Compilation des messages d'Esprit68 référencés sous la catégorie "Chants et poèmes"...
Des versions chantés d'une sélection de ses textes sont désormais écoutables sur la page de l'album d'Esprit68.
Sur la bêtise humaine
(D'après l'oeuvre de Gustave Courbet, L’Origine du monde, sur un texte de Georges Brassens, Le Blason)
Voici un petit recyclage de poèmes (enfin plus modestement de textes rimés) vaguement libertaires que j’avais écris il y a quelques années… Ils ont comme thème commun la bêtise humaine, et je voudrais en profiter pour faire quelques remarques à ce sujet…
Concernés par les cons
Quand le malheur est arrivé,
Sur la télé, les yeux rivés,
Ils s’écrient tous « Faut qu’on ! » « Faut qu’on !»
Car on est cerné par les cons.
Pour venger l’honneur du drapeau,
Ils sont près à donner leur peau,
Ou à franchir le rubicond,
Car on est cerné par les cons.
Tout autour de Jérusalem,
Ils ne se diront pas « je t’aime »,
Ni les mollahs, ni les faucons,
Car on est cerné par les cons.
Si l’on n’était pas au courant,
Dans la Bible et dans le Coran,
On lira en termes abscons,
Que l’on est cernés par les cons.
A la bêtise humaine
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Si vous voulez toujours, savoir à quoi trinquer,
Quelque soit l’occasion, ce n’est pas compliqué !
Moi, pour pouvoir fêter chaqu’ jours de la semaine,
Je veux lever mon verre, à la bêtise humaine !
Pour un peu de pouvoir, pour un peu plus d’argent,
Ils multiplient grimaces et propos affligeants,
Mais ils ne savent pas, où leur con’rie les mène.
Je veux lever mon verre, à la bêtise humaine !
Ils veulent être lofteurs et gagner des millions.
Ils ressemblent surtout aux plus faibles maillons
D’une chaîne insensée, d’inepties et de haine.
Je veux lever mon verre, à la bêtise humaine !
Ils ont peur du voisin, et du prix de l’essence,
De l’arabe du coin, et même du bon sens,
Mais seule est menacée, la raison qu’ils malmènent.
Je veux lever mon verre, à la bêtise humaine !
Devant des foules ineptes, on joue du pipotron.
Les moutons et les bœufs, ont trouvé leur patron,
Et jusqu'à l’abattoir, il se peut qu’on les mène.
Je veux lever mon verre, à la bêtise humaine !
Sur les règles et leur valeur
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« Selon que vous serez puissants ou misérables... »
La justice pèsera plus ou moins sur le rable !
Le principe est ainsi de tout temps signalé,
Car les règles sont faites, afin d’être violées.
Sur Terre les hommes naissent, en droit égaux et libres
Mais le moindre tyran, en braquant son calibre
Ici va les faire taire, là va les faire parler,
Car les règles sont faites, afin d’être violées.
Le « Tu ne tueras point ! », de ce brave Moïse,
Est bien souvent repris par les hommes d’église,
« Sauf les infidèles », ont-ils stipulé,
Car les règles sont faites, afin d’être violées.
Un général serbe rappelait une règle :
« Vous pouvez les violer, mais qu’elles n’aient point leurs règles,
A moins que dans le sang, vous n’aimiez convoler. »
Car les règles sont faites, afin d’être violées.
Chaque espèce travail’ à sa conservation,
Au soi-disant sommet d’une longue évolution,
Les hommes parviendront, seuls à s’annihiler,
Car les règles sont faites, afin d’être violées.
Même les lois physiques peuvent être détournées.
« La connerie empêche la terre de tourner !»
C’est ce qu’aurait pu dire un certain Galilée !
Car les règles sont faites, afin d’être violées.
En fait, je ne pense pas que l’homme ou la femme soient fondamentalement bêtes et méchants.
Ils ont simplement une propension naturelle à l’égoïsme, à la peur et à l’indifférence.
Il n’existe, je pense, qu’une très faible proportion d’individus véritablement stupides, véritablement pervers, véritablement dangereux ou véritablement criminels. Dans l’ensemble, les êtres humains ne sont pas opposés à l’idée d’aider leur prochain (du moment qu’eux-mêmes sont bien servis), et la violence excessive les inquiète ou les dégoûte. Malheureusement, ils sont pris dans un système et une idéologie qui les font agir stupidement.
Tant que l’accumulation de biens matériels sera valorisée par la publicité et l’idéologie économique, tant que l’injustice et les inégalités ne laisseront rien à perdre et aucune raison d’espérer à toute une frange de la population, tant que les valeurs humaines apparaîtront, renversée à cause de l’absurde mise en scène médiatique des pouvoirs nationalistes, économiques et religieux, qui confère au sport et au spectacle plus d’importance qu’aux vies humaines, qui conduit à ce que les caricatures suscitent plus d’indignations que les emprisonnements, les massacres, les viols et les tortures, tant que, dis-je, l’ignorance et le ressentiment seront entretenus par les pouvoirs en place, alors la bêtise triomphera...
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Panique en Sarkoland
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Je vous propose aujourd'hui une petite chanson anti-Sarkosy, pour les prochaines manifestations... Inventez-vous même de nouveaux couplets sur la structure proposée... Ce devrait être facile, car les coups bas de l'affreux nabot sont si nombreux qu'ils fournissent une inépuisable source d'inspiration !
Panique en Sarkoland
Sarkosy le menteur,
Ami des profiteurs,
Ses vacances assurées,
Par Vincent Bolloré,
Il vit comme un pacha
Sur not’pouvoir d’achat !
Sarkosy le menteur,
Ami des profiteurs !
Il est le soupirant,
Des plus affreux tyrans,
Saoul, il cire les bottines,
De Vladimir Poutine,
Fait la pornographie
D’Mouammar Kadhafi !
Il est le soupirant
Des plus affreux tyrans !
Quand Sarko n’est pas saoul
L’état n’a plus de sous,
Plus de sous s’il s’agit
D’aider les sans-logis
Oui mais c’est par millions
Qu’on sert les stocks-options
Quand Sarko n’est pas saoul
L’état n’a plus de sous,
Les flics de sarkoland,
Veulent nous mettre à l’amende,
Leur putain de système,
Tape toujours sur les mêmes,
Ils sont récompensés
Pour chaque homme expulsés !
Les flics de sarkoland,
Veulent nous mettre à l’amende !
Sur l’environnement,
A Grenelle on nous ment,
Par un tour de magie,
Finie l’écologie !
On met des OGM
Même dans nos chrysanthèmes !
Sur l’environnement,
A Grenelle on nous ment !
Mais gare à la revanche,
Ca branle dans le manche,
Nous n’avons pas le temps
D’attendre encore quatre ans,
La seule solution,
C’est la révolution !
Mais gare à la revanche,
Ca branle dans le manche !
On remarquera une petite allusion dans le dernier couplet à La semaine sanglante, chanson à la gloire des communards, écrite par Jean-Baptiste-Clément (vous pouvez en écouter une version de Marc Ogeret sur You Tube, ici).
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Le mai d'espérance
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Argh, j’ai osé écrire de nouveaux couplets sur l’air du Temps des cerises ! Jean Baptiste Clément doit se retourner dans sa tombe… En même temps, la musique n’était pas lui, mais d’un certain Antoine Renard. Et puis, il ne faut pas oublier que cette merveilleuse chanson a été écrite en 1867, et que ce n’est qu’après coup qu’elle devint l’hymne mélancolique dédié à la Commune de Paris…
Voici donc Le mai d'espérance sur l’air du Temps des cerises
Le mai d'espérance
Couleurs de printemps et tendre espérance
Vous irez porter la révolution
Partout sur la terre.
Vent de liberté contre la misère,
Souffle de printemps, contre l’oppression !
Vient donc il est temps, ma tendre espérance
Balayer les ruines des vieilles nations.
Montre tes drapeaux, ma jeune espérance
Flottant dans le vent, dans l’air du printemps,
Une si douce brise.
Rouge ta couleur, rouge tes cerises,
Rouge ton désir, verts tes 20 ans.
Noire ta colère, contre l’ignorance,
Tu la porteras bien loin en chantant !
Chante tes chansons, mon mai d’espérance,
Qui viennent annoncer le temps d’un nouveau
Printemps sur la terre.
Com’ jadis ensemble les prolétaires,
Voulurent s’unirent pour le renouveau,
Tes chansons annoncent, mon mai d’espérance,
La fraternité d’un vent libertaire.
J’aimerais toujours ma tendre espérance,
Souffle de printemps, vent de liberté,
Sur la terre entière.
Enfin abolies toutes les frontières,
Enfin restaurées la paix, l’équité.
Souffle donc plus fort ma tendre espérance
Pour qu’enfin se dresse l’Humanité.
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Blé rouge, Blé noir
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Je reproduis dans cette note, le poème (enfin le texte rimé...) du message du 26 mai... Attention à l'interprétation, il ne faut peut-être pas chercher trop loin, parce que c'est vraiment suite à un rêve que j'ai écris ce petit texte... Et j'avoue que je n'ai pas résisté à la tentation de le faire coller avec la thématique d'Esprit68. Mais je ne sais pas ce qu'en dirait le docteur Freud ! (Bon, ce petit texte n'est vraiment pas terrible, mais j'ai le projet de le remplacer par une nouvelle version de l'Internationale !)
Blé rouge, blé noire
Vois, le monde bouge :
Un champ de blé rouge !
Dans mon désespoir,
J’ai rêvé, d’une étendue de blé noir.
Blé de la misère,
Blé de la colère,
Blé de la révolte !
J’ai rêvé, de cette étrange récolte.
Trempé de sueur,
Sursaut dans mon cœur,
Cri dans ma poitrine,
J’ai rêvé, de cette étrange farine.
Farine étrangère,
Farine trop amère,
Etrange levain,
Avec cette farine, j’ai pu faire mon pain.
Pain de la misère,
Pain de la colère,
Pain du désespoir,
Tu es devenu pain de la victoire !
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L'Anarchie Mondiale : La nouvelle Internationale
Comme promis, voici une nouvelle version de l'Internationale, qui devient à présent l'Anarchie mondiale. Les couplets d'Eugène Pottier ont été actualisés mais j'ai voulu en conserver le rythme et l'esprit. La musique, quant à elle, est toujours celle de l'ouvrier et musicien belge Pierre Degeyter. En voici une première interprétation, dans un style plutôt reggae, sur cette vidéo !
L'anarchie Mondiale
Comment pour le bien d’un seul homme
Peut-on en un jour amasser
Un gain que dans leur vie mille hommes
Ne parviendront à dépasser ?
Les profits extraordinaires
Nient la justice et l’équité,
Face à la misère ordinaire
Le luxe est une obscénité !
Refrain 1) :
C’est l’union solidaire
Liberté, unité,
L’Anarchie sur Terre
Sera l’humanité !
C’est l’union solidaire
Liberté, unité,
Justice sur la terre
Pour toute l’humanité !
Partout la nature est pillée
Salie de réclames futiles.
Que de ressources gaspillées
En consommations inutiles.
Il faudra nous mobiliser,
Pour satisfaire les vrais besoins.
Que chacun puisse disposer
D’un abri, de vivres et de soins.
Refrain 1)
Profits vous étouffez la terre
Dans votre croissance obstinée.
Vos gaz et leur effet de serre
Vont bientôt nous assassiner.
Redonnons leur vraie valeur aux biens !
Pour garantir l’écologie,
De la monnaie brisons les liens
Par l'
Équivalent énergie.
Refrain 1)
Il nous faut mendier le travail,
Nourrir la prétendue croissance.
Il n’y a que notre vie qui vaille,
Ce gaspillage n’a pas de sens !
Que partout vienne l’autogestion,
Mais par un salaire minimum
Attribué sans condition
Il faut assurer tous les hommes.
Refrain 1)
Les maîtres hideux du capital,
Laissent les peuples agoniser,
Qu’enfin les ressources vitales
Soient pour de bon humanisées !
Le pouvoir des multinationales
Insulte notre dignité,
Mais l’avidité nationale
Génère les monstruosités !
Refrain 1)
Par les églises préparés
Les mensonges des religions,
Sont pour les foules égarées
Une criminelle contagion.
Inventés pour servir le pouvoir
Les dogmes nient la réalité,
Contre eux il faudra promouvoir
Le savoir et la vérité !
Refrain 1)
Face à l’urgence alimentaire
L'argent gâché dans les conflits
Pour la fierté des militaires
Est une criminelle folie.
La menace des armes nucléaires
Aux mains de clowns et de déments,
Laisse aux pouvoirs autoritaires
Un droit d’anéantissement.
Refrain 1)
Aussi vrai que la terre est ronde
Les frontières sont des absurdités,
Nous sommes citoyens du monde
Il n’y a qu’une seule humanité.
Par-dessus les états nations
Les peuples devront s’exprimer
Pour faire cesser l’aliénation
Leur vraie parole doit primer.
Refrain 1)
Homme réponds à ton devoir
Et de tous les jougs affranchi,
Choisis l’ordre sans le pouvoir
Ce qui a pour nom Anarchie.
Il faut croire en notre victoire
Et suivre nos buts déclarés :
Fraternité du drapeau noir
D’une planète bleue éclairé !
Refrain 1) ou Refrain + Refrain 2) facultatif :
C'est la lutte finale,
Groupons nous et demain,
L'Anarchie mondiale
Sera le genre humain !
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Hasta Siempre Makhnovtchina
Voici une petit détournement de « Hasta Siempre », le fameux chant de Carlos Puebla à la gloire d’Enesto « Che » Guevara, qui devient « Hasta Siempre Makhnovtchina », un chant à la gloire de Nestor Makhno ! A la fin de la chanson, le Che est invité à sortir de son caveau pour allez botter les fesses de ceux qui, parfois en son nom même, continue de perpétuer la si désolante et commune exploitation de l'homme par l'homme...
Hasta Siempre Makhnovtchina
Tu connais le nom de Guevara
Comment il vécut, comment il lutta
Nestor Makhno le précéda,
Ecoutes son histoire et tu verras !
C’est en Ukraine que Makhno lutta
Pour les paysans et les prolétaires,
Communistes, mais libertaires,
Ils bannirent le capital et l’état.
Refrain :
Pour tout l’espoir que tu donnas,
Ton souvenir refleurira,
Ton avenir Triomphera…
Relève-toi Makhnovtchina !
Ils avaient mené leur révolution,
Mais des pouvoirs ils se firent haïr,
Les bolcheviques les trahirent
Et préparèrent leur exécution.
Portant ton deuil tes drapeaux noirs,
Flottent encore dans quelques mémoires.
Ils font peur à tous les pouvoirs
Et accrochent des lueurs d’espoirs !
Refrain
Faux communistes, en Chine à Cuba,
Capitalistes dans tous leurs états,
Dictateurs, affreux potentats,
Makhnovchina partout vous combat !
Aussi reviens de ton nirvana,
Dans ton caveau à Santa Clara,
Réveille-toi Che Guevara,
Et pars rejoindre la makhnovchina !
Refrain
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Au temps d'Anarchie
Une nouvelle chanson, inspirée en partie par les textes de Léo Ferré et par le tableau de Paul Signac, Au temps d'Anarchie...
Au temps d'Anarchie
Il est une fenêtre
Sur le temps d’anarchie,
Il est une butte verte
Et à jamais fleurie.
Elle nous appelle à naître
Nous appelle à la vie.
Il faut nous le permettre
Le doux temps d’anarchie.
Passez à la fenêtre
En ce temps d’Anarchie.
La table y est offerte
Chacun y est servi.
Nul ne doit se soumettre,
Nul ne soumet autrui.
Il n'est ni dieu ni maître
En ce temps d’anarchie.
Mon amie es tu prête
Pour le temps d’anarchie.
La joie nous est offerte
Profitons de la vie.
Donnons nous à la fête,
Embrassons nos envies.
Passons par la fenêtre
Qui mène à l’anarchie.
Il est une fenêtre
Sur le temps d’anarchie
Une lucarne secrète
Sur un jardin fleuri.
L’âge d’or va renaître,
Renaîtra l’utopie.
Son aube va paraître
En ce temps d’anarchie.
L’âge d’or va renaître
Renaîtra l’utopie.
Son aube va paraître,
En ce temps d’anarchie.
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Super-Pouvoirs
Une petite chanson dans un style plutôt inhabituel pour moi... J’espère qu’elle vous plaira. Le rythme et la mélodie sont inspirés de Spiderman de Robert Harris et Paul Webster et illustrée par ce petit photomontage. Mais, à propos des chansons d'Esprit68, j'espère vous offir bientôt beaucoup mieux !
Tous ces super-héros
Sont de drôles de numéros
Ils vont faire la police
Soi-disant pour la justice
Mais le hic…
La justice ils l’oublient
Face à l’ordre établi
Au service du pouvoir
Vont leurs super-pouvoirs
Vendus aux financiers
Les supers justiciers
Sont des flics !
Ses deux ailes noires
Se déployant dans le soir,
Le chevalier sombre
Sur Gottham étend son ombre.
Mais la chauve-souris
Surtout aux riches sourit.
C’est un millionnaire
Qui n’est pas très débonnaire,
Il accroît sur terre
L’obsession sécuritaire.
Il fait attention
Attention aux possessions,
Va toujours aidant
Servilement les possédants,
Ne prend pas de gants
Avec les petits brigands.
Il livre à la foule
De pauvres voleurs de poules
Mais laisse impunis
Les véritables bandits,
Tous les tortionnaires,
Les brutes réactionnaires,
Les juntes militaires,
Les régimes autoritaires,
Les vrais affameurs,
Les riches accapareurs,
Et tous les gangsters
De la crise alimentaire !
|
Tous ces super-héros
Sont de drôles de numéros
Malgré tous leurs pouvoirs,
Ils font semblant de n’pas voir
La misère…
Jamais ils ne suppriment
Les vraies causes du crime !
Leur folle indifférence
Egale leur puissance,
Leur égoïsme ultime
Font que les vraies victimes
Désespèrent !
Son « S » associé
A sa poitrine d’acier,
Il vient de Krypton,
Même ses poils sont en béton.
Le temps d’un éclair
Il fait le tour de la terre.
Il est invincible,
Rien ne lui est impossible.
Mais malgré cela,
Il oublie les favellas.
Sur les bidonvilles,
Il ne construit pas de ville !
Il n’est pas question
De travaux d’irrigation,
Pas question pour lui,
De creuser de nouveaux puits.
Et il n’élimine
Ni la guerre ni la famine.
Sans résolution
Pour stopper la pollution,
Il laisse la terre
Se transformer en désert,
N’est pas l’adversaire
Des gaz à effet de serre.
Il ignore l’Afrique,
Tous ses pouvoirs vont au fric,
Ses dons surhumains
Aux nombrils américains.
|
Tous ces super-héros
Sont de drôles de numéros
Les fantasmes qu’ils révèlent
Nous en apprennent de belles
Sur nous-mêmes…
Ces héros sont des prismes
Pour tous nos égoïsmes,
Des rêves de puissance
Masquant notre impuissance,
Demi-dieux à la gomme,
Prisonniers que nous sommes
Du système !
Il a bonne presse
Et tous les enfants connaissent
Sa chanson par cœur,
Il a nom Peter Parker.
Sa loi a régné
Dans sa toile d’araignée.
Il est plus malin
Que tous les supers vilains.
Modeste pigiste,
C’est un fameux pugiliste,
Mais un vrai poltron
Quand il parle à son patron.
Stupide et soumis
Face à la vraie infamie,
Il n’use pas de science
Pour libérer les consciences.
Dans sa toile échouent
De minables feuilles de chou,
De fausses infos
Pour berner le populos.
Qu’il soit résigné
Dans la toile d’araignée,
Ligoté de crainte
Et avide de contraintes.
La toile des médias
Accroît la paranoïa
Et le Spider Web
Est l’opium de la plèbe !
|
Vous les super-héros
Arrêtez vos numéros !
Redescendez sur terre
Pour l’urgence humanitaire,
Car demain…
La seule solution
C’est la révolution !
Sans vous nous la ferons,
Nous nous débrouillerons,
Pas besoin de pouvoirs,
Pour faire notre devoir
D’être humain !
|
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La télé nous ment !
Une nouvelle chanson inspirée par le paysage médiatique qui façonne d'aussi monstrueuses créatures que Michaël Vendetta...
La télé nous ment,
La télé nous ment,
C’est la voix du gouvernement…
Elle endort les gens
De contes affligeants
Pour la paix des dirigeants.
A la télé, les diffusions
De ces nouvelles émissions,
Nous révèlent leur vraie mission,
Préparer à la soumission
Les nouvelles générations.
Chacun sait qu’il sera jugé,
Observé, viré échangé.
Prêt à subir tous les affronts,
On sait que les jeunes seront
Sages et soumis à leur patrons.
A Big Brother Academy
On te veut servile et soumis.
Pour qu’ils n’aillent pas revendiquer,
Aux jeunes on veut faire miroiter
Des rêves de célébrité.
On ne veut plus de vrais artistes,
On veut oublier qu’ils existent.
Leur potentiel de subversion,
Leurs rêves de révolution
Nuiraient à la consommation.
|
La télé nous ment,
La télé nous ment,
C’est la voix du gouvernement…
La télé nous vend
Ses moulins à vents,
Ces mirages décevants.
Quand la bêtise est célébrée,
Les coquilles décérébrées,
Au comble de l’absurdité,
Aspirent à la célébrité
Pour afficher leur vacuité.
Ne rien savoir faire par soi-même,
Être dépendant du système,
La télé a bien insisté
Pour faire de toi un assisté,
Sans elle tu ne peux exister.
On va te dire quoi éprouver,
On va te dire comment rêver.
La télé manipulatrice
Te vend ses sentiments factices
Pour accroître ses bénéfices.
On va te dire comment penser
Et surtout comment dépenser,
Matraqué de publicité,
Amputé de ta liberté
Tout enfin te sera dicté.
|
La télé nous ment,
La télé nous ment,
C’est la voix du gouvernement…
Nous abrutissant
Du luxe indécent
Étalé par les puissants.
De catastrophes on nous régale,
Mais au 20h. tout est égal.
Les infos non assimilées
De nos consciences mutilés
Toutes bientôt vont s’envoler.
La colère est vite étouffée,
L’indifférence a triomphé.
Les pires horreurs seront gobées,
Potion médiatique absorbée,
L’esprit critique a succombé.
Gavés d’inutiles rations
De prétendues informations,
On fait triompher l’émotion,
Sans inculquer les vraies notions
Permettant la compréhension.
Pour manipuler l’opinion,
La misérable communion
Qui se joue le soir au 20 heures,
Tantôt fige dans la torpeur
Tantôt exacerbe les peurs.
|
La télé nous ment,
La télé nous ment,
C’est la voix du gouvernement…
La télé défend
Un ordre étouffant
Pour le pouvoir triomphant.
La mafia gouvernementale
Est gardienne du capital.
Pour leur bien-être médiatique,
Aux millionnaires, les politiques
Ont bradé l’espace public.
Libère le territoire des ondes,
Il appartient à tout le monde.
Envahis les plateaux sur l’heure
Prend en otage le vingt heure,
Remplace le commentateur.
Réveille les consciences endormies
Par la starac’ lobotomie
La télé a volé leur cœur
Révèle l’envers du décor
Du système qui nous écoeure.
De la révolte soit le moteur
Secoue le téléspectateur,
Qu’enfin il devienne un acteur,
Rejetant tous les imposteurs
Les médiatiques dictateurs.
|
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L'insurrection qui vient
Voici une nouvelle chanson en référence au livre du Comité invisible auquel j'ai consacré un débat, ici.
L’insurrection qui vient
Refrain :
Demain,
C’est l’insurrection,
C’est l’insurrection,
C’est l’insurrection qui vient ! (bis)
Demain, pas d’homme providentiel,
Demain, pas d’issue à la crise,
Alors, agit dès aujourd'hui, prend ton autonomie, réinvente ta vie !
Demain, nous tracerons d’autres chemins,
Nous tisserons de nouveaux liens.
Enfin, viendront d’autres rapports humains,
Dans l’insurrection qui vient.
Refrain
Demain, ne va plus travailler,
Demain, arrête d'acheter,
Reprends tes parts de vie volées, tes désirs détournés, ta conscience aliénée!
La vie n’a pas besoin d’être gagnée,
Si vraiment elle nous appartient.
Demain, nous pourrons tous en témoigner,
Dans l’insurrection qui vient.
Refrain
Demain, plus d'idées imposées,
Demain, plus de maîtres à penser,
Alors, récupère ton histoire, reprends le territoire, reconquiert le savoir !
Demain, nous partag’rons le bien commun,
Entre les milliards de terriens.
Humains, l’avenir est entre nos mains,
Dans l’insurrection qui vient.
Refrain
Demain, des moyens de la dignité,
Du pouvoir redistribué,
Demain, de l’union des communautés,
Naîtra la fraternité.
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L'âme des anars
Un petit détournement à présent, sur la musique du titre de Charles Trenet, L'âme des poètes...
L'âme des anars
Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les anars ont disparu,
Leur révolt' couve encore dans les rues.
Les jeunes gavroches des banlieues
Défient toujours l’ordre établi
Sans connaître le nom de Durruti.
On crie toujours morts aux vaches, aux flics
Aux keufs, aux schmitts ou aux condés.
Quand on est a court de répliques
On déterre les pavés...
Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les anars ont disparu,
Leurs slogans recouvrent encore les rues.
Des murs lointains de la banlieue
Aux remparts de la capitale,
La révolte en lettres capitales,
Révèle encore la misère, l’injustice,
Dénonce les flics, l’autorité.
Au mur, un tag « nique la police »
Recouvre un « A » cerclé...
Longtemps, longtemps, longtemps
Après que les anars ont disparu
Leur esprit plane encore sur les rues.
Sans compromis, leur liberté,
Leur drapeau noir, effrayent toujours
L’autorité,
Bourgeois, vautours,
Et les curés...
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Vélo,bolo,dodo
Une petite chanson entraînante et facile à chanter pour alimenter le projet Bolo déjà évoquée ici et là… Plus précisément, cette chanson pourrait être l’un des éléments d’un (anti)spectacle de cirque… Au cours de ce spectacle entrecoupé de différents numéros (monocycles évidemment, mais aussi jonglage, acrobatie, funambulisme musical…) seraient contés des fables anarcho-écologistes et le public serait invité à y participer par différentes actions et différents discours… Le but serait qu'il parvienne à constituer un bolo temporaire avec les artistes… Mais vous en saurez bientôt un peu plus sur ce projet ainsi que sur d'autres initiatives d'Esprit68 qui concerneront Bolo'Bolo…
Le tour du monde (des bolos) à vélo
Il a fait le tour du monde sur son vélo,
Il s’en est allé de Bolo en Bolo.
Sur son chemin les prolos
Se groupaient dans des Bolos,
Paysans et métallos,
S’était beau… (lo)
Au début pas de Bolo,
C’était pas très rigolo,
Pour l’argent le populo,
Polluait la terre et l’eau,
Il se tuait au boulot,
Pour de pauvres bibelots.
(Mais…)
Pour accueillir le cycliste,
Mille Bolos sur la piste,
Se levèrent à l’improviste
Des ruines capitalistes,
Pour inviter le touriste
Utopiste…
Le capitalisme s’en va à vau-l’eau.
C’est ce que prêchait le type sur son vélo.
Pour être enfin écolos,
Groupez-vous dans des Bolos,
Ce s'ra toujours moins ballot
Qu’vos boulots !
Les gens suivant son avis,
Reprenaient sans préavis,
Le contrôle de leurs vies,
Autogéraient leurs envies,
Par eux-mêmes enfin servis
Et leurs désirs assouvis.
Le type contait ses voyages
Dans un tout nouveau langage.
C’était la langue rebelle
D’avant la tour de Babel,
Poésie universelle,
La plus belle !
Il a traversé les mers à pédalo,
Il a rencontré baleines et cachalots.
C’était pas qu’un écolo,
Il apportait sa philo,
L’autogestion sur les flots
Au mat’lots.
Les gens se nommaient Ibus,
Ils se groupaient en tribus,
Selon leurs affinités,
En totale liberté,
Créant la fraternité
Au sein des communautés.
Tous les jours sur le réseau,
Ils s’échangeaient des « hellos »
Mais comme ils vivaient plein’ment
Les rencontres évidemment,
Avaient un attrait plus grand
Qu’les écrans.
Heureux qui comme le mec sur son vélo,
A pu visiter sur terre mille Bolos,
A fait un si beau voyage
A vu mille paysages,
Est rentré chez lui très sage
Au village.
Quand il revint au pays
Où l’attendaient ses amis,
Un Bolo s’était levé
Pour fêter son arrivée,
Il y fut félicité
Et il put tout raconter !
Vous trouverez la morale
De cette histoire peu banale :
En nous gît la solution
Pour faire la révolution
Dans notre imagination,
Nos actions !
Au refrain : Il a fait le tour du monde sur son vélo, etc...
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Ya Basta !
Nouvelle chanson qui évoque à la fois le mot d’ordre Zapatiste « Ya Basta ! » et le slogan du « cacerolazo » argentin « Que se vayan todos ! », adressé aux politiciens corrompus de droite comme de gauche.
La première partie de chaque couplet est chantée par une voix féminine dans un genre de flamenco. Une voix masculine prend le relais pour la seconde partie sur un accord de guitare électrique. Les deux voix peuvent s’unir sur le refrain.
Ya Basta !
Couplet 1 :
Ils fabriquent les lois
Dont eux-mêmes se dispensent.
Ils décident pour toi
En toutes circonstances.
Ce sont les gouvernants
Qui veulent t’apprendre à vivre
Ca suffit maintenant,
Enfin tu te délivres.
Refrain :
Et tu leur dis « Ya basta »
« Que se vayan todos ! »
Tu rejettes l’état,
La misère qu’il t’impose.
Et tu leur dis « ça suffit ! »
« Et qu’ils s’en aillent tous ! »
Ta colère, ton défi
Vers la sortie les poussent.
Couplet 2 :
Ils fréquentent les riches,
Sortent des mêmes écoles,
Mais ils se contrefichent
De tenir leur parole.
C’est une classe à part,
Une nouvelle noblesse,
Pousse-les au départ !
Qu’enfin tout cela cesse !
Refrain
Couplet 3 :
Ils t’imposent de faux choix,
Afin que rien ne change
Et s’affrontent parfois,
Pour te donner le change.
Ils sont tous complices,
Amis des profiteurs.
Ils t’envoient la police
Lorsque tu cries trop fort !
Refrain (En commençant par « Et que tu dis « Ya Basta »)
Couplet 4 :
Les fausses solutions
Qu’ils donnent à tes problèmes
Sont dictées en fonctions
Des données du système.
La machine mondiale,
Qui garantit l’état,
Nourrit le capital
Et elle t’écrase toi !
Refrain (En commençant par « Mais tu leur dis « Ya Basta »)
Couplet 5 :
Ils convoitent ta voix,
Et te font des promesses,
Ils se moquent de toi,
Et te maintiennent en laisse.
Mais vienne la tempête,
Les nouveaux ci-devant,
Seront dans leur défaite
Emportés par le vent.
Refrain (En commençant par « Car tu leur dis « Ya Basta »)
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Guadeloupe partout, Grèce générale !
Chanson pour gueuler dans les manifs, inspirée par un slogan vu sur le Jura Libertaire.
Guadeloupe partout, Grèce générale !
Refrain (choisir les quatrains au choix. Au mégaphone, tous peuvent être gueulés à la suite.) :
1
Guad’loup’ partout, Grèc’ générale !
Comme les ouvriers de chez Continental,
Guad’loup’ partout, Grèc’ générale !
On va pas céder devant le capital !
2
Guad’loup’ partout, Grèc’ générale !
Il nous faut maint’nant des actions radicales !
Guad’loup’ partout, Grèc’ générale !
On va déborder les central' syndicales !
3
Guad’loup’ partout, Grèc’ générale !
Le capitalisme est en phase terminale !
Guad’loup’ partout, Grèc’ générale !
Il vient le moment de la lutte finale !
(On peut reprendre un, deux ou trois quatrains du refrain à la fin de chaque couplet ou tous les deux couplets. Une bonne solution est de chanter le troisième quatrain du refrain à la fin du couplet 2, le deuxième à la fin du couplet 4, le premier à la fin du couplet 6 et les trois à la suite dans n’importe quel ordre à la fin de la chanson.)
Couplet 1 :
Amérique latine,
Chine ou Birmanie
De la Grèce à la nouvelle Calédonie,
Partout les émeutes
Contre la misère,
On voit qu’ça chauffe un peu partout sur la terre.
Couplet 2 :
Ils sont tous comme toi
Victimes du systèm’.
D’l’Europe aux Antilles les enn’mis sont les mêmes.
Ceux qui accaparent
Pouvoirs et argent,
Il faut les virer avec les dirigeants.
Couplet 3 :
Cités en émeutes,
Révoltes en prison
Il faut maintenant se faire une raison,
On ne pourra plus
Changer d’direction,
On n’voit notre av’nir que dans l’insurrection !
Couplet 4
Pas de compromis,
Ou de faux débats
Nous n'avons jamais eu d'acquis sans combat.
Au bout de la lutte,
Notre dignité,
Sera reconquise dans la fraternité.
Couplet 5
Chômeurs ou précaires
Tous dans la galère,
On a intérêt à êtr’ tous solidaires !
Ils veul’ nous monter
Les uns contr’ les autres !
Avec ou sans papiers tes misères sont les nôtres !
Couplet 6 :
Tous ces décideurs,
Planificateurs,
Ils sont surtout les complices des profiteurs
Actionnair’, banquiers,
Tous faux-monnayeurs,
Il faut qu’le pouvoir revienne aux travailleurs.
Couplet 7 :
Ils dis’ ça va mieux,
Espèr’ la reprise
Ils voudraient sortir l’économie d’là crise.
Mais c’est le marché
Qui crée la misère
C’est l’économie qui est notre cancer !
Couplet 8 :
Ils crach’ les milliards
Quand ça les arrange
Ils mentent et ils trichent pour que rien ne change.
Les masqu’ sont tombés,
On peut plus les croire
Maint’nant c’est à nous d’enfin écrire l’Histoire !
Gordebi/Lucrèce
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Non, tout cela n'est pas qu'un rêve
La mélodie de cette chanson est construite à partir du deuxième mouvement de la sonate KV545 de Wolfgang Amadeus Mozart ! La structure de la chanson n’est pas identique à l’original, puisqu'à l’inverse de la sonate, le thème plus mélancolique est placé en premier, pour que le thème plus « optimiste » puisse y répondre. Vous trouverez ici la version de la chanson qui colle le plus à la mélodie originale mais qui est la plus dure à chanter (plus de détail sur la page album).
A propos, Mozart n’a jamais touché le moindre droit d’auteur au cours de son existence… Ce qui prouve que la soi-disant « propriété intellectuelle » aujourd’hui férocement défendue par les firmes et les marques déguisées en « artistes », n’est pas une condition indispensable à l’abondance et à la qualité de la création artistique.
Non tout cela n'est pas qu'un rêve !
Quand nous n’aurons plus de forêt à tuer,
Quand nous n’aurons plus de mer à polluer,
Nous en viendrons enfin à brader
Nos vies, nos corps et notre intimité,
Notre être en sa totalité.
La propriété au-delà de l’usage
A forgé les chaînes de notre esclavage.
Les titres de quelques actionnaires
Enlèvent au plus grand nombre ses droits sur la terre,
Le condamne à la misère.
Refuse la fatalité !
Le nouveau monde attend d’être habité.
Reconquiers enfin ta dignité !
En t’émancipant tu libères l’humanité
Et révèles sa vérité.
Impose le partage et l’équité,
Si les hommes sont affamés, si les ressources sont gaspillées, si la terre est si maltraitée,
C’est que les richesses et les pouvoirs sont concentrés en quelques mains !
Pour garantir les lendemains,
Répartis le bien commun.
Quand de temps en temps on te pousse à voter,
Pour des programmes et des idées imposées,
Pour des gens que tu ne connais pas,
Qui font les lois que tu ne comprends pas
Mais qui s’imposeront à toi.
Dans cette usine qui ne t’appartient pas,
Tu produis des biens dont tu ne jouiras pas.
Rien n’est à toi et quoiqu’on en dise
Tu n’es toi-même rien d’autre qu’une marchandise,
Et on te rentabilise.
Refuse la fatalité,
Dans ton champ, ton village ou ta cité
A présent reprends ta liberté !
En t’émancipant tu libères l’humanité
Et révèles sa vérité.
Décide là où ta vie est ancrée,
De toutes les richesses à produire, de tous les moyens à fournir, de la peine à y consacrer.
La démocratie n’a de vrai sens que vécue au quotidien,
Pour désigner quels sont les biens
Qui combleront tes besoins !
On te réunit sous de fausses bannières,
On t’isole au sein de fausses frontières,
On t’impose de fausses prières.
Toutes ces identités arbitraires
Préparent les prochaines guerres.
On t’impose une fausse réalité,
Dans laquelle on voudrait te voir habiter,
Mais toujours en tant que spectateur,
Qui abandonne sa vie à quelques décideurs,
Complices des exploiteurs.
Refuse la fatalité !
Et dans le jeu de tes affinités,
Reconquiers ta propre identité !
En t’émancipant tu libères l’humanité
Et révèles sa vérité.
Cesse de vivre par procuration,
Donnée à la télévision, ou à ces entités fictives que sont l’église ou la nation.
L’existence est polluée et amoindrie par leur domination.
Trouve ta propre inspiration,
Ta propre illumination.
Non, tout cela n’est pas qu’un rêve,
Il ne tient qu’à nous qu’un nouveau jour se lève,
Pour rebâtir dans la dignité
Un monde qu’enfin nous puissions vraiment habiter,
Dans la paix la liberté,
Sans renier notre humanité…
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Le père Vénère
Cette chanson, écrite et interprétée vite fait a capella par Le Père Vénère pour Esprit68 , est évidemment une adaptation du fameux « Le Père Duchesne » composée en 1892 en référence au journal du même nom. Une version du Père Duchesne ouvre la compilation de chansons révolutionnaires post-soixante-huitardes Pour en finir avec le travail, que l’on peut écouter sur l’une des radios d’Esprit68.
Ne nous y trompons pas, le Père Vénère est un brave gars, un peu porté sur le picrate, qui, même s’il préconise de massacrer les flics, les managers, les coachs, les actionnaires, les banquiers, les publicitaires, et de foutre les écolos dans le bac des déchets recyclables, demeure de fort bonne compagnie. Peut-être d'ailleurs qu'un jour le père Vénère éditera son propre fanzine...
Le père Vénère
Né en septante-deux, nom de Dieu,
Mon nom est père Vénère
Né en septante-deux, nom de Dieu,
Mon nom est père Vénère
Je n’srai pas chichiteux, nom de Dieu,
Je veux dédier ces vers, sang Dieu,
A Bonnot et Baader, nom de Dieu !
A Bonnot et Baade-e-e-er !
Si tu aimes le feu, nom de Dieu,
Deviens un incendiaire,
Si tu aimes le feu, nom de Dieu,
Deviens un incendiaire,
Embrase les banlieues nom de Dieu,
La racaille policière, sang Dieu,
Nettoie la au Karcher, nom de Dieu !
Nettoie la au Karche-e-e-er !
Les écolos foireux, nom de Dieu,
S’éclairent au nucléaire !
Les écolos foireux, nom de Dieu,
S’éclairent au nucléaire !
Hypocrites, peureux, nom de Dieu,
Fous ces tartuffes verts, sang Dieu,
Dans le bon container, nom de Dieu !
Dans le bon containe-e-e-er !
Ne sois donc plus merdeux, nom de Dieu,
Détruis ton manager !
Ne sois donc plus merdeux, nom de Dieu,
Détruis ton manager !
Coupes ton coach en deux, nom de Dieu,
Fous l’entreprise par terre, sang Dieu,
Et l’patron dans la merde, nom de Dieu !
Et l’patron dans la merde-e-e-erde !
Si tu veux être heureux, nom de Dieu,
Fusille les actionnaires !
Si tu veux être heureux, nom de Dieu,
Fusille les actionnaires !
Mets les banquiers au feu, nom de Dieu,
Fous la finance en l’air, sang Dieu,
Sois révolutionnaire, nom de Dieu !
Sois révolutionnai-ai-ai-aire !
Aux média crapuleux, nom de Dieu,
Déclare enfin la guerre !
Aux média crapuleux, nom de Dieu,
Déclare enfin la guerre !
Remplace les journaleux, nom de Dieu,
Pends les publicitaires, sang Dieu,
A tous les lampadaires, nom de Dieu !
A tous les lampadai-ai-ai-aires !
Le vieux monde est affreux, nom de Dieu,
On ne peux plus s’y faire !
Le vieux monde est affreux, nom de Dieu,
On ne peux plus s’y faire !
Nous lui disons adieu, nom de Dieu,
Nous bâtirons sur terre, sang Dieu,
L’idéal libertaire, nom de Dieu !
L’idéal libertai-ai-ai-aire …
L’idéal libertai-aires !
Père Vénère
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No Border
Voilà une chanson qu’on a construit ensemble avec Louise Mimie. Elle est bâtie sur une structure inhabituelle, sans refrain, mais je pense qu’elle peut fonctionner… Avec ces couplets ou avec d’autres, parce qu’avec Louise, on a écrit plusieurs versions sans être complètement satisfaits, notamment de la fin. A voir à l’usage…
No Border
Le pouvoir trace ses lignes sur la terre,
Construit ses murs ses frontières,
Et il faut que tu t’insères
Au sein de ses cases arbitraires.
Partout s’étend le désert,
Toujours les lignes se resserrent,
Expulsant ce qui ne sert
Au quadrillage planétaire.
Si tu ne peux pas t’y faire,
Apparaît une main de fer,
Cette poigne policière
Te reconduit à tes frontières.
De ta misère on se sert
Dans d’autres lieux, d’autres filières,
Ton errance est nécessaire
A cet ordre inégalitaire.
Situation régulière,
Situation irrégulière,
Ces illusions judiciaires
Déguisent une même misère.
Intégré mais solitaire,
Tu devras mendier ton salaire,
Tu as bien pour te distraire
Les illusions spectaculaires.
Dans cette vie mensongère,
On te dirige et on te gère,
On te donne un manager
Ta vie te devient étrangère.
Etranger à la nature,
A tes biens, à ta nourriture,
Etranger à ton futur,
A tes désirs à ta culture
Mais enfin vient la colère,
Le dégoût pour cet univers,
Tu reconnais ta misère
Chez l’étranger, chez l’étrangère.
Rétention pénitentiaire,
Hystérie concentrationnaire,
Nous détruirons les frontières,
Nous abolirons les barrières.
Les frontières à l’extérieur,
Et les barrières à l’intérieur,
Quand nous ouvrirons nos cœurs,
Nos vies deviendront no border.
Quand nous ouvrirons nos cœurs,
Nos vies deviendront no border.
Louise Mimi et Lucrèce
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Coupe du monde 2010, détournement officiel : 1 et 2 et 3, et la rue est à toi !
Afin de railler la vaste entreprise de crétinisation planétaire, le clinquant déferlement publicitaire déguisé en spectacle sportif, qui va tenter de coloniser chaque parcelle de cerveau humain, pour distraire les masses des progrès de l’injustice et de l’exploitation, nous vous proposons un détournement de « Waka Waka », l’hymne de la coupe du monde 2010 chanté par Shakira.
Un et deux et trois, et la rue est à toi !
Première mi-temps
Tu aimes le football
Ou tu ne l’aimes pas,
C’est pas très grave, qu’ton équip' gagn' ou qu’elle gagn' pas.
Car à l’occasion
Des fins de parties,
T’iras dans la rue secouer la cage d’un ordre pourri.
Quitte plus tôt, ton boulot !
Les calicots sur le dos !
Avec ta cagoule, déboule !
Descends dans la rue, au but !
Un et deux et trois,
Zéro à trois,
Et la rue est à toi !
Tu rends les flicards, tricards,
L’ordre bourgeois sans voix !
Un et deux et trois,
Zéro à trois,
Et la rue est à toi !
Seconde mi-temps
Tu as débuté
La manif sauvage
La télé coupée, t’es réveillé et tu as la rage.
Tu fais dans la rue
Ton propre spectacle,
Contre les condés, contre leurs médias tu prépares les tacles.
La vraie partie, est ici !
Classe contre classe, face à face !
Joue l’insurrection, champion !
Tire tes penaltys, titi !
Un et deux et trois,
Zéro à trois,
Et la rue est à toi !
Aux médias tu dois, un doigt !
Contre les flics : coup d’trique !
Un et deux et trois,
Zéro à trois,
Contre l’ordre bourgeois !
Prolongations
Les riches organisent
Ton exploitation,
Tu dois songer, sans plus tarder, à leur expulsion.
Ils voudraient te prendre
Retraite et Sécu,
Le match commence, tu peux les contrer tout n’est pas perdu.
Sur les retraites, pas d’retraite !
Sur la rigueur pas d’accord !
Reprends le pouvoir ce soir !
Le terrain perdu, t’est dû !
Un et deux et trois,
Zéro à trois,
Et la rue est à toi !
Contre les patrons, cartons !
Tu te défoules, coup d’boule !
Un et deux et trois,
Zéro à trois,
Contre le patronat !
Tirs au but
De l’ordre marchand
Tu sonnes le glas
Sur les pavés, repris aux Champs, tu fais la holà.
Reprends le pouvoir,
Le terrain perdu,
Les dépôts, les trains, les grands magasins, les routes et les rues.
Contre les banques, les bal' manquent !
Mais l’incendie est parti !
La grève générale, totale !
La lutte finale, s’installe !
Un et deux et trois,
Zéro à trois,
Et la rue est à toi !
Où sont les partis ? Partis !
Les syndicats, pas là !
Un et deux et trois,
Zéro à trois,
Et la vie est à toi !
Ragga à psalmodier selon le contexte :
Le spectacle marchand peut être détourné / Le piège médiatique peut être retourné / Tu peux utiliser cette mascarade / Pour dresser tes barricades / Retourne le piège dressé pour toi / et la rue est à toi !
Ou bien :
Une coordination nationale est créée / Elle va se mettre en place pour qu’tout soit abrogé / Pas d’soumission aux actionnaires / Vive la révolte populaire / Ils ne feront plus leurs coups bas / Car la rue est à toi…
Et puis à nouveau un des refrains au choix …
L'Équipe d'Esprit68
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Machine à fric (Black Flag for the Cup)
Un nouveau détournement en lien avec la coupe immonde, le pastiche de l’autre hymne officiel, à savoir « Wavin’Flag » du rappeur somalien K'naan. Enfin c’est dur à suivre… Parce que Wavin’Flag semble être l’hymne officiel « Coca-Cola », mais à Esprit68 on est un peu largué à ce propos et finalement on s’en fout… On a quand même remarqué que les paroles originales de la chanson parlaient plus de la lutte pour la liberté que de football, ce qui rend encore plus déplorable l’association de cette chanson à l’odieux spectacle marchand qui voudrait gangrener nos cerveaux. Finalement, notre détournement redonne peut-être son vrai sens à « Wavin’Flag »…
Machine à fric (Black Flag for the Cup)
Ooooo,
Oooooooooo…
Au moins cet air là,
N’est pas à la gloire de Coca-Cola !
La coupe du monde
Est en Afrique,
C’est une immonde
Machine à fric,
Qui va gaver
Les annonceurs
Et abreuver
Marques et Sponsors.
Les ballons ronds
Dans ce système
Profiteront
Toujours aux mêmes !
Dans les Townships
Ça se dégrade
Mais on équipe
Les nouveaux stades !
Ils s’en fout’ que tu crèves
Pour ce stad’ construit avec ton sang
Et c’est pourquoi tu t’es mis en grève
Pour obtenir un salaire décent !
Nous disons… Refrain x 2 :
Suis ton propre but
Ton propre chemin
Débute la lutte
Combats pour tes lendemains,
Pour tes lendemains,
Pour tes lendemains,
Pour tes lendemains !
Pour tes lendemains !
Ooooo,
Oooooooooo…
Entonne ce chant,
Qui dénonce le spectacle marchand !
Nationalisme,
Prostitution,
Hooliganisme,
Exploitation…
Fausses valeurs,
Futilités,
Font le malheur
Des exploités.
C’est le spectacle
Que l’on te sert
Quand tu renâcles
À ta misère.
Les billets verts
Des footballeurs
Sont le revers
De tes malheurs.
Ils déportent ta misère,
Loin des postes de télévision
Mais tu leur as déclaré la guerre
En déclenchant ton insurrection.
Nous disons… Refrain x 2 :
Choisis ton équipe
Ta communauté
Pour que s’émancipe
La classe des exploités,
Pour te révolter,
Pour te révolter,
Pour te révolter !
Pour te révolter !
Ooooo,
Oooooooooo…
Des Vuvuzela,
Pour sonner le glas de Coca-Cola !
Rêves factices,
Pour que t’oublies
Les injustices
Qui te lient…
Si tu dissipes
Ces illusions,
Tu t’émancipes
De l’oppression.
Dans ce mondial
Mène ta lutte,
Du capital
Cause la chute !
Vuvuzela
De la colère
Sonne le la
Des prolétaires !
Car le feu de ta colère
Déborde de la coupe d’argent
Et va se répandre sur la terre
Pour consumer cet empire marchand.
Nous disons… Refrain x 2 :
Joue ton propre jeu
Mène ton action
Le plus bel enjeu
C’est bien la révolution,
La révolution,
La révolution,
La révolution !
La révolution !
Ooooo, Oooooooooo… Nous disons… Refrain x 2
Sur les barricades
Él’vées le grand soir,
Au sommet des stades,
Depuis, flotte un drapeau noir,
flotte un drapeau noir,
flotte un drapeau noir, flotte un drapeau noir, flotte un drapeau noir
L'Équipe d'Esprit68
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Fais de belles grèves baby !
Voilà une petite chanson sur le thème « Faites l’amour et la révolution, pas le travail ! ».
Fais de belles grèves baby !
Pas vu à la télé,
Mais vu à la manif,
Après le défilé,
On est resté actif.
Com’ on était pas pressé,
On s’est tous mis à danser.
Nos regards se sont croisés
Et je suis venu t’aviser :
Fais d’bell’ grèves baby !
Fais d’bell’ grèves baby, oh oui !
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves baby, oh oui !
On s’est bien amusé,
C’était plutôt festif.
Puis tu m’as embrassé
Et tu m’as dit « j’te kiffe ! »
On est parti dégoter
Un petit coin à squatter
Et on s’est si bien aimé
Qu’au matin je t’ai proclamé :
Fais d’bell’ grèves baby !
Fais d’bell’ grèves baby, oh oui !
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves baby, oh oui !
Ne plus aller bosser,
Pour le si bon motif,
Qu’on veut se caresser
Sur un mode intensif.
Passer son temps à s’aimer,
Plutôt que de consommer,
Continuer à lutter
A manifester, à chanter :
Fais d’bell’ grèves baby !
Fais d’bell’ grèves baby, oh oui !
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves baby, oh oui !
C’était une bonne idée,
En jouant collectif,
La grève nous a soudé
100 jours consécutifs.
L’gouvernement a cédé
Il nous a tout accordé
Les 35 heures à l’année
Mêm’ le droit de nous gouverner !
Fais d’bell’ grèves baby !
Fais d’bell’ grèves baby, oh oui !
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves baby,
Fais d’bell’ grèves baby, oh oui !
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves,
Fais d’bell’grèves baby, oh oui !
Paroles et musique : Lucrèce
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