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Page d'accueil > Films et vidéos recommandés
Dernière mise à jour : 6 mai 2013.
Sur cette page, vous pourrez accéder aux films et vidéos sélectionnés à partir d’un classement par catégories et d’un classement alphabétique par titres.
Le parti pris retenu a été, non pas de se baser sur les possibilités des réseaux d’échanges décentrés, comme sur l’excellent site des Renseignements Généreux, mais tout simplement de compiler des séquences déjà visualisables sur des sites d’hébergements de vidéos, par la technique des lecteurs exportables. Afin de permettre un affichage plus rapide, les diverses séquences sont simplement classées et décrites sur cette page. Un lien présent dans la description – généralement l’image de présentation – renvoie à une page spécifique où vous pourrez visualiser le document. Si le document se décompose en plusieurs parties, celles-ci sont visualisables sur cette page unique, ce qui permet de se dispenser des recherches parfois laborieuses sur les sites de partage vidéo.
Vous pouvez nous signaler une nouvelle vidéo, ou nous informer qu’une vidéo auparavant visualisable est supprimée du site de partage en écrivant ici (contacter@esprit68.org).
Derniers documents vidéo mis en ligne :
Marseille, capitale de la rupture
NOTRE-DAME-DES-LANDES … Au cœur de la lutte
Classement par catégories :
Bêtise et arrogance de la classe dirigeante
Brutalités policières et dérives sécuritaires
Critique des médias
Critique du capitalisme et de la société spectaculaire marchande
Décroissance
Dérives scientistes et périls de la techno science
Écologie, agriculture, antispecisme
Éducation, société
Histoire et révolution
Humour
Impérialisme et néo-colonialisme
Le travail en question
L’illusion monétaire
Luttes et alternatives
Par ordre alphabétique, les films :
68, 69 - Ungdomshuset, 93 la belle rebelle, Alerte à babylone, Attention danger travail, Avec le sang des autres, Braves gens n'ayez plus peur, Brave New World, Carnet de Route : Un Autre Monde est Possible, Chomsky et compagnie, Coup d'État contre Chavez, Critique de la Séparation, Déchets, le cauchemar du nucléaire, De la servitude moderne, Depuis l'école publique de Djélibougou, Commune I, Bamako, Earthlings, Enfin pris ?, Entre sabres et Goupillons, Escadrons de la mort, l’école française, François Duprat, une histoire de l’extrême droite, Gasland, Guy Debord, son art et son temps, Homo Toxicus, In girum imus nocte et consumimur igni, Inside Job, La bataille de Tchernobyl, La dialectique peut-elle casser des briques ?, La machine à Expulser, La mise à mort du travail, La Société du Spectacle, La sociologie est un sport de combat, L'An 01, L'Argent dette, L'Argent Dette 2 : Promesses Chimériques, La stratégie du choc, Le bien commun : l'assaut final, Le cauchemar de Darwin, L'écoeurement, Le monde selon Monsanto, Le silence des nanos, Les raisons de la colère, Les sentiers de l’Utopie, Le temps des bouffons Le Titanic Apicole, Les derniers maîtres de la Martinique, Les sentiers de l’Utopie, Les Yes Men refont le monde, L'île aux fleurs, L'orchestre noir, Manufacturing Consent - La fabrique du consentement, MIL, Nestor Makhno, paysan d'Ukraine, Nécessaire(s) Territoire(s), Ni vieux, ni traître, NOTRE-DAME-DES-LANDES … Au cœur de la lutte, Notre poison quotidien, Planète à vendre, Pouvoir et terreur, Que qui peut puisse !, Pas vu, pas pris, Pig Business, Quand les arbres s'agitent, R.A.S. Nucléaire, rien à signaler, Réfutation de tous les jugements, RFID : la police totale, Simplicité volontaire et décroissance, S'organiser pour ne plus toucher au grisbi SALOPE !, Surplus - La consommation par la terreur, The Corporation, The Fourth World War, The take, Torture made in USA, Tous au Larzac ! This Is What Democracy Looks Like, Un monde à vendre 1) OGM, la mainmise sur l'agriculture, Un monde à vendre 2) Les monstrueux animaux de la génétique, Uranium : le scandale de la France contaminée, Vainquons Vin$$i, Vivre l'Utopie, Volem rien foutre al païs, Voyage En Cybernétique (Das Netz – La Toile), Water Makes Money, We feed the world – Le marché de la faim, ZAMBIE : A QUI PROFITE LE CUIVRE ?, Zeitgeist
Par ordre alphabétique, les documents et vidéos :
9000 MILLIARDS DE DOLLARS VOLATILISÉS !, Aqua-Petrolæum, Bêtise et compromissions ordinaires du pouvoir, Comprendre la dette publique (en quelques minutes), Copier-cloner, Créer, c'est résister... Résister, c'est créer !!, Discours d’Hugo Chavez à la « COP15 » de Copenhague, Du Mac Do et des Jeux, Entretien avec Mathieu Rigouste, Fabrice Nicolino sur les conséquences écologiques de la consommation mondialisée de viande, Frédéric Lordon : les médias et la crise financière, G20 Pittsburgh juillet 2009 : Les nouvelles armes de la guerre contre les peuples, Inculture(s) 1 - L'éducation populaire, monsieur, ils n'en ont pas voulu..., Journée sans achat, La Françafrique se porte bien, La fRance de la haine, La répression qui vient en Europe, Le clown menteur, Le faux problème des retraites, Les médias mentent, Les tanneries, c’est loin d’être fini !, Le vrai visage de Daniel Cohn-Bendit, Libérez l'espace : Tanneries / Pot-Co-Le - Dijon !, LQR - la propagande du quotidien, Marseille, capitale de la rupture, Montreuil, juillet 2009, brutalités policières, Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, par Hervé Kempf, Racisme ordinaire à l’UMP ou au PS, Réveille-toi, révolte-toi - mets-toi en mouvement, Sans casque ni bouclier » et « paroles de policiers », Sélection de quelques vidéos de Seb Musset, Serge Dassault, le droit de grève, l’exemple chinois et la liberté de la presse…, Serge Latouche & SinéHebdo, Sophie Divry contre les éco-tartuffes, The good consumer, Un monde merveilleux
| Bêtise et arrogance de la classe dirigeante |
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Bêtise et compromissions ordinaires du pouvoir
De Michèle Alliot-Marie à Boris Boillon, de Nicolas Sarkozy à Dominique Strauss-Khan, La bêtise arrogante et les lamentables compromissions des femmes et des hommes de pouvoir français face à la dictature. |
François Duprat, une histoire de l’extrême droite
Webdocumentaire de Joseph Beauregard et Nicolas Lebourg, 2011. Réalisée à l’origine pour la télévision, cette coproduction lemonde.fr / 1+1 a toujours été refusée, son sujet étant considéré comme trop pointu et polémique. Elle a néanmoins pu déboucher sur un Webdocumentaire qui évoque l’histoire de François Duprat, théoricien d’extrême droite assassiné en 1978. Employé comme balance par la police française et les RG, minable barbouze anti-communiste au Congo après la chute de Patrice Lumumba, militant dans les années 60 au sein du groupe d’extrême droite Occident, aux côtés d’Alain Madelin, de Gérard Longuet et de Patrick Devedjian (qu’il n’hésitera d’ailleurs pas à balancer aux flics), artisan du financement occulte des partis politiques français, François Duprat terminera son édifiante carrière comme numéro 2 du Front National. Comparé par Jean Marie Le Pen tour à tour à Brasillach, à Alexandre le Grand et au Christ (!), Duprat a contribué au renouveau théorique de l’extrême droite française et notamment à la diffusion du négationnisme. Il a amorcé son virage anti-sioniste et est à l’origine du développement de la thématique anti-migratoire. Sa tombe est encore un lieu de pèlerinage pour tous les militants d’extrême droite européens. |
Le clown menteur
Pour mémoire… Nous dirons donc vraisemblablement adieu à ce bien triste sire… Mais même s’il retourne aux poubelles de l’histoire, cela n’efface pas ses méfaits et cela ne laisse pas présager un avenir meilleur pour autant. |
Le vrai visage de Daniel Cohn-BenditMontage réalisé par Mattlouf pour illustrer une intervention de la journaliste Sophie Divry, du mensuel « La décroissance » réalisée lors du second contre-grenelle de l’environnement à Lyon le 2 mai 2009. Le vrai visage de Daniel Cohn-Bendit, ou comment le partisan de la stratégie de la « pastille verte » et du capitalisme repeint en vert, le chouchou des médias et du MEDEF, le caméléon de la politique, le canada-dry de la rébellion, apparait, malgré ses pathétiques retournements de veste, pour ce qu'il est : un faux rebelle et un vrai notable néo-libéral, productiviste, scientiste et partisan de l'horreur consommatrice. |
Marseille, capitale de la ruptureRéalisé par la rappeuse Keny Arkana, le collectif « la rabia del pueblo » et des habitants du quartier de Noailles à Marseille, ce documentaire de 20 minutes reprend le titre d’une chanson de Keny Arkana pour dénoncer le projet « Marseille-Provence, capitale européenne de la culture 2013 », exemple flagrant de l'instrumentalisation de la culture à des fins politiques, sociales et économiques ; ou comment la culture dominante est utilisée pour redessiner une ville à l'image des promoteurs et au mépris de ses habitants qui se voient expulsés peu à peu... Ce mini-docu a voulu donner la parole aux acteurs concrets de la ville, ceux que l'on entend que trop rarement... |
Racisme ordinaire à l’UMP ou au PSDe Brice Hortefeux à Manuel Valls, de Patrick Balkany à Roselyne Bachelot, à l’UMP ou au PS, le racisme ordinaire, dirigé contre les beurs, les blacks ou les pauvres. |
Serge Dassault, le droit de grève, l’exemple chinois et la liberté de la presse…Serge Dassault… Tout un poème… Président-directeur général du Groupe dassault, sénateur UMP et ancien maire de Corbeil-Essonnes, président de la Socpresse – groupe de presse publiant notamment Le Figaro –, il fait parti des 100 hommes les plus riches du monde. En tant qu’élu de la république et en tant que chef d’entreprise, Serge Dassault a naturellement son idée sur les droits des citoyens et des travailleurs. Il l’exprime dans une interview donnée à I-télé à propos du droit de grève et de l’exemple chinois dont, selon lui, feraient bien de s’inspirer les travailleurs français. Serge Dassault est également un patron de presse qui livre sa conception de la liberté de la presse dans une autre interview fameuse, donnée à France Inter en 2004 et dont l’extrait le plus intéressant est ici repris… Esprit68 ne peut être tenu responsable des nausées et vomissements auxquels le visiteur pourrait être sujet en découvrant ces documents. |
| Brutalités policières et dérives sécuritaires |
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La machine à Expulser
Web documentaire réalisé par Julie Chancel et Mickaël Mitz. Composé en 4 parties, la première « La procédure », elle-même divisée en quatre chapitre – La rupture, L'urgence, La violence, L'absurde – et les suivantes, « Le système », « L'accompagnement », « L'objectif », ce documentaire nous rappelle quelques vérités sur la chasse à l’étranger, les centres de rétention, l’absurdité et l’inhumanité des politiques d’expulsions actuelles. Il démontre également que tout en brisant des milliers de vies humaines, ces politiques demeurent aussi inefficaces que couteuses, et qu’elles entretiennent des réflexes de délation et une atmosphère d’arbitraire et de violence qui évoque plus sombres heures de l’histoire française. |
La répression qui vient en EuropeDeux témoignages vidéos sur la répression policière exercée lors des manifestations de fin septembre et début octobre 2010 à Bruxelles, contre les politiques d’austérité en Europe : « Mais que fais la police » revient sur la journée du 29 septembre 2010, qui a vu près de 100 000 personnes venues de partout en Europe pour crier leur mécontentement contre le système actuel. Vers la fin du cortège, la police intervient violemment, sans raison apparente. Des manifestants s'insurgent, mais la foule est dispersée, selon des méthodes brutales et la police prend soin d'empêcher les gens de récolter des preuves... Mesures sécuritaires disproportionnées, censure des medias, arrestation massive, procès d'intention, délits de sale gueule... des méthodes qui ne sont guère différentes de celles employées dans les régimes autoritaires. « Tous les uniformes ne sont pas bleus », nous montre ensuite la violence policière perpétrée avec la complicité du service d’ordre syndical : « Les policiers sont des travailleurs, on est tous des travailleurs bordel, restez calme ! Laissez tombez franchement ! Les policiers sont des travailleurs laissez les tranquilles, ils font leur travail. » clame ce syndicaliste pour stopper le mouvement spontané de solidarité des manifestants à l’égard des personnes arrêtées. Ces témoignages montrent comment la répression s’abat dorénavant férocement sur tout discours ou toute action remettant véritablement en cause le système injuste et destructeur qui nous emprisonne et allant au-delà des simulacres de contestation organisés par les gestionnaires de notre misère. |
G20 Pittsburgh juillet 2009 : Les nouvelles armes de la guerre contre les peuplesPour disperser les manifestants en marge du sommet du G20 en Pennsylvanie, les canons à eau ont été remplacés par d’autres types d’armes «non létales» issues de recherches militaires. Par exemple, le LRAD — Long Range Acoustic Device —, qui a fait ses premières armes en Irak en 2006, comme lors du récent coup d’État militaire au Honduras, est présenté dans la littérature comme «un système d’hyperfréquence (qui) peut être dirigé sur un groupe d’individus, entraînant nausées, malaises intestinaux, troubles de la vision et de l’ouïe». Les images qui suivent, prises par des sources indépendantes et diffusées sur Indymedia, révèlent toute cette belle mécanique contre-insurrectionnelle. |
La fRance de la haine
Ce documentaire a été réalisé par des militant.e.s antifascistes au cours de l'année 2011. Il dresse un portrait de la France raciste, xénophobe et fasciste de ces dernières années, à travers 4 axes de lecture : |
Montreuil, juillet 2009, brutalités policièresLe 8 juillet au matin, à Montreuil (93), de nombreuses forces de police dont des éléments du RAID évacuent le squatt «La Clinique». Le 8 au soir, alors qu’aucune altercation n’oppose passants et policiers, des tirs de «flashball» blessent cinq personnes dont une très gravement, Joachim Gatti, touché au visage, l’œil éclaté. Le 13 juillet, toujours à Montreuil, réprimant une manifestation de protestation contre les agressions policières du 8, nouveaux tirs de «flashball», nouveaux blessés, douze interpellations. Pour se remémorer ces tristes évènements, symptomatiques des dérives fascisantes du Sarkoland, une première vidéo qui rappelle que Joachim Gatti, réalisateur de 34 ans, a perdu son œil du fait de la brutalité policière et une seconde vidéo de Béatrice Turpin sur la manifestation paisible du 13 juillet brutalement chargée par la police. |
« Sans casque ni bouclier » et « paroles de policiers »Deux témoignages édifiants sur les réalités de la politique sécuritaire en France. Le premier émanant d’un ex officier de police qui accepte de témoigner le 27 octobre 2005, dénonce l’instrumentalisation de la police, la manipulation de l’opinion, le trucage des statistiques et ses effets désastreux, la mise au pas des policiers et le silence imposé sur toutes ces dérives. Le second émane d’un ancien CRS révoqué pour manquement à l’obligation de réserve. Il dénonce les dérives fascisantes de la BAC et montre comment l’utilisation des délits d’outrage et de rébellion sert à couvrir les exactions les plus graves tout en donnant lieu à une nouvelle forme de racket. |
Torture made in USA
Film documentaire de Marie-Monique Robin, 2009. Après « Le Monde selon Monsanto » et Escadrons de la mort, l’école française », la journaliste indépendante, revient sur la manière dont l’administration Bush a institutionnalisé la torture dans le cadre de sa guerre contre le « terrorisme ». Elle montre notamment que les sévices perpétrés dans la prison d'Abou Ghraib n’étaient en aucun cas les actes isolés de « brebis galleuses » mais résultaient d’instructions établies au plus haut niveau, déjà mises en œuvre au camp de Guantanamo et hiérarchisant les diverses formes de tortures. (...) |
Un monde merveilleuxMontage vidéo réalisé par Esprit68, illustrant la répression, par la police danoise, des manifestants pacifiques, en marge de la conférence sur le climat de Copenhague, qui s’est tenue du 7 au 18 décembre 2009. Au-delà de l’intolérable violence qui se dégage de ces images, au-delà de l’effarante disproportion entre la brutalité des « forces de l’ordre » et le calme des manifestants, ces témoignages en disent long sur la nature du nouvel ordre mondial qui peu à peu s’impose à nous sur tous les continents : des jeunes gens militent, manifestent, s’engagent pacifiquement pour préserver l’avenir de la planète, et la seule réponse qui leur est donnée s’exprime en terme de coups, d’arrestations et d’humiliations. Réponse d’autant plus choquante que les « élites » qui en sont à l’origine ont montré leur incapacité à s’entendre pour résoudre les problèmes : « En 2009, nous aurions pu agir pour sauver le climat, mais nous ne l’avons pas fait… Par contre, qu’est-ce qu’on leur a mis dans la gueule à tous ces sales écolos-gauchistes ! » |
Vainquons Vin$$iFilm documentaire sur les expulsions à Notre Dame des Landes et la résistance qui s’organise, Vainquons Vin$$i dénonce l’absurdité de la violence policière qui conduit les forces du désordre à faire la guerre dans les potagers. Les flics et les militaires bien couillons s’y font pourrir par une maraîchère qui ne garde pas sa langue dans sa poche quand elle s’aperçoit que les grenades ont précédemment pourri ses choux-fleurs. L’expulsion poignante à laquelle on assiste, confirme que la violence policière est indifférente à l’âge de ses victimes. Surtout on comprend l’importance de ce qui se joue là : la bataille du vieux monde avec ses flics, son fric, son pétrole contre le nouveau avec ses potagers, ses cabanes et ses résistant-es. Vainquons Vin$$i est suivi d’une suite, Vinci$$itude, la pomme de discorde. On y suit la réoccupation et la reconstruction du 17 novembre (avec un petit cours d’isolation de cabane en terre-paille) et les nouvelles exactions policière… A retrouver sur le site du groupe GROIX. |
| Critique des médias |
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Chomsky et compagnie
Documentaire d’Olivier Azam et Daniel Mermet, 2008. Daniel Mermet interroge Noam Chomsky sur ses thèmes de prédilection, la fabrique de l’opinion publique, l’auto-contrôle des médias dans les démocraties occidentales et les écarts de traitement de l’information qui en résultent (par exemple le « non traitement » de l’assassinat de l’archevêque Oscar Roméo au Salvador en 1980 comparé à l’indignation soulevée par l’assassinat du prêtre Popieluszko en Pologne en 1984 ou, à nouveau, l’insistance sur le génocide cambodgien et « l’oubli » du génocide perpétré au Timor Oriental). Chomsky évoque également le problème de la liberté d’expression, à propos de l’affaire Faurisson et livre sa conception de la démocratie comme démocratie « industrielle », dans laquelle les gens commanderaient aux usines et, en se groupant librement, prendraient concrètement en main les aspects les plus fondamentaux de leur vie. D’autres personnalités sont interviewées dans ce documentaire, comme le Belge Jean Bricmont – qui à jadis dénoncé quelques impostures intellectuelles françaises – et le Québécois Normand Baillargeon, auteur d’un Petit cours d’autodéfense intellectuelle.
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Enfin pris ?Documentaire de Pierre Carles, 2002. Après les journalistes vedettes du petit écran épinglés dans Pas vu, pas pris, Pierre Carles prend cette fois-ci pour cible les faux critiques de la télévision à travers la figure emblématique de Daniel Schneidermann, animateur de l’émission Arrêt sur Images. Vraie-fausse suite du premier film, creusant l’analyse des mécanismes de censure en œuvre à la télévision, Enfin pris ? est aussi une réflexion sur la manière dont le pouvoir change les gens, sur les ressorts intimes de l’ambition et de la fidélité. |
Frédéric Lordon : les médias et la crise financièreIntervention de Frédéric Lordon, économiste, directeur de recherche au CNRS, dans le cadre des Jeudis d'Acrimed, le jeudi 5 février 2009 à la bourse du travail à Paris. Frédéric Lordon analyse le discours des médias sur la crise financière et économique. Il dénonce les mensonges et les volte-face des éditorialistes, des experts et des journalistes. |
Les médias mententLes médias mentent, ou comment le PPA (Parti de la Presse et de l'Argent) nous informe ! ... Une série de 7 vidéos proposées par le Plan B. On y découvre l’information sociale broyée sous un compacteur, puis atteinte d’une maladie rare, puis on constate qu’un couple diabolique ne lui a laissé aucune chance, qu’elle s’est retrouvée à poil dans la jungle, qu’on ne lui a pas trouvé de sélectionneur, qu’elle n’a toujours pas accouchée et que Thierry Henri a glissé une main dans sa culotte. A la fin de chaque vidéo, la conclusion de Pierre Bourdieu nous rappelle la fonction du fait divers : faire diversion, « En remplissant avec du vide … on écarte les informations pertinentes que devrait posséder le citoyen pour exercer ses droits démocratiques. » |
Manufacturing Consent - La fabrique du consentementLes grands médias, financés par la machine capitaliste, ne sont évidemment pas incités à véhiculer une vision du monde contraire aux intérêts de cette machine. Au-delà de leur prétendue « mission d’information » leur véritable rôle est plutôt de « façonner l’opinion publique », afin de lui faire accepter la domination de l’ « Empire capitaliste». Telle est leur rôle de « fabrique du consentement ». C’est ce que montre le célèbre linguiste Noam Chomsky dans ce documentaire réalisé par Mark Achbar et Peter Wintonick en 1992 et justement intitulé « Manufacturing Consent » en référence à l’ouvrage éponyme de Noam Chomsky.
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Pas vu pas pris
Documentaire français de Pierre Carles, 1998. Prenant comme point de départ l’enregistrement d’une conversation de 1994 entre François Léotard, alors ministre de la culture, et Étienne Mougeotte, directeur des programmes de TF1, qui démontre leur connivence, Pierre Carles ausculte la manière dont les grands médias télévisuels censurent volontairement certains documents ou informations. Il dénonce les relations étroites entre les hommes politiques et les vedettes du journalisme et la fausse impertinence de ces derniers.
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| Critique du capitalisme et de la société spectaculaire marchande |
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Brave New WorldFilm catastrophe, par Nosostros, novembre 2001, 18 mn. Film sombre et lucide sur les attentats du 11 septembre 2001, Brave New World énonce quelques redoutables vérités sur le nouvel ordre mondial qui a émergé au lendemain des attentats. Il a également le mérite de révéler avec une étonnante prémonition la fonction des diverses thèses conspirationnistes qui allaient bientôt se construire sur les ruines des tours jumelles : émietter la réalité pour disqualifier par avance la critique authentique de l’évènement. |
Critique de la SéparationFilm de Guy Debord, 1961.« Le spectacle cinématographique a ses règles, qui permettent d’aboutir à des produits satisfaisants. Cependant, la réalité dont il faut partir, c’est l’insatisfaction. » |
La Société du SpectacleFilm de Guy Debord, 1973. Le commentaire du film est entièrement composé d'extraits de la première édition du livre La Société du spectacle (1967) et l'emploi des images est orienté par le principe du détournement. |
Réfutation de tous les jugements, tant élogieux qu'hostiles, qui ont été jusqu'ici portés sur le film « La Société du spectacle »Film de Guy Debord, 1974. « L’organisation spectaculaire de la présente société de classes entraîne deux conséquences partout reconnaissables : d’une part, la falsification généralisée des produits aussi bien que des raisonnements ; d’autre part, l’obligation, pour tous ceux qui prétendent y trouver leur bonheur, de se tenir toujours à grande distance de ce qu’il affectent d’aimer – car ils n’ont jamais les moyens, intellectuels ou autres, d’en venir à une connaissance directe et approfondie, une pratique complète et un goût authentique. Ce qui déjà est si apparent quand il s’agit de l’habitat, du vin, de la consommation culturelle ou de la libération des mœurs, doit être naturellement d’autant plus marqué quand il s’agit de la théorie révolutionnaire, et du redoutable langage qu’elle tient sur un monde condamné. Cette falsification naïve et cette approbation incompétente qui sont comme l’odeur spécifique du spectacle, n’ont donc pas manqué d’illustrer les commentaires, diversement incompréhensifs, qui ont répondu au film intitulé La société du spectacle. » |
In girum imus nocte et consumimur igni
Film de Guy Debord, 1978. Le titre du film est un palindrome latin qui se lit donc indifféremment de gauche à droite et de droite à gauche et qui signifie « Nous tournons en rond dans la nuit et nous serons dévorés par le feu ». |
Guy Debord, son art et son tempsFilm de Guy Debord, 1994. En 1994, Canal + organise une soirée « spéciale Guy Debord » et diffuse La Société du spectacle. A cette occasion, Alain De Greef commande à Brigitte Cornand un documentaire sur Guy Debord. Ce dernier accepte à condition d’être parfaitement maître du contenu… |
De la servitude moderneFilm documentaire de Jean-François Brient, d’inspiration très « Deborienne », sur le système totalitaire marchand qui nous réduit à la condition « d’esclaves modernes». Ce film démonte les rouages des démocraties libérales et montre qu’elles sont finalement très proches des systèmes totalitaires qu'elles affectent de critiquer. |
Du Mcdo et des JeuxUne vidéo de Mr Mondialisation - 2012. « Car je pense que les multinationales vont sauver la planète. En effet, dans une logique d'équité j'estime que le plus grand événement sportif au monde soit représenté par les plus grandes puissances de la mondialisation. Ces élites éclairées dont l'objectif presque divin est d'augmenter leurs capitaux, sont bien plus à-même de savoir ce qui est bon pour les milliards de citoyens qui offriront leur temps de cerveau disponible à la sainte télévision. » Cette vidéo très percutante et très pertinente se dévalue quelque peu dans sa dernière partie lorsque le commentaire laisse entendre qu'il aurait peut-être été possible d'organiser des JO « équitables ». Ce genre d'illusion peut malheureusement aboutir aux mêmes déconvenues que la croyance dans le développement « durable » ou dans le capitalisme « vert » ! Cette critique mise à part, nous recommandons chaudement son visionnage, ne serait-ce que pour la séquence où l'on revient sur l'honneur fait à Lakshmi Mittal, le patron voyou, à qui l'on fait porter la flamme olympique quand il détruit la vie des milliers de travailleurs qui entretiennent sa fortune... |
Entre sabres et GoupillonsFilm de Christian isidore Angelliaume, 2007. Sur les images détournées de la bêtise et de la violence contemporaine, le commentaire de l’auteur révèle l’incessant conditionnement qui nous conduit à accepter notre misère. L’industrie du divertissement habitue les consciences à la servitude en embellissant dans ses fictions l’arbitraire des chefs, la brutalité patriarcale et l’absurdité hiérarchique. Mais le manque d’amour inhérent à la société marchande et autoritaire, les nuisances et les souffrances qu’elle occasionne – la pollution et l’esclavage salarié devant à cet égard être considérés comme les deux faces d’une même monnaie – doivent encore être dissimulées par les mensonges d’une caste particulière, la caste des prêtes, qui se transforme aujourd’hui en une espèce particulière de prêtres médiatiques : les journalistes. |
L’écoeurementPremière partie du film "l'écoeurement" : un regard social et révolutionnaire sur la société marchande, capitaliste et industrielle, un regard sans concession, réalisé à partir des livres de son auteur que l'on peut retrouver ici. « …Puisqu’il est patent que les marchands du monde envisagent dès maintenant les techno sciences comme le plus sûr moyen de remodeler définitivement l’être humain à leur convenance. ... » |
Le bien commun : l'assaut finalDocumentaire de Carole Poliquin, 2002. « Dieu créa le monde en sept jours... Aujourd'hui, le Tout-Puissant Homme d'affaires est en train de se l'approprier et de le transformer en marchandise. Son but : proclamer le Marché Total ». Charge argumentée contre la mondialisation libérale, ce film de Carole Poliquin reprend avec humour le découpage de la Genèse pour montrer comment, en sept jour, « l’homme d’affaire » tente de s’approprier le bien commun, en faisant de l’eau, du savoir, des semences, des gènes, de la santé, et pour finir de tous les aspects de la vie, autant de marchandises. Au quatre coins du monde, les dramatiques conséquences de la dictature du marché, instaurée avec la complicité des gouvernements et contre la souveraineté des peuples, sont illustrées par des exemples concrets … « Et l’homme d’affaires se dit que cela était bon… pour les actionnaires »… |
L'île aux fleursCourt métrage documentaire brésilien réalisé par Jorge Furtado en 1989. Douze minutes ; c'est le temps durant lequel nous suivons le parcours d'une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu'à son point d'arrivée, décharge publique de l'île aux Fleurs. Sur un ton humoristique et léger, ce documentaire dénonce l’horreur de la société marchande. |
Sélection de quelques vidéos de Seb MussetA retrouver ici. Dans « Rendre le système obsolète », Seb Musset se penche sur la course à "la bonne affaire" par les "aventuriers du pouvoir d'achat perdu" et sur la destruction programmée de la classe moyenne si elle ne se remet pas en cause. Il évoque l'importance de l'acte individuel chez ceux qui se pensent éternellement victimes du système alors qu'ils sont d'abord victimes de leurs propres addictions. Dans « Punir (et faire payer) les pauvres » il montre comment au fur et à mesure que s'atrophie l'état providence, se développe sur le terrain un état policier concentrant l'essentiel de sa répression sur les pauvres. Dans « La contagion des esprits » il revient sur la campagne publicitaire en faveur du blockbuster de la rentrée 2009 : La grippe H1-N1, contre-feu qui occupe les populations sur une simple grippe, joker ultime permettant tous les excès au nom de le sécurité publique, excuse idéale pour défoncer les législations du travail, opération de com' des gouvernements qui, quelque soit la tournure des évènements auront le bon rôle. Dans « La génération M6 » il montre comment, reprenant le flambeau de la France déclinante de TF1, M6 forge l’abominable France de demain. |
Surplus - La consommation par la terreur –Documentaire d’Erik Gandini et Johan Söderberg, 2003. Ce film révèle avec brio l'absurdité et les dangers de notre société de consommation. Il dénonce les dérives du libéralisme, la coercition médiatique et publicitaire, la course insensée au profit, en s'appuyant sur les propos de l'anarcho-primitiviste John Zerzan. Les paroles de Zerzan croisent celles de Berlusconi, Bush, Chirac, Poutine, Bill Gates et Fidel Castro, sur des images des manifestations de Gênes ou des dérives consuméristes. |
The Corporation
Film documentaire canadien réalisé par Jennifer Abbott et Mark Achbar, sorti en 2003, et basé sur le livre de Joel Bakan : The corporation, the pathological pursuit of profit and power. |
The good consumerLe système qui régit votre pays dépend du fait que vous soyez un bon consommateur. Le bon consommateur achète constamment de nouveau produits, il travaille dur pour gagner de l’argent. Il se concentre sur les choses qu’il désire et non sur celles dont il a réellement besoin.Le bon consommateur suit la mode. C’est elle qui lui dicte quand changer de chaussure de vêtements. Suivre la mode est aussi pour vous messieurs. Il faut que vous ayez les mêmes habitudes que votre partenaire. Les marques sont vos amies. Avoir le choix c’est bien. Vous pouvez faire confiance aux marques. Elles savent ce qui est le mieux pour vous ! Le bon consommateur n’attend pas qu’un objet soit usé pour le jeter. Il achète plutôt la nouvelle version. Consommer c’est bien ! Pour aider la planète vous pouvez même recycler les produits de votre consommation ! |
Water Makes Money
Water make Money", est un film réalisé par Leslie Franke et Herdolor Lorenz, 2010. L’eau n’est-elle pas un bien commun qui par nature doit être géré publiquement ? De fait, nulle part dans le monde ne circulent dans les mêmes tuyaux, des eaux distinctes, de fournisseurs concurrents. Un marché semble dans ce domaine impossible. Pourtant les firmes capitalistes tentent aujourd’hui de privatiser ce service vital. Si l’approvisionnement en eau dans le monde dépend encore à 80% du secteur public, en France, les compagnies Veolia et Suez, sous le couvert du « Partenariat Public-Privé » fournissent l’eau de 8 citoyens sur 10 et tentent d’accroître leur influence dans le monde entier. Frappant à la porte des communes désargentées, elles ont obtenu leurs marchés en faisant mine d’acquitter un un droit d’entrée, couvert en réalité par le renchérissement du prix de l’eau, renchérissement qui s’accompagne d’une diminution de la qualité et d’une indifférence aux problèmes sanitaires et environnementaux. (…) |
| Décroissance |
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Journée sans achatCourt métrage réalisé à l'occasion de la journée sans achat du 29 novembre 2008. La musique est celle du groupe Kiemsa, album Eaux troubles titre : Faut consommer.
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Serge Latouche & SinéHebdoInterview de l’économiste Serge Latouche par l’équipe de Siné-Hebdo à la fin de l’année 2009. Serge Latouche, donne sa définition de la décroissance et répond aux questions qu’elle suscite… |
Simplicté volontaire et décroissance
Film documentaire réalisé par Jean-Claude Decourt, entièrement auto-produit et sorti en 2007. Avec des interventions de Jean-Claude Besson-Girard, Sabine Rabourdin, Suzan George, José Bové, Alain Dufranc, Paul Ariès, Raoul Jennar, François Schneider, Jérome Medeville, Michel Jarru, Martin Leers, Vincent Cheynet, Didier Laurencin, Serge Latouche, la Cie du 4 de Toulouse... |
| Dérives scientistes et périls de la techno science |
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Alerte à BabyloneFilm français de Jean Druon, 2005. Ce film retrace les conséquences de l'application des nouvelles technologies, comme le nucléaire, les OGM et les nanotechnologies. Bien que ces conséquences portent sur la santé, l'avenir social et les conditions de vie en général, ces techniques sont toujours mises en service sans aucun débat public. L'auteur donne la parole à des chercheurs, des juristes ou des politiques qui déplorent le peu d'informations mises à disposition du public par les "organismes de contrôle". Ces derniers, au lieu d'exercer un travail de contrôle véritable qui correspondrait à leur responsabilité, aident souvent au contraire à avaliser des décisions déjà prises par le complexe industriel qui les mandate de manière plus ou moins directe. |
La bataille de TchernobylDocumentaire de Thomas Johnson, 2006. Ce documentaire, mêlant témoignages et documents d’archive, évoque « la bataille de Tchernobyl » qui débuta après l’explosion du 26 avril 1986. Passé les premiers mensonges, qui coûtent la vie aux pompiers venus éteindre sans protection l’inextinguible feu nucléaire et conduisent à exposer des milliers de personnes lors de la fête du 1er mai 1986, ce sont 500 000 « liquidateurs », partis de toute l’union soviétique qui vont lutter contre « le mal noir ». Les liquidateurs paieront souvent de leur vie ou de leur santé leur engagement. Leurs sacrifices ponctuent les différentes étapes de la lutte : la vidange de l’eau présente sous la cuve qui, si elle avait été atteinte pas le combustible en fusion, aurait provoqué une explosion quinze fois plus puissante qu’Hiroshima et ravagé la moitié de l’Europe, la construction d’une dalle souterraine pour soutenir le magma qui menaçait de s’enfoncer jusqu’à la nappe phréatique, le déblayement des déchets meurtriers sur le toit de la centrale et la construction du sarcophage entourant le réacteur, dans des conditions d’expositions terribles. Ensuite vint la tentative de « liquidation », toute partielle, des poussières et des déchets radioactifs, tout autour du site. Mais l’invisible poison est toujours présent et continue de ruiner les existences et de désespérer le futur. Les « enfants de Tchernobyl » ou de Bopal, ou demain de Fukushima, engendrés par la technoscience industrielle, par le pouvoir d’état ou le pouvoir capitaliste sont là pour nous le rappeler. |
Le silence des nanosFilm documentaire de Julien Colin. L’action se déroule sur l’écran d’un ordinateur connecté au réseau. Une navigation dans le cyber-espace permet de découvrir ce que recouvrent les nanotechnologies en terme de programme. De lien en lien, de site en site, de téléchargement en téléchargement, le film révèle l’histoire de ces technologies émergentes, les visions et les rêves dont elles procèdent ou qu’elles génèrent. Les questions, qui ne sont pas nouvelles : notre rapport à la technologie, au développement, au progrès ; mais qui, devant la révolution technologique annoncée, s’imposent avec acuité... « Le silence des nanos est l’un des meilleurs films d’épouvante de l’année. C’est un film qui fait écho aux inquiétudes des écrivains de science-fiction les plus radicaux, ceux pour qui le futur, trop mis à mal, semble se retourner contre nous pour se venger. Pourtant Julien Colin ne met pas en scène ses personnages dans un proche futur. Il ne spécule par sur ce qui va être, mais filme ce qui est, ici et maintenant. » - La Gazette du Ciné Rive Gauche (déc 2005) Jordi Vidal & Stéphane Goxe |
Un monde à vendre 1) OGM, la mainmise sur l'agricultureDocumentaire de Bertram Verhaag et Gabriele Kröber (2002). Dans cette première partie consacrée à la mainmise des OGM sur l’agriculture, le documentaire « Un monde à vendre » montre comment, malgré les protestations des défenseurs de l'environnement, l'Inde a autorisé ses producteurs de coton à utiliser la semence BT, une graine contenant un virus qui, tel un insecticide, détruit les anthonomes et les vers. A grand renfort de publicités « made in Bollywood » Monsanto, fournisseur de cette variété génétiquement modifiée, a fait miroiter aux cultivateurs de coton indiens des récoltes plus importantes, de meilleure qualité et nécessitant une quantité moindre de pesticides. De nombreux paysans se sont laissé convaincre d'acheter ces semences génétiquement modifiées, malgré leur prix quatre fois plus élevé que celui des semences traditionnelles. Mais contrairement aux promesses de Monsanto, les fibres du coton BT sont plus courtes que celles des variétés locales, les rendements sont plus faibles, et de nouvelles maladies et des parasites se sont développés, nécessitant des quantités de produits chimiques de plus en plus importantes. De nombreux paysans endettés sont parfois acculés au suicide ou doivent vendre leurs terres pour rembourser leurs dettes contractées auprès des marchands de semences et des banques, qui ne veulent désormais plus leur prêter d'argent. Autre conséquence catastrophique : la diminution de la biodiversité. Telle est la dramatique situation dénoncée par la physicienne et militante écologiste Vandana Shiva, responsable depuis quinze ans d'une exploitation située au pied de l'Himalaya qui préconise les méthodes agricoles douces et durables et fournit les paysans en semences traditionnelles. |
Un monde à vendre 2) Les monstrueux animaux de la génétiqueDocumentaire de Bertram Verhaag et Gabriele Kröber (2002). Dans cette seconde partie d’« Un monde à vendre » consacrée « aux monstrueux animaux de la génétique » Bertram Verhaag et Gabriele Kröber enquêtent sur les risque que fait peser le génie génétique sur notre environnement et nos modes de vie. Au milieu des années 80, grâce au développement des biotechnologies, les scientifiques ont commencé à élaborer des animaux "à la carte" : poulets sans plumes, cochons si gros qu'ils ne peuvent supporter leur poids, vaches donnant encore plus de lait, chèvres produisant de la soie ... Une nouvelle source de profits s’est dessiné à l'horizon, à condition bien sûr d'obtenir l'autorisation de commercialiser ces animaux génétiquement modifiés. La société canadienne Aqua Bounty était sur le point d'obtenir cette autorisation pour ses saumons stériles géants, produits de manipulations génétiques. Ces poissons d'élevage deviennent six fois plus gros et atteignent leur taille adulte deux fois plus vite que les espèces sauvages. Deux cents millions d'états-uniens en consomment déjà sans savoir qu'ils sont des cobayes. Car, pour certains chercheurs, les risques liés à l'ingestion de produits transgéniques sont bien réels : maladies chroniques, affaiblissement des défenses immunitaires... Au-delà de ces risques sanitaire, la remarque d’Andrew Kimbrell, avocat spécialiste de l’environnement que nous suivons tout au long du film, résume l’enjeu de l’utilisation actuelle des bio-technologie : « Nous ne pouvons plus laisser une poignée de gens décider pour nous de questions qui auront des répercutions pendant au moins un millénaire. » |
RFID : la police totaleSubterfuge & Pièces et Main d’oeuvre présentent RFID : la police totale. Un film de 28 minutes contre la tyrannie technologique et l’avènement de la société de contrainte. Des applications militaires, à la « traçabilité » totale de tous et de tout, jusqu’aux nouvelles techniques publicitaires de « marketing personnalisé », les puces RFID sont partout ! Avec elles, IBM veut – pour notre bien – construire une planète plus « intelligente ». Et certes, par le passé, cette société a su montrer comment son système de cartes perforées avait permis une gestion particulièrement « intelligente » du système concentrationnaire nazi. Cela vous effraie ? Pierre Gattaz, président du Groupe des fédérations industrielles, de la Fédération des industries électroniques et de communication, du Groupement des industries de l’interconnection des composants et des sous ensembles électroniques, propose d’habituer vos enfants dès l’école maternelle aux technologies d’identification. A ceux qui trouverait le puçage des jouets et des bambins excessif, il rétorque : « Nous ne sommes pas là pour savoir si c’est trop ou pas assez, nous sommes avant tout des industriels, et nous mettons en place les systèmes, les équipements, pour servir la police, la justice et l’armée. » Vivement que « la poussière intelligente », le « Smart dust » ou « MOTE » envahisse nos villes. L’internet des objets pourra diffuser et stocker ses informations en continu … avec ou sans le consentement des intéressés ! Déjà Carrefour sait pas mal de chose sur votre compte, et votre badge NAVIGO est une vraie poucave. Mais pas de panique, les RFID rendent possible le pilotage total d’un monde machine, peuplé par une population de cyborgs tout droit sortie des cauchemars d’un Theodore Kaczynski. Non au nanomonde totalitaire et au puçage généralisé de tout et de tous ! |
Voyage En Cybernétique (Das Netz – La Toile)Das Netz ou Voyage en cybernétique, sous-titré Unabomber, le LSD et l'Internet, est un film documentaire de Lutz Dammbeck (2003). Menant son enquête auprès des diverses personnalités qui ont pris part à la révolution technologique des micro-ordinateurs et d’Internet, Lutz Dammbeck en vient à évoquer les thèses de Théodore Kaczynski, plus connu sous le nom d’Unabomber et condamné à la prison à perpétuité pour ses actes de terrorismes anti-industriel et anti-technologique. Le film, rythmé par les fragments de la correspondance que Lutz Dammbeck entretient avec Kaczynski, révèle les soubassements idéologiques de la théorie cybernétique qui a façonné notre société. Ces soubassements, entremêlant paradoxalement les utopies hippies et l’obsession du contrôle de la CIA, l’utilisation du LSD et les techniques de contrôle du comportement, la diffusion des « systèmes ouverts » et les tentations d’imposer chimiquement le bonheur, contrastent avec les mises en garde de Kaczynski, dont le discours, aussi sensé qu’il soit, demeure diabolisé et naturellement discrédité auprès de ses victimes. |
| Écologie, agriculture, antispecisme |
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Aqua-PetrolæumMontage réalisé par Mattlouf pour illustrer une « conférence gesticulée » de Franck Lepage de la Coopérative d’Education Populaire « Scop le Pavé ». Franck Lepage nous rappelle que le conditionnement en bouteille plastique entraîne des conséquences à la fois sur la santé et sur l’environnement. ... |
Copier-clonerUne animation réalisée en 2009 par Louis Rigaud sur les enjeux actuels des biotechnologies... La comparaison de l'exploitation d'une ferme et de ses vaches avec un système d'exploitation y révèle l'horreur du productivisme et de la mécanisation du vivant. |
Discours d’Hugo Chavez à la « COP15 » de CopenhagueDiscours du président vénézuélien Hugo Chavez à la 15e « Conférence des parties » (COP 15) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques tenue à Copenhague (Danemark), du 7 au 18 décembre 2009. Hugo Chavez y évoque un certain fantôme qui hante la conférence, le fantôme du capitalisme, véritable responsable de la catastrophe climatique. Le président vénézuélien cite le journaliste français Hervé Kempf à propos de son livre « Comment les riches détruisent la planète » et évoque les gigantesques inégalités dans la répartition des richesses entre les êtres humains. Il fait également référence aux manifestations durement réprimées qui se déroulent dans les rues de Copenhague. ... |
Le cauchemar de DarwinFilm documentaire d'Hubert Sauper, 2004. Le cauchemar de Darwin montre comment les rives du lac Victoria, le plus grand lac tropical du monde, considéré comme le berceau de l'humanité, sont devenues le théâtre d’un des pires cauchemars de la mondialisation. En Tanzanie, dans les années 60, la Perche du Nil, un prédateur vorace, fut introduite dans le lac Victoria. Depuis, pratiquement toutes les populations de poissons indigènes ont été décimées. De cette catastrophe écologique est née une industrie fructueuse, puisque la chair blanche de l'énorme poisson est exportée avec succès dans tout l'hémisphère nord... |
Déchets, le cauchemar du nucléaire
Film documentaire d’Eric Gueret, 2009. Abordant les insurmontables problèmes générés par la gestion des déchets nucléaires, ce film commence par nous rappeler le scandale des fûts radioactifs jetés à la mer en toute légalité jusqu’au milieu des années 90. Il nous emmène ensuite aux Etats-Unis, sur le site de Hanfort qui servit à la fabrication des premières bombes atomiques américaines et à proximité duquel la population non informée fut exposée aux risques d’irradiation et de contamination. Puis nous partons dans l’Oural, à proximité du site de Mayak, où l’explosion d’une cuve de déchets radioactifs causa en 1957 le plus grave accident nucléaire connu en URSS, hormis Tchernobyl. En France, nous découvrons comment l’usine de retraitement de déchets de la Hague continue de rejeter chaque jour 400 m3 de déchets dans la Manche, et comment elle contamine une bonne partie de l’Europe par les airs. Le point est fait sur les filières de retraitement, sur leur dangerosité et leur faible efficacité. Enfin, le problème du déficit démocratique soulevé par le choix du nucléaire est abordé. Le désintérêt et l’incompétence des politiques à cet égard est dénoncé et l’on peut enfin goûter les paroles de ce haut responsable qui nous explique qu’il n’est pas anormal, d’engager nos descendants sans leur consentement à l’égard de déchets dangereux qu’ils faudra continuer à surveiller et à stocker pendant 200 000 ans, soit 6 000 générations ! Les bâtisseurs de cathédrales ne se projetaient-ils pas également dans l’avenir ? - ose avancer le responsable. Et certes, dans la folie de notre hypocrisie et de notre cynisme, nous léguons aujourd’hui au futur nos cathédrales de mort…
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EarthlingsFilm déocumentaire du réalisateur américain Shaun Monson sorti en 2005, Earthlings insiste sur notre appartenance de « terriens » et dénonce les souffrances infligés par les êtres humain aux animaux conscients. Film très dur mais important, Earthlings a le mérite d’ouvrir le débat sur la question de l’antispécisme... |
Fabrice Nicolino sur les conséquences écologiques de la consommation mondialisée de viandeLe journaliste Fabrice Nicolino, animateur du site Planète sans visa, est interviewé par Rue89 à propos de son ouvrage « Bidoche » qui dénonce les menaces que l’industrie de la viande fait peser sur le monde. Son livre évoque les pratiques des grandes firmes qui mondialisent le marché, des généticiens qui sélectionnent les espèces et font disparaître des races entières d'animaux au nom de l'eugénisme, mais surtout des forêts détruites pour satisfaire notre appétit de « bidoche ». « Pour fabriquer une protéine animale il faut six à sept protéines d'origine végétale, car le rendement énergétique d'un animal est très faible. S'il faut toujours plus de céréales pour nourrir les animaux, ce sera au détriment des humains alors qu'un milliard de personnes ne se nourrissent déjà pas à leur faim. »... |
Gasland
Film de Josh Fox, 2010. Gasland est une nouvelle illustration des ravages écologiques liés à l’exploitation capitaliste. En se lançant dans l’exploitation intensive des gisements de gaz de schiste, les Etats-Unis sont devenus en 2009, le premier producteur mondial de gaz naturel, devant la Russie… Mais à quel prix ! |
Homo Toxicus
Film documentaire de Carole Poliquin, 2008. « Chaque jour, des tonnes de substances toxiques sont libérées dans l'environnement sans que nous en connaissions les effets à long terme pour les êtres vivants. Certaines d'entre elles s'infiltrent à notre insu dans nos corps et dans celui de nos enfants. En même temps que notre patrimoine génétique, nous transmettons aujourd'hui à nos enfants notre patrimoine toxique. » Carole Poliquin réalisatrice québécoise de « Le bien commun, l’assaut final », en découvrant que plus de 100 produits chimiques différents se retrouvent dans son propre sang décide d’explorer les liens entre ces substances toxiques et l'augmentation de certains problèmes de santé comme les cancers, les problèmes de fertilité et l'hyperactivité. |
Le monde selon Monsanto
Film documentaire de Marie-Monique Robin, 2007. Le monde selon Monsanto retrace l’histoire de Monsanto, une multinationale américaine, aujourd’hui leader mondial des OGM, et considérée comme l’un des plus grands pollueurs de l’ère industrielle (PCB, agent orange, hormones de croissance, Round Up...). Après une enquête de trois ans, en Amérique du nord et du sud, en Europe et en Asie, Marie-Monique Robin reconstitue la genèse d’un empire industriel, qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète. En s’appuyant sur des documents et des témoignages inédits de scientifiques, de victimes de ses activités toxiques, d’avocats, d’hommes politiques et de représentants de la Food and Drug Administration ou de l’Environmental Protection Agency des Etats Unis, le documentaire montre comment, derrière l’image d’une société propre et verte décrit par la propagande publicitaire, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde, mais aussi l’équilibre écologique de la planète…
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Notre poison quotidien
Notre poison quotidien, film documentaire de Marie-Monique Robin, 2010. « Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, cent mille molécules chimiques ont envahi l'environnement, et plus particulièrement l'alimentation. Des résidus de pesticides subsistent sur les fruits et légumes, des additifs alimentaires sont intégrés dans les plats préparés, et les emballages en plastique sont monnaie courante. Parallèlement, au cours des trente dernières années, les cancers, les maladies neurologiques telles que Parkinson ou Alzheimer, et les troubles de la reproduction ont considérablement augmenté dans les pays développés. Existe-t-il un lien entre cette inquiétante évolution et le déferlement des substances chimiques dans nos assiettes ? » (présentation Arte) |
Pig Business
Film documentaire de Tracy Worcester, 2009. Dans Pig Business, la militante écologiste Tracy Worcester entreprend de révéler les véritables coûts environnementaux et humains du porc à bas prix importé de l’étranger, et vendu dans les supermarchés de Grande-Bretagne. Son film dresse un état des lieux des conséquences de l’élevage industriel aux États-Unis, et de la propagation de ce modèle d’agriculture intensive en Europe. Il se concentre sur le premier producteur mondial de viande de porc, Smithfield Foods, basé aux Etats-Unis, qui traite 27 millions de porcs par an dans 15 pays, avec 52.000 employés et dégage des ventes annuelles d’environ 11 milliards de dollars en 2010. En rachetant les anciennes fermes d’état polonaises pour les transformer en usines d’élevage intensif de porcs, la firme n’a pas seulement dégradé l’environnement et la qualité de l’alimentation, tout en infligeant d’inacceptables souffrances aux animaux, elle a également ruiné les agriculteurs locaux, ajoutant au désastre écologiste un désastre social. Ce double désastre s’étend bien au-delà des frontières de l’Europe puisque Smithfield Foods nourrit ses porcs avec le soja de Cargill, première société agroalimentaire du monde, dont les plantations transgéniques ont fortement contribuées à la destruction de la forêt amazonienne, tout en chassant les paysans sud-américains de leurs terres. Un nouveau désastre sanitaire se profile enfin, causé par l’utilisation massive d’antibiotiques, indispensable dans les élevages intensifs, qui favorise paradoxalement le développement de maladies transmissibles à l’homme comme le SARM et – le film n’en fait pas mention – la grippe porcine, puisqu’il est supposé qu'un groupe d’exploitations agricoles de Smithfield à Perote, Veracruz au Mexique soit à l’origine de l'épidémie de grippe porcine qui a eu lieu en 2009. …
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Pour sauver la planète, sortez du capitalisme, par Hervé KempfDDmagazine.com, magazine sur le web dédié au développement durable, interview Hervé Kempf, journaliste spécialisé en environnement au journal Le Monde et auteur de « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme » publié au Seuil et commenté sur la page Débat d’Esprit68. |
Réveille-toi, révolte-toi - mets-toi en mouvement
Court métrage animé de Leo Murray, 2008. Version française de WAKE UP, FREAK OUT - THEN GET A GRIP, ce dessin animé explique très pédagogiquement pourquoi et comment l'activité humaine conduit la planète vers un point de basculement, un point de non-retour climatique au-delà duquel les conséquences catastrophiques du réchauffement planétaire deviendront inéluctables. Il y a donc urgence pour tenter d'inverser cette tendance qui, si elle se confirme, aura vraisemblablement pour conséquence la fin de la civilisation humaine, dans un monde où la pénurie de ressources engendrera une violence incompatible avec la notion même « d'humanité ». |
Sophie Divry contre les éco-tartuffesSophie Divry, journaliste à La décroissance dénonce les « éco-tartuffes » lors du contre-grenelle de l’environnement à Lyon, le 6 Octobre 2007. Son intervention dénonce par avance toute l'hypocrisie du film « Home » de Yann Artus Bertrand… |
Le Titanic Apicole
Film documentaire Dominique Guillet et Ananda Guillet. Les Abeilles désertent par centaines de milliards. Les ruches se vident en moins dune semaine. C’est une nouvelle catastrophe, qui s’annonce d’amplitude planétaire, car les abeilles pollinisent 40 % des récoltes agricoles et une grande partie de la flore naturelle. Cette catastrophe se nomme syndrome d’effondrement des colonies, mais elle n’est pas naturelle puisqu’elle fait suite à l’épandage massif de pesticides depuis des dizaines d’années. Ce film est un cri d’alarme. Que deviendrait l’humanité sans les Abeilles? C’est aussi un réquisitoire implacable contre les empoisonneurs publics, les Monsanto, les Bayer, les Basf, les Syngenta, et contre la corruption des hautes administrations et de l’INRA, la collusion entre ces administrations, les industriels des pesticides et les scientifiques « indépendants » (mais néanmoins à la solde de ‘lagro-chimie), la complicité des coopératives agricoles, les mensonges de l’UIPP (le lobby des pesticides), la lâcheté et la duplicité de l’Afssa, les fondements mortifères de l’agriculture moderne...
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Uranium : le scandale de la France contaminée
Documentaire diffusé en 2009 dans le cadre de l’émission « Pièces à conviction » sur France 3 et présenté par Elise Lucet. Entre 1945 et 2001, la France a exploité 210 mines d’uranium sur son territoire. Cette activité n’a pas seulement mis en danger la santé des mineurs, durement touchés par différents types de cancers, elle a produit 300 millions de tonnes de déchets radioactifs – les « résidus » et les « stériles » – abandonnés sans mesure de protection ou de surveillance particulière. Ces déchets, disséminés ou ensevelis à proximité des villages ou des villes, ont parfois servi à construire des routes, des parkings, des entrepôts, des logements ou même des « parcours de santé » ... Évidemment, sans que les riverains n’en soient informés et ne connaissent les risques d’irradiation et de contamination encourus… Ces risques étant eux-mêmes sous-évalués par les autorités, puisque les laboratoires finalement chargés d’effectués les mesures sur les sites incriminés sont liés à l’industrie nucléaire.
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We feed the world – Le marché de la faim
Film documentaire d'Erwin Wagenhofer, sorti en 2007. Chaque jour à Vienne, la quantité de pain inutilisée, et vouée à la destruction, pourrait nourrir la seconde plus grande ville d'Autriche, Graz... Environ 350 000 hectares de terres agricoles, essentiellement en Amérique latine, sont employés à la culture du soja destiné à la nourriture du cheptel des pays européens alors que près d'un quart de la population de ces pays souffre de malnutrition chronique. Chaque Européen consomme annuellement 10 kilogrammes de légumes verts, irrigués artificiellement dans le Sud de l'Espagne, et dont la culture provoque des pénuries d'eau locales...
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ZAMBIE : A QUI PROFITE LE CUIVRE ?
Film documentaire d’Audrey Gallet et Alice Odiot, 2011. « Ce pays devrait être très riche. C’est l’un des plus pauvres du monde… » ou comment la Zambie est dépossédée de ses richesses par les multinationales. Lorsque la Zambie accède à l’indépendance, en 1964, ses dirigeants nationalisent les mines. Le commerce du cuivre permet de financer son développement. Écoles et hôpitaux publics sont construits dans ce pays qui devient l’un des plus prospères d’Afrique. Dix ans plus tard, son PIB se rapproche de celui du Portugal, jusqu’à ce que les cours du cuivre s’effondrent, après le premier choc pétrolier. Pour compenser la baisse des revenus qui en résulte, le FMI et la banque mondiale conseillent à la Zambie d’emprunter. Mais au début des années 80, la réserve fédérale américaine hausse brutalement ses taux d’intérêt. La charge de la dette devient alors insupportable pour la Zambie. Le pays n’obtient de nouveaux crédits qu’en cédant au dictat du FMI qui l’oblige à privatiser ses sociétés d’états. Les services publics sont démantelés et les mines bradées en l’an 2000. Quelques années plus tard, le cours du cuivre est multiplié par 5. Mais les multinationales se sont déjà emparées de toutes les richesses dans le cadre d’accords secrets qui les exonèrent des taxes et de toute responsabilité sociale et environnementale. |
| Éducation, société |
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Braves gens n'ayez plus peurDocumentaire réalisé par le collectif stéphanois « Panic ». Film d'entretiens sur l'analyse des pratiques et des discours sécuritaires du début des années 60 jusqu'à l'avènement d'une quasi obsession sécuritaire de 1997 à 2004, « Braves gens n'ayez plus peur » est un documentaire sur l’insécurité… méthodiquement fabriquée pour que les gens aient peur ! Il montre comment les hommes politiques ont progressivement bâti leur carrière sur ce thème, entretenant systématiquement le sentiment d’insécurité dans leurs discours, largement relégués et amplifiés par les médias, notamment lors des dernières campagnes électorales. En parallèle, sous l'influence anglo-saxonne, les politiques de sécurité répressives et mettant à mal les libertés individuelles ont fait leur entrée dans l'administration judiciaire et le monde de la police. Mais cette hypocrisie sécuritaire fabriquée par et pour l’ordre spectaculaire marchand oublie symptomatiquement les milliers de morts au travail, et ne se préoccupe pas d’assurer réellement la sécurité, mais plutôt de rassurer démagogiquement les citoyens que l’on aura préalablement « préoccupés par la sécurité ». |
Créer, c'est résister... Résister, c'est créer !!
Lecture de l’appel à la commémoration du 60ème anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance, adopté dans la clandestinité le 15 Mars 1944. En ces temps de rigueur et d’offensive généralisée contre les services publics, la sécurité sociale et la retraite, cet appel lancé par 13 résistants de la première heure – Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey – rappelle fort opportunément qu’on ne saurait prétendre qu’il manque aujourd’hui de l’argent pour le maintien et le prolongement des conquètes sociales, alors que ces conquètes ont été instaurées dans une période où l’Europe était ruinée. |
Entretien avec Mathieu RigousteMathieu Rigouste, chercheur en sciences sociales, auteur du très remarqué « L’ennemi à l’intérieur » en 2009, donne dans ce document vidéo filmé en 2007 à la Villa mais D'ici (Aubervilliers), un entretien très enrichissant, au cours duquel il répond avec brio aux questions sucitées par le regard que les médias portent sur les banlieues. Il montre notamment comment des images de l’ « ami » et de l’ « ennemi » sont artificiellement construites en opposant la réussite intellectuelle, économique, sportive ou artistique de quelques Franco-Maghrébins aux figures menaçantes des « voyous » et des « terroristes »… La négation de toute dimension politique dans les évènements des « cités » conduit en outre à ranimer de dangereux fantasmes de traque et permet d’occulter les liens entre l’immigration et le passé colonial de la France. Au final la perspective choisie par les médias français n’est que la traduction d’un rapport dominants/dominés. |
Inculture(s) 1 - L'éducation populaire, monsieur, ils n'en ont pas voulu...Conférence gesticulée de Franck Lepage, à Avignon, sur le thème « Inculture(s) 1 - L'éducation populaire, monsieur, ils n'en ont pas voulu... ». Franck Lepage est l'un des 6 membres de la coopérative d'éducation populaire "Le Pavé". Militant de l'éducation populaire, il a été jusqu'en 2000 directeur des programmes à la Fédération Française des Maisons des jeunes et de la Culture et chargé de recherche associé à l’Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire. |
La sociologie est un sport de combatFilm documentaire français, de Pierre Carles. La sociologie est un sport de combat est une tentative de faire connaître la sociologie, et plus particulièrement les travaux de Pierre Bourdieu, au grand public. À ce jour, l'œuvre n'a jamais été diffusée à la télévision française. |
Les raisons de la colèreFilm d’Alain Bertho et Samuel Luret, 2010. Comme le démontrent en ce début d’année 2011 les révoltes de Tunisie, d’Algérie ou d’Égypte, la jeunesse est aujourd'hui en première ligne pour porter la contestation et faire entendre sa voix, sur tous les continents. La dernière décennie a connu plus de désordres civils que les années 1960. Pour la seule année 2009, plus de cinq cent vingt-quatre émeutes ont été répertoriées dans le monde, dont près d'un tiers pour la seule Europe. Les auteurs de ce documentaire se sont intéressés à plusieurs mouvements de révolte : celui qui a embrasé la Grèce en 2008, celui qui a mis à feu Copenhague en 2007 (et auquel un autre film, « 69 », à voir sur Esprit68, est consacré) et celui qui, en 2010, a secoué Suzhou et Shenzhen, en Chine, au coeur de "l'usine du monde". Les étudiants, squatteurs, militants altermondialistes ou ouvriers exposent leur combat, leurs attentes et leurs réflexions sur ce monde qu'ils appellent à changer. Leurs témoignages sont croisés avec les réflexions du sociologue français Alain Bertho et du philosophe et homme politique italien Toni Negri. … |
LQR – la propagande du quotidienMontage vidéo réalisé par Mattlouf, illustrant un entretien de 2006 réalisé dans le cadre de l’émission « Là-bas si j’y suis » entre le journaliste Daniel Mermet et Eric Hazan, éditeur et écrivain, à propos de son livre « LQR la propagande du quotidien » publié aux éditions Raisons d’agir… « LQR » comme « Lingua Quintae Respublicae », cette langue qui chaque jour efface les résistances, les différences, les opinions et travaille à la domestication des esprits. |
| Histoire et révolution |
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68Documentaire de Patrick Rotman sur l’année 68 à travers le monde, 2008. Ce documentaire évoque les grands événements de l’année 1968 à travers le monde, les barricades à Paris, Prague en liberté et Prague martyrisée, le massacre de la place des Trois Cultures à Mexico avant les jeux Olympiques, les assassinats de Martin Luther King et de Bob Kennedy, l’élection de Richard Nixon et l’intensification des bombardements au VietNam, le geste des athlètes noirs médaillés aux jeux Olympiques, la mort du « Che », sur des musiques de Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrisson, Bob Dylan et bien d’autres... |
93 La belle rebelleDocumentaire de Jean-Pierre Thorn, 2010. « L’habitat du pauvre est volatile, l’habitat du riche demeure. » L’accordéoniste Marc Perrone raconte le bidonville d’Aubervilliers, la cité des 4 000, le canal : « On a l’impression, dans ce coin, que rien ne peut faire patrimoine. » Ce que rappelle le documentaire 93, la belle rebelle, c’est que justement, « dans ce coin », il en existe bien un, de patrimoine… Département emblématique des banlieues françaises, la Seine-Saint-Denis incarne depuis le début des années 1960 le cliché d'une jeunesse en colère, stigmatisée comme graine de "voyous" ou plus récemment comme "racailles". Une image à laquelle le réalisateur Jean-Pierre Thorn a décidé de tordre le cou en redonnant toute sa valeur à un demi-siècle de contre-culture musicale, et aux voix souvent réprimées d'un territoire en perte d'identité, mais jamais en mal de vitalité... Du concert mythique de la Nation en 1963 au slam d'aujourd'hui en passant par le punk et bien sûr la grande vague hip-hop, le documentaire retrace les différentes étapes d'une résistance musicale intimement liée à la réalité sociale et populaire dont elle est issue. Une épopée racontée par quelques-uns de ceux qui en ont fait la richesse et la créativité : Daniel Boudon, chaudronnier et batteur d'un groupe rock au début des années 1960, Marc Perrone, promoteur du folk dix ans plus tard et précurseur du slam, Loran de Bérurier Noir, icône de la génération punk, DJ Dee Nasty, artisan de la culture hip-hop française, le rappeur Casey et le slameur D' de Kabal. Des extraits de concerts (NTM, Bérus...) et des archives historiques (évacuations de squats, crise du secteur industriel et le chômage de masse, mort de Malik Oussekine, « le bruit et l’odeur » de Chirac, les « sauvageons » de Chevènement, le « nettoyage au Kärcher » de Sarkozy) racontent l'histoire d'une banlieue minée par une politique urbaine absurde, des mutations industrielles successives, la désillusion politique et l'indifférence, voire l'agression, des pouvoirs publics : un terreau fertile, où culture et pensée ne cessent de se réinventer. |
Avec le sang des autresUn film du Groupe Medvekine de Sochaux et de Bruno Muel, 1974. Les groupes Medvedkine de Besançon et Sochaux ont à la charnière des années 60 et 70 dessiné une utopie concrète : des ouvriers s’emparent du cinéma avec l’aide de quelques passeurs. Au final, une série de films comme autant de possibles embrasant l’époque et le spectateur. Avec le sang des autres, nous montre le vrai visage de la dynastie Peugeot. L’esclavage de la chaîne et, au-delà du vol du travail, la spoliation de tous les aspects de la vie des travailleurs, dans une ville, des magasins, des transports, des distractions qui tous appartiennent à l'empire totalitaire Peugeot … |
Escadrons de la mort, l’école françaiseFilm documentaire réalisé par Marie-Monique Robin, 2003. Dans Escadrons de la mort, l’école française, La journaliste, réalisatrice de « Le monde selon Monsanto » et « Torture made in USA » mène l’enquête sur les liens unissant les services secrets français aux dictatures militaires d’Amérique du sud. Elle montre comment les méthodes contre-insurrectionnelles utilisées durant la guerre d'Algérie, avec parmi elles l'usage généralisé de la torture et l’élimination massive des prisonniers, ont été enseignées par des Français aux Etats-Unis et en Amérique du Sud et comment elles ont notamment été utilisées au cours de la sinistre « Opération Condor », cette campagne d’assassinats politiques organisée par les juntes au pouvoir dans les années 70. ... |
MIL : le film de Martina Loher Rodriguez et la vidéo de Rebellyon TVFilm de Martina Loher Rodríguez, 2006. À travers l’histoire de la famille Solé Sugranyes, ce documentaire retrace l’existence du MIL, le Mouvement Ibérique de Libération, cellule révolutionnaire catalane agissant à la fin de la dictature franquiste et soutenant le mouvement ouvrier autonome par ses attaques de banques et ses impressions clandestines. Le film revient sur quelques destins tragiquement écourtés, celui de Salvador Puig Antich, garrotté en 1974 par la dictature franquiste et celui d’Oriol Solé Sugranyes, fondateurs du MIL, abattu par la guardia civil deux ans plus tard. Xita, la mère de ce dernier, revient sur l’implication de cinq de ses enfants dans la lutte armée. Les frères évoquent leur passé, leur expérience de la prison, la camaraderie révolutionnaire – teintée d’un certain machisme – avec les groupes venus de Suisse ou de France, et notamment avec Jean Marc Rouillan d’Action Directe. |
Nestor Makhno, paysan d’UkraineFilm documentaire d’Hélène Chatelain, réalisé en 1996 et consacré à l’épopée de l’anarchiste communiste ukrainien Nestor Makhno et à la mémoire qu’il a laissée dans le cœur des siens à Gouliaïpolié. De facture très classique et offrant parfois une mise en scène stéréotypée, ce documentaire laisse craindre dans ses premières minutes une évocation un peu ennuyeuse et désincarnée de l’anarchiste ukrainien. Mais bien vite, la flamboyante légende de la Makhnovchina captive l’attention. Et l’on comprend qu’elle soit restée vivante dans la mémoire populaire, malgré les mensonges de la propagande soviétique. |
L’orchestre noirFilm documentaire de Fabrizio Calvi et Frédéric Laurent réalisé par Jean-Michel Meurice – 1997. Le pouvoir d’état n’est-il pas le premier instigateur du terrorisme qu’il est censé combattre ? C’est la question que pose ce classique du cinéma d’investigation. Sans jamais verser dans la théorie du complot, « L’orchestre noir » mène patiemment son enquête sur les attentats qui ont frappé l’Italie à la fin des années 60 et plus particulièrement sur le massacre de Piazza Fontana, provoqué par l’explosion d’une bombe au siège de la banque de l’agriculture à Milan, qui tue 17 personnes et en blesse 88. |
La stratégie du chocFilm de Michael Winterbottom et Mat Whitecross sorti en 2010, d ‘après le livre de Naomi Klein « La stratégie du choc », paru en 2007. La journaliste et militante altermondialiste Naomi Klein expose dans ce film la thèse selon laquelle le néo-libéralisme s’est répandu dans le monde à la suite de catastrophes ou de crises qui ont plongé les populations dans l’effroi et les ont rendus incapables de défendre leurs intérêts. Se basant sur des exemples historiques précis, la dictature au Chili ou en Argentine, le Royaume-Uni de Thatcher, l’Amérique de Reagan, la Russie de Eltsine, les guerres d’Afghanistan et d’Irak, le tsunami de 2004 ou l’ouragan Katrina de 2005, Naomi Klein explique comment la « doctrine » de Milton Friedman a été imposée par les dictatures, les guerres, les catastrophes naturelles ou économiques, et quelles en ont été les conséquences : l’explosion des inégalités, le chômage de masse, le démantèlement de la sphère publique – comme en Irak avec ces 500 000 fonctionnaires licenciés par l’administrateurs Paul Bremer pour laisser la place aux firmes américaines – la torture scientifiquement organisée pour les opposants, et le développement d’une industrie de la peur enfin, qui parvient à générer des profits en exploitant la misère et la violence qu’elle génère. |
Vivre l'UtopieDocumentaire de 1997 réalisé par Juan Gamero, F. Rios, Mariona Roca, Mitzi Kotnik, sur l'expérience anarchiste Espagnole. Soixante ans après la révolution, de vieux anarchistes expliquent leur expérience de communisme libertaire : l'abolition de l'argent, de la propriété, de l'autorité, la conquête de la solidarité et de la fraternité... |
| Humour |
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La dialectique peut-elle casser des briques ?Film de René Viénet de 1973, entièrement détourné, à partir du film chinois Crush de Kuang-Chi Tu, sorti en 1972. Sous-titres par « l'association pour le développement des luttes de classes et la propagation du matérialisme dialectique ». |
L'An 01Film français de 1973, réalisé par Jacques Doillon, Gébé, Alain Resnais et Jean Rouch et adapté de la bande dessinée éponyme de Gébé. |
Les Yes Men refont le mondeFilm de Mike Bonanno et Andy Bichlbaum, en collaboration avec Kurt Engfehr, 2009. Andy Bichlbaum et Mike Bonanno, les « Yes Men », sont deux activistes alter mondialistes qui dénoncent par la caricature l’horreur néo-libérale. Ce film présente quelques-uns de leurs plus beaux coups, notamment l’imposture qui les conduit à annoncer sur la BBC, en se faisant passer pour des représentants de la société américaine Dow Chemical, le versement de 12 milliards de dollars aux victimes de la catastrophe industrielle de Bhopal... |
Que qui peut puisseUn film de Geoffroy LE GRELLE, juillet 2000. En 2000, l'anti-pape des entarteurs Noel Godin est invité à Montréal à l'occasion du premier « symfosium » de la folie qui regroupe 4 thèmes : la folle sagesse, le terroriste burlesque, la résistance par l’absurde, et la folie créatrice engagée. Après avoir été témoin en tant qu'expert en balistique pâtissière lors du procès opposant les entartistes au ministre canadien Stéphane DION, Noël Godin rencontrera le légendaire et dépassé « Pie-Man », pionnier de l’attentat pâtissier ainsi que le philosophe autoproclamé Robert Dehoux, pour qui « Le zizi sous clôture inaugure la culture ». Différentes conceptions de l’humour et de l’activisme se croisent au symfosium, les clowns, les anti-pubs, les « boucheurs » comme Robert Dehoux, qui condamnent les serrures des banques, des administrations, ou des officines les plus répugnantes du capitalisme, par des allumettes coupées. Noel Godin ne quittera pas les terres québécoises sans tenter d’entarter avec quelques vaillants troublions pâtissiers, le ministre des finances canadien attablé à une luxueuse réunion de fâcheux. L’entartrage raté sera finalement une réussite et précédera une joyeuse action de bouchage anti-fourreur organisée par Robert Dehoux ! |
| Impérialisme et néo-colonialisme |
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Chávez, le film ou Coup d'État contre Chavez (Chavez: Inside the Coup or The Revolution Will Not Be Televised)Documentaire de Kim Bartley et Donnacha O'Briain 2003. Hugo Chavez est élu président du Vénézuela en 1998, dès le premier tour, avec 57% des voix. Le 12 avril 2002, un coup d'État est organisé contre le Parlement élu et la coalition au pouvoir. Il est préparé par les cadres de la compagnie pétrolière du Venezuela, ainsi que par des dirigeants militaires, avec la complicité des propriétaires des chaînes privées de télévision et de l'ambassade des États-Unis à Caracas. … Les deux réalisatrices se trouvent à l’intérieur du palais présidentiel lorsque le putch est déclenché. Leur film présente la chronologie du coup d’état et la mobilisation des millions de Vénézuéliens qui entraîna le retour au pouvoir d'Hugo Chávez 48 h avec le soutien de la garde présidentielle. Au-delà de tous les jugements que l’on peut porter sur l’action du président Hugo Chavez, ce film à le mérite de montrer comment une opération de manipulation médiatique a pu déboucher, avec l’appui de plusieurs puissances occidentales, sur une remise en cause d’un régime issu des urnes et comment la mobilisation populaire a permis se s’y opposer. … |
Depuis l'école publique de Djélibougou, Commune I, Bamako
Pour répercuter une mise en ligne effectuée le 6 janvier 2011 sur le Jura libertaire, ce film constitue un compte rendu du « Forum des Sans de Bamako » organisé en juin 2010 par le Mouvement des Sans Voix (MSV). Expression de camarades radicaux du Mali, il tire le bilan du développement de l’Afrique en 50 ans d’indépendance à partir de l’exemple malien et permet de comprendre les enjeux écologiques, urbanistiques, culturels et sociaux des luttes menées sur un continent africain, pillé par les anciennes puissances coloniales avec la complicité de gouvernements locaux corrompus. Les témoignages des paysans, des mineurs, des femmes africaines en luttes, des opposants politiques, y répondent aux évocations du panafricanisme, du rastafarisme et des tentatives tragiquement avortées de gouvernants intègres comme Thomas Sankara.
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The Fourth World WarDocumentaire de Rick Rowley et Jacqueline, 2004. A partir de témoignages édifiant sur les luttes sociales et les conflits en cours au Mexique, en Argentine, en Afrique du Sud, en Palestine, en Corée, en Afghanistan et en Irak, mais aussi lors des grands rassemblements de Seattle, de Gênes et de Québec, ce documentaire montre comment les États et les grands groupes industriels ont entamés la 4ième guerre mondiale, la guerre contre la population humaine ! |
Les derniers maîtres de la MartiniqueCe film documentaire réalisé par Romain Bolzinger, monté par Franck Zahler et diffusé sur Canal + en janvier et février 2009, fournit un éclairage révélateur sur le mouvement de contestation qui a embrasé les Antilles au début de l’année 2009. On y apprend que les «Békés», héritiers des familles de colons blancs, sont toujours les vrais maîtres de la Martinique. Les familles békés représentent 1% de la population locale, mais ils ont pu s'accaparer plus de la moitié des terres agricoles et acquérir un quasi monopole sur l'importation et la distribution des denrées dans l’île. Les derniers maîtres de la Martinique dénonce également le crime écologique perpétré dans l’île, qui a conduit à contaminer plus de la moitié des terres au Chlordécone, ce pesticide cancérigène utilisé dans les bananeraies jusque dans les années 90 et que l’on retrouve aujourd’hui dans les tissus des nouveaux-nés martiniquais.
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La Françafrique se porte bienMontage réalisé par Mattlouf pour illustrer « Françafrique n°20 » l’émission de radio de l’association SURVIE. A partir d’enregistrements récents (extraits issus de la télévision, de la radio,…), le commentaire d’Odile Biyidi-Tobner(présidente de l’association Survie) permet de faire le point sur l’actualité de la « Françafrique » depuis l’accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy en 2007. Il est question du Niger, du Cameroun, du Gabon, de la Guinée, des biens mal acquis, des dictateurs africains … mais aussi et surtout de ceux qui ici font la politique africaine de la France : Sarkozy, Guéant, Bourgi, et de Toubon, chargé de préparer l’« année de l’Afrique » en 2010. |
Planète à vendre
Film d’Alexis Marant, 2010. Ce documentaire décrit le nouvel ordre agricole mondial qui se construit depuis la crise alimentaire de 2008 et qui fait primer la recherche de profit sur l’intérêt des peuples. Depuis quelques années les pays riches ou émergents investissent massivement dans l’agriculture des pays pauvres, d’une part pour garantir leur sécurité alimentaire, mais d’autre part et surtout pour satisfaire la soif de profit des investisseurs et des industriels. Ainsi, l’homme d’affaire indien Ram Karuturi, a bâti son empire de la rose en achetant de vastes parcelles de terre en Éthiopie et au Kénia, et les ressources qui permettraient de lutter localement contre la famine contribuent ainsi à fournir les fleurs des supermarchés européens. Karuturi se lance à présent dans l’agrobusiness en obtenant du gouvernement éthiopien une concession de 80 ans sur 300 000 hectares pour y planter du riz Basmati. Il envisage également d’acquérir un million d’hectares au Soudan, pour enfin contrôler le marché du riz. La contrepartie de ces acquisitions, ce sont les paysans et les éleveurs éthiopiens chassés de leurs terres ou qui n’ont plus accès à l’eau accaparée par les exploitations indiennes. Mais Karuturi est sur la même longueur d’onde que les dirigeants éthiopiens « L’état a besoin des investisseurs et les investisseurs ont besoin d’un bon état », leur souffle-t-il. Et de fait l’état lève le masque en révélant qu’il ne sert pas les intérêts de son peuple, mais celui des marchands et qu’il est prêt pour cela à brader le bien commun. Tel était également l’intention du gouvernement malgache, qui fin 2008 voulait céder 1,3 millions d’hectares au conglomérat sud-coréen Daewoo. Mais suite à la révélation par le journaliste du Financial Times Javier Blas de cet accord secret, le soulèvement populaire à Madagascar est parvenu à renverser le gouvernement et à faire annuler l’accord. Sur les autres continents, le « land Grabing » dénoncé par l’activiste Renée Vellvé se poursuit, comme en Amérique du sud, avec les investissements du français Olivier Combastet qui fait pousser son maïs Monsanto en Argentine, ou son soja transgénique en Uruguay au mépris de la bio-diversité. Et la société civile uruguayenne découvre avec effroi – mais un peu tard – le problème de « l’étrangéisation » de son sol, dont un tiers est accaparé par des investisseurs étrangers. |
Pouvoir et terreurFilm de John Junkerman, 2002. En s’appuyant sur une série de conférence et d’interview, ce film offre une synthèse des réflexions de Noam Chomsky sur le rôle des Etats-Unis dans le monde et sur la lutte qu’ils prétendent mener contre le « terrorisme ». Si le terrorisme est l’exercice de la violence contre les populations civiles, alors il est autant mis en œuvre par l’état le plus puissant du monde que par les extrémistes islamiques. Noam Chomsky défie les Etats-Unis d’appliquer à leurs propres actions les critères moraux qu’ils exigent et veulent imposer aux autres nations : « On ne peut comprendre que nous devons nous appliquer les mêmes normes que nous imposons aux autres. C’est incompréhensible. Un sondage parmi les intellectuels américains, montrait un soutien massif aux bombardements en Afghanistan. Mais combien pensent que l’on devrait bombarder Washington à cause de la guerre américaine contre le Nicaragua, Cuba ou la Turquie ? Seul un fou pourrait faire cette suggestion…. » Mais la politique étrangère des Etats-Unis ne fait que révéler une attitude propre à tous les états qui se sentent suffisamment puissants : nier leurs propres crimes et qualifier d’atrocités les actes de leurs adversaires. Ainsi, quelques jours avant sa lamentable fuite du 14 janvier 2011, le président tunisien Ben Ali qualifiait de « terroristes » les milliers de manifestants descendus dans les rues, alors que sa police tirait sur eux à balles réelles.
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Le temps des bouffons
Court mettrage documentaire de Pierre Falardeau (1946-2009) tourné en 1985 et diffusé en 1993. Après un détour par le Ghana en 1957, Pierre Falardeau utilise le banquet du Beaver Club pour dénoncer le régime colonialiste imposé au peuple québécois par le conquérant anglais. Au-delà, de l’impérialisme britannique, Le temps des bouffons fustige l’arrogance des possédants et l’horreur de la société de classe : « Des bourgeois pleins de marde d’aujourd’hui déguisés en bourgeois pleins de marde d’autrefois célèbrent le bon vieux temps. … C’est ca, le Beaver Club il y a 200 ans. C’est la mafia de l’époque. Ils achètent tout : les terres, les honneurs, les médailles, le pouvoir, tout ce qui s’achète. La gang de fourrure forme lentement l’élite de la société. Les voleurs deviennent tranquillement d’honorables citoyens. Ils blanchissent l’argent sale en devenant banquiers, seigneurs, politiciens, juges… » Et l’animateur du répugnant banquet de conclure « Applaudissons-nous, we are magnificent people ! »
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| Le travail en question |
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Attention danger travailFilm documentaire de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe sortie en 2003. Pierre Carles nous montre la réalité des conditions de travail chez Domino’s Pizza ou Michelin, et exprime le point de vue de ceux qui refusent « des boulots de merde payés des miettes », tout en interrogeant malicieusement les patrons et les politiques sur le refus du travail. |
La mise à mort du travail
Série documentaire de Jean-Robert Viallet, sur une idée de Christophe Nick, diffusée sur France 3 en octobre 2009. |
R.A.S. Nucléaire, rien à signalerFilm documentaire d’Alain de Halleux, 2009. R.A.S. Nucléaire, rien à signaler apporte le témoignage essentiel et souvent poignant des ouvriers chargés de la maintenance dans les centrales nucléaires (décontamineurs, mécaniciens, contrôleurs…). Partout en Europe, la libéralisation des marchés et la privatisation des groupes énergétiques, aboutit à la dégradation de leurs conditions de travail pourtant essentielles à notre sécurité. Exposés au surdosage radioactif, travaillant dans des conditions dangereuses et éprouvantes, bon nombre d’entre eux sont des intérimaires sous-payés qui ne peuvent faire reconnaître leurs maladies professionnelles. Au nom de la rentabilité, EDF/GDF-Suez, Areva et les autres groupes recourent de plus en plus à la sous-traitance, rognent sur les effectifs et la maintenance, font pression sur les employés... Au delà de la dangerosité du nucléaire ce documentaire dévoile les ravages de la souffrance au travail et du management par la terreur. Cette industrie française emblématique produit ainsi son prolétariat sous payé, exploité et finalement sacrifié. Les ouvrier du nucléaire ne sont guère mieux traités que les déchets de cette industrie, même s’ils se révoltent parfois, comme lors de cette grève de la faim engagé à la centrale de Cruas-Meysse en février 2008. On remarquera qu’un incident de niveau 2 a frappé cette même centrale en décembre 2009. |
Volem rien foutre al païs
film documentaire français de Pierre Carles, Christophe Coello et Stéphane Goxe, sorti en 2007. Suite au film Attention danger travail sorti en 2003, Pierre Carles explore les solutions alternatives de ceux qui refusent le travail. |
| L’illusion monétaire |
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9000 MILLIARDS DE DOLLARS VOLATILISÉS !Le 5 Mai 2009, au Congrès américain, Alain Grayson questionne Elisabeth Coleman, Inspecteur Général de la FED (la Réserve Fédérale américain), sur les 9,7 trillions de dollars qui ont disparu et sur ceux ou celui qui ont bénéficié de cet argent. On s’inquiétait pour la dette US, qui vient de dépasser les 11300 milliards de dollars US , mais on découvre avec stupéfaction que la banque centrale des USA, la FED, qui n’est en fait rien d’autre qu’un cartel constitué par les plus grands établissements bancaires des États-Unis d’Amérique, aurait égaré pas moins de 9000 milliards de dollars ! ... |
Comprendre la dette publique (en quelques minutes)Réalisée par « MrQuelquesMinutes », « Comprendre la dette publique (en quelques minutes) » est une vidéo très claire et pédagogique qui explique les mécanismes financiers produisant les dettes publics et privée. Elle offre une première réponse aux mensonges actuellement servis par les gouvernants européens qui imposent leurs plans d'austérité et bradent les biens et les services publics pour se soumettent servilement aux jugements imbéciles et criminels des agences de notation. |
Inside JobFilm documentaire américain, réalisé par Charles Ferguson, 2010. La dépression mondiale, dont le coût s'élève à plus de 20 000 milliards de dollars, a engendré pour des millions de personnes la perte de leur emploi et de leur maison. Au travers d'enquêtes approfondies et d'entretiens avec des acteurs majeurs de la finance, des hommes politiques et des journalistes, le film retrace l'émergence d'une industrie scélérate et dévoile les relations nocives qui ont corrompu la politique, les autorités de régulation et le monde universitaire. Narré par l'acteur Matt Damon, le film a été tourné entre les Etats-Unis, l'Islande, l'Angleterre, la France, Singapour et la Chine. |
L'Argent detteFilm d’animation du canadien Paul Grignon qui expose de manière très claire et très pédagogique le processus de création monétaire et dénonce l’absurde servitude à laquelle il conduit. |
L'Argent Dette 2 : Promesses ChimériquesSuite mise en ligne en 2010 de l’Argent Dette, le célèbre documentaire de Paul Grignon : « Renflouements, plans de relance, dettes empilées sur d'autres dettes. Quand tout cela prendra-t-il fin ? Comment sommes-nous arrivés à une situation où il n'y a jamais eu autant de richesse matérielle ni de productivité, et où pourtant tout le monde est endetté auprès des banquiers ? Et voilà que soudain les banquiers n'ont plus d'argent et que nous, les contribuables, devons les renflouer en nous endettant encore d'avantage ! L'Argent Dette II (LAD2) explore l'arithmétique déroutante, frauduleuse et destructrice du système monétaire qui nous tient en otages par une dette constamment grandissante... et envisage des systèmes novateurs d'avenir. » … La suite sur la page de visionnage… |
S'organiser pour ne plus toucher au grisbi SALOPE !Un film collectif mis en ligne sur le net en 2009 par Hopfroglepirate pour servir à des projections sauvages... « Pour ce faire, il suffit d'un caddy avec une bonne batterie, un transfo, un vidéo projecteur et un lecteur (dvd, ordi), un drap blanc et c'est parti. » Nous, groupuscule minuscule d’Esprit68, avons longuement hésité sur la catégorie dans laquelle il fallait insérer ce documentaire : « Humour » ou « L’ illusion monétaire » ? Après de rudes débats, à deux voix un quart contre deux, nous avons décidé de l’insérer dans la catégorie « L’ illusion monétaire », à cause, notamment, de cette citation : « A l’heure où l’argent ne veut plus rien dire et conditionne un vaste désert, où les milliards apparaissent comme ils disparaissent où, de l’aveux même des plus grands économistes, le système monétaire n’est basé que sur une vaste supercherie et les croyances qui en découlent, à l’heure où le fric nous dépasse complètement et rend fou la plupart d’entre-vous, il est impératif de s’organiser pour ne plus payer un centime. » Dans ce style, on peut lire ça aussi… A la fin du film, un monsieur tout en noir tague sur un mur une phrase que l’on retrouve à la page 69 de l’IQV… Mais ça, ça pourrait plutôt relever de l’humour. |
| Luttes et alternatives |
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69 - UngdomshusetFilm danois de Nikolaj Viborg, 2008. « 69 » raconte « de l’intérieur » les derniers mois du squat Ungdomshuset (littéralement « la maison des jeunes » en Danois) à Copenhague. Cette « maison des jeunes », occupée par des activistes depuis 1982, fait office de salle de concert autogérée et de centre politique et social. Devant l’intransigeance de la mairie de Copenhague qui souhaite revendre le bâtiment à un groupe fondamentaliste religieux, la résistance s’organise et les manifestations de solidarité se multiplient dans toute la ville, à la fin de l’année 2006. Les habitant-E-s font preuve d’une énergie et d’une inventivité exceptionnelle pour défendre leur lieu. Pourtant, avec des moyens démesurés, les forces anti-terroristes expulsent les jeunes le 1er mars 2007. S’ensuivront des émeutes d’une intensité jamais encore observée au Danemark. Ungdomshuset deviendra le symbole du refus du tournant conservateur de la politique danoise, et un exemple de ténacité dans la révolte, redonnant un élan aux espaces autogérés et aux luttes qu’ils portent au-delà des frontières. Comme l’indique une habitante de la maison de la jeunesse : « Les figures politiques ont déclaré qu’il y avait deux groupes dans cette maison. Un qui organise des concerts et un autre habillé en noir dans la cave en train d’attendre le moment pour se battre avec la police. Il n’y a pas deux groupes différents à la maison de la jeunesse. Il y a un grand groupe de jeunes, créatifs et plein de ressources qui vit pour créer un principe culturel dont tout le monde peut bénéficier. D’autres n’ont pas à se justifier de cette façon. Pourquoi y a-t-il de la place pour un opéra mais pas pour une scène punk ? Pourquoi y a-t-il de la place pour les agents immobiliers, alors que personne ne peut se permettre d’acheter leur maison ? Pourquoi y a-t-il de la place pour une chaîne de fast-food mais pas pour notre restaurant ? Pourquoi y a-t-il de la place pour les riches mais pas pour les pauvres ? Ce soir, réfléchissons à quel genre de ville nous voulons. Bonne année. » |
Carnet de Route : Un Autre Monde est PossibleDocumentaire de Keny Arkana, réalisé par Bass et Clem – 2006. Du Brésil au Mexique, du Mali à l’Argentine, de la France à Bombay, la chanteuse Keny Arkana recueille dans ce documentaire les paroles des militants alter mondialistes, des piqueteros argentins, des insurgés du Chiapas, de tous ceux qui luttent localement pour l’amélioration de leur conditions d’existence et globalement pour la construction d’un monde meilleur : « Crie leur qu’on est le monde, que le peuple finira par vaincre, qu’ils ont le chiffre, qu’on a le nombre et que la rue nous appartient ! » |
Le faux problème des retraites
Deux films pédagogiques pour contrer le discours dominant et mensonger sur les retraites, rabâché depuis plus de 20 ans par les gouvernements et les médias de la dictature marchande. Tout d’abord le court métrage réalisé par Bresse TV, la web télévision de Bourg-en-Bresse et des Pays de l'Ain, sur une idée du repaire Là-bas si j'y suis de Bourg-en-Bresse, d’après une histoire, basée sur le numéro spécial de la revue FAKIR, qui nous explique en humour, chiffres de l'INSEE à l'appui, comment, depuis 1993, 9,3% de la valeur ajoutée en France a glissé des salaires directs et indirects, vers les revenus des actionnaires. Soit bien plus de 100 milliards d'euros par an (+ de 20 fois le déficit des retraites), sur une valeur ajoutée de presque 2000 milliards d'euros. Voir aussi ces liens complémentaires, ici et là sur le site de la revue Fakir. |
Les sentiers de l’Utopie
Documentaire tiré du livre-film de John JORDAN, Isabelle FREMEAUX « Les sentiers de l’Utopie », Éditions La Découverte, 2011. Pendant près d'un an, Isabelle Fremeaux et John Jordan sont partis à la rencontre de celles et ceux qui ont choisi, ici et maintenant, de vivre autrement. Ils ont partagé d'autres manières d'aimer et de manger, de produire et d'échanger, de décider des choses ensemble et de se rebeller. |
Les tanneries, c’est loin d’être fini !Deux petites vidéos pour présenter l’Espace auto-géré des tanneries, qui débute son chantier d’été (prenez des nouvelles du crocodile ici et là !)à partir du 16 juillet 2010 : Un docu-fiction réalisé par des étudiants de l’IUT SRC de Dijon et une petite action symbolique filmée lors d’une manif en 2009. Une remarque toutefois, ces vidéos ne rendent pas justice à une caractéristique essentielle du squat politique de Dijon : Les tanneries c’est beau ! |
Libérez l'espace : Tanneries / Pot-Co-Le - Dijon !Une petite vidéo réalisée en 2011, pour expliquer en 7 premières minutes le Pot'Co'Le - soit Le potager Collectif des Lentillères à Dijon - et en 7 autres minutes l'Espace Autogéré des tanneries, qui reste - pour combien de temps encore ? - le plus vieux squat politique d'Europe. Le potager collectif des Lentillères comme l'Espace Autogéré des Tanneries sont malheureusement menacés par un projet d'écoquartier de la mairie de Dijon, qui souhaiterait ériger une vitrine écologique pour attirer capitaux et bobos. Mais nous, ces lieux on les trouve déjà très beaux comme ça ! |
Nécessaire(s) Territoire(s)
Film de Benoit Perraud, 2006, distribué en collaboration avec La Famille Digitale une association pour la réalisation, l'édition et la diffusion du documentaire de création et du cinéma expérimental à Poitiers. |
Ni vieux, ni traîtreFilm documentaire de Pierre Carles et Georges Minangoy, 2006. A travers les témoignages d’anciens membres du MIL, des GARI et d’Action Directe, Ni vieux, ni traîtres, évoque la lutte antifranquiste et anticapitaliste des années 1970 et 1980, les braquages réalisés pour la financer et les actions plus violentes qui aboutirent notamment à l’assassinat du général René Audran, en 1985, et du PDG de Renault Georges Besse, en 1986. Les paroles de Joëlle Aubron, qui livre dans ce film sa dernière interview, et de Jean-Marc Rouillan, depuis sa cellule, sont recueillies à ce sujet, mais aussi celles de nombreux autres militants qui reviennent sur leur passé. … |
NOTRE-DAME-DES-LANDES … Au cœur de la lutte
Film militant d’un peu plus d’une heure qui revient sur l’historique de la lutte contre l’aéroport de Notre Dame des Landes NOTRE-DAME-DES-LANDES … Au cœur de la lutte, démontre point par point en quoi ce projet de bétonnage est une monstrueuse aberration. A diffuser largement ! |
Quand les arbres s’agitentBeau documentaire en 4 parties sur l’existence au quotidien et les motivations des Zadistes confrontés à la répression policière. Partie 1 : au cœur de la ZAD. Partie 2 : retour sur l’expulsion et la destruction de la si belle Maison commune. Partie 3 : la maison autonome – les flics ne respectent pas plus les humains que les arbres. Partie 4 : détermination, rage et courage, il faut se battre et maintenant ! Vive les tritons crêtés et les salamandres de feu ! |
The take - Naomi Klein, Avi LewisFilm documentaire de Naomi Klein, co-réalisé avec Avi Lewis, 2004. En Argentine, suite à la crise économique de 2001, des ouvriers occupent les usines abandonnées par leur patron et tentent l'expérience de l'autogestion. Ce documentaire témoigne d'une de ces centaines de réappropriations d'entreprises qui ont eu lieu dans ce pays. |
This Is What Democracy Looks LikeDocumentaire de Jill Friedberg et Rick Rowley, 2000. L’Independent Media Center (IMC) a coordonné plus d’une centaine de média-activistes et collecté plus de 300 heures de rushes pour aboutir au montage de ce documentaire qui rend compte du mouvement anti-OMC de Seattle en 1999. Voilà un film qui peut beaucoup agacer, tant sur la forme que sur le fond, mais dont nous recommandons cependant le visionnage attentif, afin de tirer les leçons de ce qui apparaît aujourd’hui comme un échec. « Filmé par une centaine d'activistes, le récit de la manifestation anti OMC à Seattle et comment cela a changé notre monde… » est-il annoncé, un peu imprudemment, au début du film avant que ne soit prononcée cette sentence encore plus présomptueuse : «… Dans dix ans, on ne parlera pas des lacrymogènes de Seattle, mais de la naissance d’un mouvement civil mondial pour une démocratie mondiale économique. »… Tu parles ! Dix ans après, qu’est-ce que l’on constate ? Une emprise plus grande encore de la dictature marchande et sécuritaire, et un affaiblissement planétaire de la conscience sociale et révolutionnaire ! … |
Tous au Larzac !
Il ne s’agit pas ici du film de Christian Rouaud sorti en 2011, mais d’un montage d’une demi-heure en noir et blanc qui évoque, sur des images d’époque, la lutte exemplaire et victorieuse des paysans du Larzac contre le projet d’extension du camp militaire imposé par l’état. On y voit se nouer la convergence des luttes ouvrières et paysannes – avec notamment le soutien des ouvriers de LIP – renforcée par l’expression des revendications des travailleurs immigrés dans une alliance anticapitaliste qui témoignent de la vitalité et de la cohérence du combat mené alors par les travailleurs. Les marches, les manifestations festives, sont ponctuées par des extraits des discours enflammés de Bernard Lambert (1931-1984), grande figure des luttes paysannes, fondateur en 1981 de la Confédération nationale des syndicats de travailleurs paysans qui en s’unissant avec la Fédération nationale des syndicats paysans formera la Confédération paysanne en 1987. A l’heure actuelle où ressurgissent les projets mégalomanes de destruction de la nature à Notre-Dames-des-Landes ou au Val de Suse, tandis que des politiciens aux abois attisent les haines en vantant les mérites d’une civilisation marchande qui est en passe de condamner la planète entière, il est bon de réécouter Bernard Lambert : |