdf de la chanson est ici.
L’album de Lucrèce peut être considéré comme un recyclage de vieux textes qui n'avaient pas forcément vocation à être chantés. Ce ne sont pas vraiment des textes « engagés » mais certains d’entre eux étaient déjà paru sur le blog et l’ancienne version du site. A voir si ça peut inspirer quelqu’un…
Les titres : Cerné par les cons - Marie-Jeanne - A la bêtise humaine - Les règles et leur valeur - La légende des siècles - Chanson à boire
En cliquant sur le Cd à droite, vous pourrez écouter les indications de Lucrèce suivi des textes chantés a capella.
Vous pouvez également télécharger le livret de l'album au format pdf, sous forme de brochure pour une impression recto/verso (imposition du livret de 12 pages sur 3 A4). Pour l'instant le motif à imprimer sur le Cd ressemble à ça.
… Petite-chanson minute comme ça vite fait… Il lui faudrait un accompagnement minimaliste à la gratte ou au piano…
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Quand le malheur est arrivé, Sur la télé, les yeux rivés, Ils s’écrient tous « Faut qu’on ! » « Faut qu’on !» Car on est cerné par les cons. Pour venger l’honneur du drapeau, Ils sont près à donner leur peau, Ou à franchir le rubicond, Car on est cerné par les cons. |
Tout autour de Jérusalem, Ils ne se diront pas « je t’aime », Ni les mollahs, ni les faucons, Car on est cerné par les cons. Si l’on n’était pas au courant, Dans la Bible et dans le Coran, On lira en termes abscons, Que l’on est cernés par les cons |
Le pdf de la chanson est ici.
Houlà ! Voilà un texte qui date un peu (1993 environ)… C'est très court et il n'y a pas de refrain. Peut-on vraiement en faire une chanson ? A vous de voir…
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A l’église où se marie Jeanne On se pelle les os, Quand on n’a pas la Marie-Jeanne Dans son bedo ! Elle se marie à un rebeu Un étranger, ça la fout mal, Qui lui refile de la beuh Et du Zamal ! |
Quand elle l’a vu, elle c’est dit « Chiche ! Dans le mariage je le rejoins, Je lui donnerais du haschich Pour ses gros joints ! » Moralité (X2) : Black, blanc ou beurre, c’est du kif Et le mariage est un abysse Pour qui le consomme sans kif Ni cannabis. |
Le pdf de la chanson est ici.
Texte un peu facile sur la bêtise humaine…
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Si vous voulez toujours, savoir à quoi trinquer, Quelque soit l’occasion, ce n’est pas compliqué ! Moi, pour pouvoir fêter chaqu’ jours de la semaine, Je veux lever mon verre, à la bêtise humaine ! Pour un peu de pouvoir, pour un peu plus d’argent, Ils multiplient grimaces et propos affligeants, Mais ils ne savent pas, où leur con’rie les mène. Je veux lever mon verre, à la bêtise humaine ! Ils veulent être lofteurs et gagner des millions. Ils ressemblent surtout aux plus faibles maillons D’une chaîne insensée, d’inepties et de haine. Je veux lever mon verre, à la bêtise humaine ! |
Ils ont peur du voisin, et du prix de l’essence, De l’arabe du coin, et même du bon sens, Mais seule est menacée, la raison qu’ils malmènent. Je veux lever mon verre, à la bêtise humaine ! Devant des foules ineptes, on joue du pipotron. Les moutons et les bœufs, ont trouvé leur patron, Et jusqu'à l’abattoir, il se peut qu’on les mène. Je veux lever mon verre à la bêtise humaine ! |
Le pdf de la chanson est ici.
… Dans le même genre que le texte précédent, quelques vers superficiellement nihilistes…
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« Selon que vous serez puissants ou misérables... » La justice pèsera plus ou moins sur le rable ! Le principe est ainsi de tout temps signalé, Car les règles sont faites, afin d’être violées. (bis) Sur Terre les hommes naissent, en droit égaux et libres Mais le moindre tyran, en braquant son calibre Ici va les faire taire, là va les faire parler, Car les règles sont faites, afin d’être violées. (bis) Le « Tu ne tueras point ! », de ce brave Moïse, Est bien souvent repris par les hommes d’église, « Sauf les infidèles », ont-ils stipulé, Car les règles sont faites, afin d’être violées. (bis) |
Un général serbe rappelait une règle : « Vous pouvez les violer, mais qu’elles n’aient point leurs règles, A moins que dans le sang, vous n’aimiez convoler. » Car les règles sont faites, afin d’être violées. (bis) Chaque espèce travail’ à sa conservation, Au soi-disant sommet d’une longue évolution, Les hommes parviendront, seuls à s’annihiler, Car les règles sont faites, afin d’être violées. (bis) Même les lois physiques peuvent être détournées. « La connerie empêche la terre de tourner !» C’est ce qu’aurait pu dire un certain Galilée ! Car les règles sont faites, afin d’être violées. (bis |
Le pdf de la chanson est ici.
Il s'agit évidemment d'une plaisanterie fumeuse en référence à l'énôôôrme gloubiboulga héroïco-spectaculaire de monsieur Victor Hugo.
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1 Comme le serpent envieux, Au temps du premier homme, Qui pour emmerder dieu Fit pousser une pomme, Et la donna à Eve Qui l'offrit à Adam, qui en goûta la sève… Avec un joint dedans ! 2 Comme Ulysse égaré, Qui grâce au Népenthès, Vois venir la marée Et chasse sa tristesse, Qui revoit le cyclope A l’orbite percé, Et pense à Pénélope… En enculant Circé ! |
3 Comme Orphée des enfers, Franchit la noire limite, En offrant au Cerbère Une barre de shit, Et partit défoncé Sur les rives du Styx Pour revoir sa fiancé En préparant son mixe. 4 Comme Shéhérazade, Qui trompa le calife En partant de Bagdad Les poches remplies de Kif, Qui pour chasser l'ennui Offrit ses jolis seins Pendant 1000 et une nuits, A 40 assassins. |
5 Comme le roi Arthur, Qui pour s'offrir un joint, Vendit Escalibur A l'enchanteur Merlin Et dans le Graal but Une infu d'africaine, Car il fut fait cocu Par Lancelot et la reine. 6 Comme Victor Hugo, Qui un peu défoncé, Racontait les ragots Des héros dépassés, J'écris ces vers bâtards, Cette légende enfumée, Des rouleurs de pétards, Des héros du tarpé. |
Le pdf de la chanson est ici.
… Petite chanson à boire qui pourrait passer pour un médiocre plagiat de la chanson de Georges Brassens, Le vin…
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1 Versez, vous les sylvains, Goûtons voir si le vin Est bon ! Et franchissons la ligne Nous coupant de vos vignes D’un bond ! 2 L’ocre jus de la treille, Le nectar sans pareil Descend ! L’ivresse n’est pas vaine Qui colore nos veines De sang ! 3 Tout enivré de vin On devient des devins, Au cieux, S’affairant aux vendanges, On voit passer des anges Gracieux. |
4 Se prendre des bitures Est bien dans la nature Humaine. Au vin goûteux, pardi ! Jésus a toujours dit : «Amen ! » 5 Les douze bons apôtres Buvaient comme nous autres ! Ivrognes, Ils l’étaient bien, bon sang ! Et trinquaient tous sans Vergogne. 6 Pour les braves soûlots, A la place de l’eau, Du vin ! Que jamais les litrons Ne manquent aux pochtrons Divins ! |
7 Que s’écoulent, Ô merveille, Les rivières vermeilles ! En somme, Boire pour pas un radis, C’est bien le paradis Des hommes. 8 Que l’on change en picrate La Ciguë de Socrate, Mes frères ! Sans plus aucun remords J’affronterai la mort Amère. 9 Devant un rouge, attend, Je ne reste longtemps De bois ! Devant un verre de blanc Je ne fais pas semblant, Je bois ! |
Le pdf de la chanson est ici.
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